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  • LES NUITS EN OR DU COURT METRAGE

     

    Pour la troisième année consécutive, L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma a sillonné la France et l’Europe avec les

     

    Nuits en Or du Court Métrage.

      

    Comme chaque année elle propose aux spectateurs cinéphiles et curieux un « voyage par delà les frontières à la rencontre des talents du monde ».

    Je suis désolée big SuperSmileys (173)de m’y prendre un peu tard pour vous en avertir car il ne reste que 3 dates en France :

     

     

    • Le mardi 16 juin à 20 h à l’UGC Ciné Cité de Strasbourg,
    • Le 18 juin à 20 h au Caméo St Sébastien de Nancy
    • Le 30 juin à 20 h au Cinéma le Balzac à Paris VIIIème.

    J’ai assisté aux deux précédentes éditions et je ne peux que vous encourager à vous rendre à celle-ci si vous avez la chance d’être près d’une salle qui programme cette nuit… qui en fait ne dure que deux heures environ (rassurez-vous), puisqu’il s’agit de 9 courts métrages primés par les plus prestigieuses académies cinématographiques.

    Vous pouvez retrouver mon avis sur les deux précédentes éditions ici et ici.

    Et tous les renseignements disponibles sur le site des Nuits en Or du Court Métrage.

  • La sicilienne de Marco Amenta **

     Veronica D'Agostino, Marco Amenta dans La Sicilienne (Photo)

    La petite Rita fait le bonheur et la fierté de son papa. Sauf qu’il n’est pas un papa ordinaire puisqu’il s’appelle Don Vito Mancuso et qu’il est le parrain d’une mafia sicilienne. Lorsqu’il se fait assassiner pour avoir refusé d’entrer dans le trafic de drogues, la petite fille est folle de douleur, mais son frère lui demande d’apprendre à patienter. Ils le vengeront plus tard. Le frère se fait également assassiner. Cette fois, Rita décide d’alerter la justice de Palerme et de dénoncer le clan adverse. Elle se présente donc chez un procureur munie des carnets dans lesquels elle a consigné tout ce dont elle a été témoin depuis des années.

    Le plus saisissant est d’apprendre que cette histoire est vraie et que cette jeune fille courageuse qui a fini par comprendre la différence entre vengeance et justice savait qu’elle risquait sa vie en s’attaquant au cœur même de la Mafia. Le Procureur qui l’a aidée était un ami du juge Falcone assassiné par un chef mafieux qui actuellement croupit en prison.

    Ce n’est pas un GRAND film sur la mafia mais le réalisme percutant habilement associé à un style romancé et l’absence de fioritures en font un témoignage honnête sur un fléau qui continue à imposer son pouvoir. Le réalisateur a compris qu’il était inutile d’en faire trop pour qu’on comprenne la fameuse loi du silence qui semble triompher d’elle-même. Le rôle des femmes, réduites au silence et aux larmes, à n’être que des ombres portant les deuils successifs des hommes est terrible. On n’en salue que plus l’audace, la résolution voire l’héroïsme de cette jeune fille de 17 ans qui a tenté de tenir tête à la « pieuvre ».

    Si le choix de Gérard Jugnot dans le rôle du magistrat est surprenant (ils n’ont pas d’acteurs en Sicile ?), il ne s’en sort vraiment pas mal du tout. Mais c’est évidemment la jeune Veronica d’Agostino pratiquement seule contre tous, dont l'enfance et l'adolescence bousillées la rendent encore plus formidable en victime vengeresse, rageuse, traquée et résolue.

  • MILLENIUM, le film de Niels Arden Oplev *

     Noomi Rapace, Niels Arden Oplev dans Millénium, le film (Photo) Michael Nyqvist, Niels Arden Oplev dans Millénium, le film (Photo)

    Mikael Blomkvist est un journaliste star à la revue « Millenium ». Il est condamné à 3 mois de prison pour diffamation. Il doit se mettre à l’ombre pendant 6 mois en attendant de purger sa peine et un riche et vieil industriel lui demande alors d’enquêter sur le meurtre non élucidé de sa nièce chérie quarante ans plus tôt. Il reçoit un mail et découvre que l’expéditeur du message pirate son ordinateur et connaît les moindres détails de son enquête. Il s’agit de Lisbeth Salander, jeune femme étrange, androgyne et surdouée du clavier. Les deux s’associent et plus dès qu’affinités pour démasquer celui qui se révèle être le plus odieux des tueurs en série. Si tant est qu’un serial puisse être sympathique…

    Je n’ai pas lu les best-sellers de Stieg Larsson et après avoir vu ce film, je n’ai pas envie de les lire (oui, j’ai déjà et même souvent lu des livres APRÈS avoir vu leur adaptation cinématographique). J’ai longtemps (oui longtemps, le film dure 2 h 31 mn quand même…) été intéressée, intriguée par l’enquête, et je l’avoue surtout par la personnalité bien barrée et un peu hermétique de Lisbeth. Autant le dire, étant donné ce qu’elle a vécu et la façon dont elle remet à sa place (disons le softement…) son « tuteur » après ce qu’il lui a fait subir, n’importe quel humain constitué « normalement » serait devenu cinglé. Lisbeth résiste, son personnage et l’actrice qui l’endosse, Noomi Rapace (très très vaillante) sont simplement fascinants.

    Je ne peux en dire autant du reste de la distribution. Si Michael Nyqvist s’en prend plein la tronche pour pas un rond avec plus ou moins de stoïcisme, c’est surtout son visage grêlé qui est une énigme, les autres acteurs, tous sosies d’acteurs américains, semblent droit sortis d’un épisode de Derrick (mes excuses à la famille) : mauvais comme des cochons et parlant cette langue étrange qui ressemble toujours à une maladie de gorge.

    Des films sur des tueurs psychopathes, on en a déjà vus et non des moindres ! On ne comprend pas vraiment, c’est-à-dire pas du tout pourquoi il a fallu que celui-ci en plus d’être un sadique bon pour le cabanon soit un nazi antisémite (et réciproquement). Les tenants et aboutissants ne sont jamais développés et les personnalités des personnages, tous plus antipathiques les uns que les autres ne sont que survolées. Toutes les femmes se font violer, surtout les très jeunes voire les petites filles. Des plans sans fin et très insistant sur les victimes mortes, étranglées, charcutées reviennent sans fin sans justification et le film n’en finit plus de finir pendant une interminable demi-heure sans intérêt où les coups de théâtre foireux succèdent aux surprises de dernière minute pour se conclure sur une dernière scène risible à souhait.

    "Ô Lisbeth ????" dit ce pauvre Blomkvist.

    Comme si on ne l'avait pas reconnue.

    N’importe quoi.