mercredi, 15 octobre 2008
Blindness de Fernando Meirelles *

Une « épidémie » de cécité s’abat sur une mégalopole anonyme qui ressemble à New-York ou Tokyo. Les autorités, dépassées par l’ampleur de l’événement, font mettre en quarantaine tous les « malades » dans des baraquements insalubres. Pour ne pas quitter son mari atteint de l’étrange mal, une femme qui voit toujours, se laisse enfermer à l’insu de tous. Les cas se multiplient et la cohabitation se transforme très rapidement en lutte pour la survie.
Dommage qu’une morale à deux balles (les hommes confrontés à l’apocalypse se transforment immanquablement en monstres barbares, les humains se regardent mais ne se voient pas…) parce que le sujet en or aurait dû inviter à une belle réflexion. Mais tout tourne rapidement à la répétition et à la caricature (par exemple, dans le groupe de tête on trouve quelques noirs, quelques jaunes, quelques blancs, un hispano, une pute, un enfant, un couple qui se dispute, un couple qui s'aime…). Emaillé de quelques jolies scènes et parfaitement interprété (sauf par Gael Garcial Bernal : R.I.D.I.C.U.L.E. parce que manifestement pas à l’aise dans un rôle de méchant!), le pire de ce film sur un univers concentrationnaire où l’homme finit par devenir un loup pour l’homme est à peine flippant...
07:40 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blindness, cinéma
Commentaires
Écrit par : Osmany | mercredi, 15 octobre 2008
Répondre à ce commentaireBen le fond laisse encore plus à désirer que la forme je trouve, car mal exploité.
Écrit par : de Pascale @ Osmany | mercredi, 15 octobre 2008
Répondre à ce commentairePour ce qui est du fond, le livre m'a vraiment touché, et j'étais de voir ce que cela pourrait donner sur grand écran. MAis tu n'es pas la première à avoir un avis mitigé, donc je verrai si j'ai le temps d'aller au cinéma pour le voir !
Écrit par : Yohan | mercredi, 15 octobre 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Sandra.M | mercredi, 15 octobre 2008
Répondre à ce commentaireJe ne pense pas qu'ils se transforment en "monstres" mais plutôt que c'est un égoïsme refoulé, qui, lors de cette épidémie, refait surface. c'est plus une barbarie inhérente à l'être humain lorsque celui-ci est en danger, et qui, par ailleurs, s'affiche clairement lorsqu'il n'est pas vu par ses semblables (et ne voit pas leur regard). en ce sens, le film est vraiment flippant. J'ai beaucoup aimé pour ma part, à l'exception peut-être de la conclusion, un peu en dessous du reste.
Écrit par : pL | mercredi, 15 octobre 2008
Répondre à ce commentaireSandra M. : bon t'arrêtes de m'engueuler cinq minutes. Je suis une nature fragile moi.
Pour ce film, il paraît que le réalisateur a "revu sa copie" comme on dit maintenant suite à l'accueil cannois donc il y a peut-être moins de lourdeurs dans un film qui en comporte quand même beaucoup.
Quant au Woody, tu remarqueras qu'il n'a ni étoile ni bulle... et si celui-ci à quand même une étoile c'est que la déception pour le Woody est à la hauteur de l'attente que j'en avais.
pL : inhérente à la nature humaine ou pas... pour moi le viol des femmes (entre autre) ça reste quand même pour moi de la barbarie. Et si je n'ai pas "flippé", c'est que ça ne m'a pas surprise de la nature humaine justement !
Écrit par : de Pascale @Yohan @ Sandra M. @pL | mercredi, 15 octobre 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : pL | mercredi, 15 octobre 2008
Répondre à ce commentairehttp://www.okcowboy.net/blindness-critique.html
Écrit par : Osmany | jeudi, 16 octobre 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : de Pascale @ Osmany | vendredi, 17 octobre 2008
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