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MATA

de Rachel Lang *

MATA, Rachel Lang, cinéma, Eye Haydara, Raphaël Personnaz, Joséphine Japy, Mélanie Laurent, Hakim Jemili, Alexandr Kouznetzov

FRANCE

Avec Eye Haydara, Raphaël Personnaz, Joséphine Japy, Mélanie Laurent, Hakim Jemili, Alexandr Kouznetzov

Envoyée en mission "sous couverture" au Niger avec son compagnon Antoine, Mata, agente de la DGSE (Direction générale des services extérieurs), en gros ce sont des espions, revient seule, blessée.

Antoine s'est fait capturer sur place. De retour en France alors qu'elle est obsédée à l'idée de retourner chercher son compagnon otage, Mata se fait affecter à la Sécurité intérieure (DGSI) avec pour première mission de former une nouvelle recrue puis une seconde de contre-espionnage dans les Alpes et... on n'y comprend RIEN.

Je serai donc brève pour évoquer ce film qui démarre sur les chapeaux de roue avec un prologue hyper tendu au Niger où les protagonistes se font prendre en embuscade. C'est rythmé, vif, efficace. On y croit.

La réalisatrice aurait mieux fait de s'attarder sur cet aspect de la mission. Dès le retour en France, le rythme faiblit, ralentit jusqu'à stagner et multiplier les zones d'ombre qui ne trouvent aucune réponse. La bande annonce trompeuse laissait espérer un film d'espionnage "à la française" et même dans la lignée de l'indépassable Bureau des légendes. Hélas. Rien ne fonctionne. Ni la vie privée des personnages (une petite fille sourde sans maman dont le papa Antoine est au loin et à qui on cache la vérité puis on finit par lui apprendre...), ni les conversations avec la hiérarchie, ni les entretiens avec le psy.

Si la réalisatrice (Capitaine de réserve de l’armée de Terre, diplômée de l’École supérieure des officiers de réserve spécialité état-major) ambitionnait de renouveler le thriller d'espionnage c'est malheureusement raté. Le scenario a beau multiplier les pistes, il reste confus, il manque d'intensité et l'émotion est totalement absente.

Dommage pour Eye Haïdara et sa belle implication. Dommage pour Raphaël Personnaz toujours cantonné aux seconds rôles alors qu'il a tout de l'acteur de premier plan.

Dommage.

Commentaires

  • Il me tentait. J'y ai renoncé. Espérons d'autres chances pour Eye et Raphaël, qui - je suis d'accord avec toi - méritent bien d'entrer pleinement dans la lumière.

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