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  • Cinéma, blogosphère et la chaîne de l'amour...

    que je ne veux pas rompre sous peine de malédiction car j'ai été "linkée" par Frédérique qui m'ordonne  enjoint de répondre au questionnaire Libé qui avait été proposé à Soderbergh...

    Comme elle aussi a triché, il y aura peut-être parfois plusieurs réponses...

    - Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

    Aucun, puisque c’est eux qui m’ont emmenée au cinéma chaque dimanche dès l’âge de 5 ans… mais ils s’étonnaient et trouvaient ça « anormal » que j’aime d’amour Paul Newman, Clint Eastwood et Jean Marais (trop vieux pour moi !!!) au lieu du Prince Charmant de Cendrillon !

    Une scène fétiche ou qui vous hante ?

    à 4mn10... je pleure... chaque fois !

     

    - Vous dirigez un remake : lequel ?

    - Le film que vous avez le plus vu ?

    - Le film que vous êtes la seule à connaître.

    "Mon Coiffeur préféré" d'Annette Sjursen une merveille découverte à Annonay. Evidemment, cette année là (2005), je suis tombée amoureuse de l'acteur principal Gard Eidsvold qui était présent (avec sa femme, quelle idée !!!). 

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    - Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?

    - Votre vie devient un biopic…

     "Le Frère de Thelma", un western évidemment :

    - Le cinéaste absolu ?

     Réalisateur, acteur, scénariste, musicien...

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    - Une citation de dialogue que vous connaissez par cœur ?

    You see, in this world there's two kinds of people, my friend : Those with loaded guns and those who dig. You dig."

    L’actrice que vous auriez aimé être ?

    Elles... parce que !

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    - Le dernier film que vous avez vu ?  C’était comment ?

    Away we go de Sam Mendes. Bof.

    - Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

     

    - Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?

    L'ennui.

    - Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?

    Coupez ! C'eravammo tanti amati...

    .....................................................................................

    J'enjoins donc à présent Jordane, Osmany et Ed à faire de même...

    Une petite sucrerie pour la route : ICI 

  • Away we go de Sam Mendes **

    Away We GoAway We Go

    Au cas où vous ne le sauriez pas, l'endroit où vous avez toutes les chances d'être heureux d'amour et d'eau fraîche c'est celui où vous viv(r)ez avec votre chéri(e) d'amour, dans une grande maison, de préférence la maison de votre enfance, providentiellement vide, au bord d'un lac où vous pourrez vous reproduire en plein conte de fées loin du bruit et de la fureur du monde et des mauvaises ondes de vos concitoyens ! C'est ce que Burt et Verona vont découvrir en parcourant quelques états américains à la recherche de leur nid d'amour. Ils vont bientôt devenir parents et souhaitent s'assurer de faire le bon choix pour voir grandir leur progéniture...

    En chemin, ils vont retrouver de la famille, des amis qui leur donneront  chacun à leur manière une vision de la famille... Au secours !!!

    Heureusement, c'est parfois drôle et toujours très bien interprété parce que face à autant de mièvrerie et de clichés, on a du mal à croire que derrière la caméra se trouve Sam Mendès.

    Le couple d'acteurs vedettes est inconnu, sans doute pour que tout un chacun puisse s'identifier et très ordinaire physiquement, d'un certain point de vue, pour ne pas dire franchement moche par certains côtés. Lui a de jolies dents mais pourrait jouer Cyrano sans prothèse, elle, a certes une amazing cascade de cheveux mais a le menton de Balladur. Comment ça, il n'a pas de menton ? Oui, justement, c'est ça ! Bon, ne nous arrêtons pas mesquinement aux physiques. Burt et Vera s'aiment d'amour et sont très Tchoupinettinous quand ils se le disent, la nuit, le jour, couchés, debout, dans le train, tout ça. Ils se comprennent sans parler mais parfois s'expliquent sans se ménager. Ils se jurent des jamais et des toujours et aussi que rien ne les séparera, car Burt et Vera adorent les adverbes définitifs. Il voudrait bien l'épouser pour avoir une garantie plus solide mais elle refuse parce que ça ne sert à rien. Le fait qu'ils ne soient pas mariés est bien le seul point qui les rend un chouya différent du commun des couples mariés...

    En chemin donc, ils vont aller voir les parents de Burt qui choisissent ce moment précis pour aller vivre plusieurs années loin des Etats-Unis. Manifestement la perspective de devenir grands-parents ne les motivent guère. Ce sont bien eux qui sont les plus rock and roll. Chacun sa vie... Puis ils retrouveront une ex collègue de Vera, Lilly (insupportable numéro hystérique d'Allisson Janney) affublée d'un mari dépressivo-défaitisto-négativo-pessimiste (en gros : on va tous mourir) et deux enfants obèses et neurasthéniques. Ensuite, ils iront chez l'une des soeurs de Burt, mariée et mère également mais dans un style baba-cool (quoique nageant manifestement dans le luxe et l'oppulence), boodhiste, zen, bougies et hippocampes, et qui déblatère de grandes théories débiles sur l'élevage de moutards. Rien que pour la prestation désopilante de Maggy Gyllenhaal (décidément superbe, polyvalente et n'ayant peur de rien) ce film est à voir. La rencontre avec la soeur de Vera provoquera quelques instants qui se veulent lacrymaux (mais ne le seront que pour les deux frangines) et la visite chez des amis à la tête d'une tribu Beneyton pour cause de fausses-couches multiples de la dame, la certitude que la vie, c'est bien comme disait la maman de Forrest Gump (revoir voir classique)...

    Bref, après cet empilement de clichés, dégoûlinant parfois de sirop d'érable, Burt et Véra décideront que l'idéal n'est nulle part et tenteront de se forger leur avenir comme ils pourront.

    Contrairement à ce qu'annonce l'affiche péremptoirement, ce film n'est pas une "Pure Merveille" mais un tout petit film, pas déplaisant, gentillet la plupart du temps, drôle souvent, et très agaçant parfois.