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  • COMPTE RENDU du MERCREDI 3 février 2011

    FESTIVAL INTERNATIONAL DU PREMIER FILM D'ANNONAY

    Face au froid polaire qui règne dans la douce ville aux mille et une mongolfières, même le ruskof doit se protéger du froid.

    Parfois, il peine un peu à ajuster la chapka :

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    Mais dès que c'est fait, il a fière allure pour accomplir sa petite promenade matinale :

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    Après avoir franchi les gravats qui jonchent l'Hôtel du Midi en pleine rénovation :

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     Quelques vues d'Annonay et de festivaliers :

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    Parfois on croise un militant qui milite :

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    Puis qui se réchauffe :

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    Déjà midi ? Quel bonheur, c'est l'heure d'aller se sustenter à l'Eloge de la bonne cuisine de LuluBerlu et d'y retrouver Gaël (Zi Dir. Art.) et his wife Turtle Rider :

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    Là c'est quand je passe un fumant au Dirlo qui pour une fois m'avait prêté un DVD et que je lui explique que son film cu-culte est une grosse daubasse. ça l'a vexé mais faut pas déconner non plus :

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    Et là, de dos, c'est l'actrice Audrey Bastien (charmante, adorable et très jolie) venue présenter "Simon Werner a disparu" :

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    Trop fière de ma "créditation" que même je dors avec... ça en fait rire certains, enfin surtout un mais tant pis :

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    Ensuite est arrivée l'heure de nous rendre à la conférence que nous attendions avec impatience dont le thème "Le pouvoir de la musique au cinéma" nous intéressait vivement. Mais elle nous a tellement déçus et rien apporté que malgré les notes prises, je n'ai rien à vous en rapporter. Pas structurée et manquant totalement d'interactivité, nous avons assisté à une énumération sans réelle cohérence de films dotés de musiques (ce qui n'est pas rare... mais parfois le silence est d'or aussi) !!!

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    Le seul grand intérêt est d'avoir revu une vingtaine d'extraits de films qui donnent envie de les revoir en entier pour certains.
    D'ailleurs puisque vous passez par là, profitez-en pour me dire (franchement c'est donné) de quel film est extrait cette image :

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    Et puis, jouer au jeu des sept "zerreurs" :

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     La journée n'est pas terminée et j'espère que le reste du programme sera plus excitant.

    A suivre...

  • 80 JOURS de Jon Garano et Jose Mari Goenaga ****

    Festival International du Premier Film d'Annonay 2011

    Film en compétition - Espagne

    80 jours de jon garano et jose mari goenaga,festival international du premier film d'annonay 201180 jours de jon garano et jose mari goenaga,festival international du premier film d'annonay 2011

    Contre l'avis de son mari, Axun se rend au chevet de Mikel qui se trouve dans le comas suite à un grave accident de voiture. Mikel est l'ex mari de la fille d'Axun dont elle ne veut plus entendre parler. Il partage sa chambre avec un autre homme lui aussi très mal en point à qui sa soeur Maité rend visite quotidiennement. Après un round d'observation relativement cocasse, les deux septuagénaires vont se reconnaître. Plus de cinquante ans plus tôt, elles ont été les meilleures amies du monde. Axun et Maité se revoient ainsi chaque jour à l'hôpital. Elles vont refaire connaissance et vivre ensemble de petites choses que les battements d'un coeur amoureux rendent grandes. Ces retrouvailles vont les réjouir, raviver des souvenirs et finalement bouleverser leurs vies pour 80 jours, ou pour toujours !

    Les amours des personnes âgées sont rarement traités au cinéma ou parfois évoqués du bout de la caméra. Et pourtant c'est évident, le coeur des "seniors" bat encore, le corps peut encore vibrer et s'émouvoir. Lorsqu'il s'agit de l'homosexualité chez deux femmes de 70 ans, on se trouve face à un sujet vraiment inhabituel et particulièrement casse-gueule. Or c'est avec une sensibilité, une habilité et une délicatesse rares que les deux réalisateurs nous emportent au coeur de la tourmente que le renouveau des sentiments peut provoquer.  La sage, compatissante et dévouée Axun a manifestement passé sa vie à se consacrer et à se dévouer à une fille assez incompréhensiblement agressive et à un mari certes "gentil" mais indifférent et égoïste. Elle partage quelques loisirs de vieille dame avec des "amies" bien ordinaires, ridicules comme des perruches... Et puis, lorsque son mari va se mettre à douter, à se méfier des absences de plus en plus répétées et prolongées de sa femme, il retrouvera lui aussi les réflexes d'un coeur amoureux qui passe parfois par une jalousie stupide qui rend ridicule parce qu'elle fait faire n'importe quoi. Il ira jusqu'à la suivre découvrant et interprétant (mal) les choses qu'il voit. 

    Maité quant à elle a toujours parfaitement assumé son homosexualité même si elle n'a jamais pu vivre au grand jour le grand amour. C'est une femme gaie, fantasque, libre et drôle mais qui cache parfois mal ses fêlures. Elle va tenter et réussir à redonner à son amie la ferveur et l'enthousiasme de la jeunesse, essayer aussi de lui rendre la liberté d'agir. Et surtout elle va lui faire retrouver l'émotion magique des premiers moments où l'on tombe amoureux. Ces instants intenses, incontrôlables, délicieux et douloureux qui font que l'on se réveille la nuit hanté par l'autre, que les rêves mêmes sont habités de sa présence.

    Les réalisateurs accomplissent ce petit miracle de nous faire battre le coeur au rythme de ceux de ces deux femmes touchantes, de nous faire rire de leurs fourires retrouvés de gamines, de nous faire soupirer à leurs rendez-vous manqués, leurs hésitations, leurs erreurs, leurs sacrifices...