30.01.2011

MA SEMAINE AU CINEMA

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ALAMAR de Pedro Gonzalez Rubio ***

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LES CHEMINS DE LA LIBERTE de Peter Weir **

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LA CHANCE DE MA VIE de Nicolas Cuche °

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MES COUPS DE COEUR

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25.01.2011

LA CHANCE DE MA VIE de Nicolas Cuche °

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Julien est persuadé de porter la poisse à toutes les filles qu'il rencontre depuis l'école primaire. Entre celle qui fait une allergie à sa salive, LOL, celle qu'il assied sur une plaque chauffante dans la cuisine, MDR, celle qui... etc, etc PTDR et j'en passe et des plus hilarantes, sa vie sentimentale n'est qu'une succession d'échecs. Jusqu'au jour où il croise le regard de Joanna, trop belle pour lui, qui ne va pas faire exception à la règle mais qui va tenter de positiver et changer le moins en plus.
Bon vite fait parce que tout dans ce film, de l'argument de départ à l'interprétation est CATASTROPHIQUE, et puis il est sorti le 5 janvier, il ne devrait plus tenir l'affiche très longtemps. Si j'ai tant hésité c'est que jusqu'ici j'ai toujours trouvé que François-Xavier Demaison n'avait eu qu'un seul incident de parcours "Coluche, l'histoire d'un mec" et ce film le confirme. Quant à Virginie Effira je la trouve vraiment, mais alors vraiment, très très mignonne. Et puis dimanche j'ai craqué, j'avais envie de rigoler. Et j'aurais mieux fait d'aller admirer la nouvelle fantaisie capillaire de Nicky... car croyez le ou pas, FXD et VE ne m'ont pas décroché un sourire, mais une abondance de soupirs en rafales. De consternation en accablement, je n'ai pu qu'éprouver l'étendue de leur non-jeu qui consiste en une cascade de mine, la même reprise jusqu'à plus soif : le soulevé de sourcils !!! Pour ceux qui font une thèse sur l'interprétation des expressions "sourcillaires", François Xav' et Virgin' sont un puits sans fond d'enseignements. Pour les cinéphiles, ce film est "JUSTE" effrayant : la maison qui brûle, le chien qui vole et finit sur le barbecue, l'écrasement de nez sur la porte en verre, la roue qui se détache de la voiture, l'invention de la voiture godemichet !!!... Excusez-moi je n'ai pas pris de notes mais des gags datant de la Commune, y'en a des caisses.

Heureusement, il y a les seconds rôles !!!

En tout premier lieu : le délicieux, savoureux, craquant, croquant, merveilleux et très éclectique Raphaël Personnaz que j'excuse de s'être fourvoyé ici tant il semble s'amuser et nous dire de son petit sourire amusé "j'y crois pas une seconde à ce qu'on me fait faire", mais il le fait, et bien !

Puis Thomas Ngijol dans le rôle du copain médecin. Son attitude pince sans rire désabusée fait merveille.
Et enfin, Elie Semoun (qui lui m'a fait vraiment rire) tant chacune de ses apparitions est un sketche, bien huilé certes, mais ce mégalo patron de comm' convaincu de son génie et d'avoir inventé la DS est tordant.

05.11.2010

LA PRINCESSE DE MONTPENSIER de Bertrand Tavernier **

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Depuis l'enfance, Marie de Mézières aime Henri le fougueux et très militaire duc de Guise qui se distingue lors des guerres de religion qui divisent le pays en ces années 60 (1560 !). Henri lui rend ce chaste amour au centuple bien qu'il soit constamment à la recherche du moindre buisson ou fourré pour le démontrer un peu plus concrètement à sa chérie. La belle est déjà coquette et passera le plus clair de son temps à tournebouler la tête des garçons en consommant rarement. Dans un premier temps elle n'est pas mécontente d'être promise à Mayenne le jeune frère du Duc, ce qui permettrait aux deux futurs amants de vivre sous le même toit. C'est du joli ! Mais le père de Marie rompt les fiançailles et "vend" sa fille au doux et fade Prince de Montpensier, parti beaucoup plus juteux pour la famille. Le Prince tombe illico amoureux de Marie qui va éveiller en lui un sentiment inconnu : la jalousie. Mais maladive, la jalousie. Parti pour la guerre, il confie sa jeune épouse récemment déflorée dans "un cri de souris" en présence de la famille, à son précepteur et ami le Comte de Chabannes qui lui aussi va succomber au charme. Plus tard le Duc d'Anjou, frère du roi et futur Henri III (on le reconnaît à sa boucle d'oreille) va croiser le regard ensorceleur de la Princesse et badaboum...

Il faut que je vous le dise J'ADORE à la folie les films historiques. J'en ai plus appris sur l'Histoire de France grâce au cinéma que lors des (le plus souvent) lénifiants cours d'histoire. Surtout que le cinéma, tout en nous donnant une idée des moeurs, us et coutumes des siècles passés s'attardent davantage du côté des alcôves alors qu'à l'école on passait son temps sur les champs de bataille !

Ce film a donc plus d'un atout et pas mal de charmes dans ses pellicules. L'ampleur et la sauvagerie des batailles, véritables corps à corps d'une brutalité sans nom, l'élégance et la délicatesse des dialogues qui ne sont souvent qu'un vernis posé sur la franchise et la spontanéité, la beauté des paysages et des décors, le lyrisme de la musique rendent ce film raffiné infiniment recommandable. Le sort des filles de l'époque dont on sacrifiait la jeunesse, la liberté et l'avenir pour de basses raisons mercantiles ou de puissance alors que les garçons ne prouvaient leur valeur qu'une arme à la main est au coeur de cette histoire très intéressante.

Mais il y manque la passion qui semble faire vibrer les corps et les coeurs sans jamais les embraser. Il est un peu difficile, sans que je sâche réellement si ça tient à Mélanie Thierry toute mimi dans le rôle titre, de comprendre pourquoi tous ces grands garçons s'entichent de cette jolie fille tantôt froide tantôt prête à minauder. On ne voit pas le temps passer sur le visage de ces très beaux et très jeunes acteurs (Gaspard Ulliel, Grégoire Leprince-Ringuet) alors que l'histoire semble se dérouler sur plus d'une dizaine d'années. C'est de toute évidence Raphaël Personnaz qui s'en sort le mieux dans le rôle de l'autoritaire Duc D'Anjou car il imprime à son personnage l'ambiguïté et la séduction sulfureuse requises.

Mais c'est Lambert Wilson, magnifique ici, qui fascine, étreint et fait battre le coeur. Il est l'élément sacrifié de cette histoire cruelle. Le seul qui semble avoir une conscience, un sens moral et de forts et profonds sentiments. L'acteur qui s'efface totalement sous les traits las et résignés du Comte de Chabannes est beaucoup plus impressionnant et bouleversant que dans son récent rôle de moine.