20/12/2012
MAIN DANS LA MAIN de Valérie Donzelli *

Hélène Marchal a la charge prestigieuse de former les petits rats de l'école de danse de l'Opéra Garnier de Paris. Joachim travaille dans une miroiterie à Commercy (Meuse) et vit chez sa soeur qui fait des enfants comme une poule pond des oeufs. Au premier abord, rien ne pouvait les rapprocher, ni leur âge (15 ans d'écart), ni leur situation sociale, elle bourgeoise, lui prolo, ni leur façon de vivre, elle a un chauffeur, il ne se déplace qu'en skate board. Peut-être éventuellement leur amour de la danse, mais là encore, elle ne pense que pointes et entrechats, il s'entraîne pour un concours de danses de salon avec sa soeur. Sauf que la première fois qu'Hélène et Joachim se rencontrent sans l'avoir prévu, ils s'embrassent presque malgré eux et tombent instantanément sous l'effet d'un charme, d'un sortilège dont on n'aura jamais l'explication. C'est LA bonne idée du film, ne pas chercher à donner l'amorce d'une raison au fait que Joachim et Hélène deviennent inséparables au point de faire les mêmes gestes au même moment, de ne plus pouvoir se passer l'un de l'autre, de devoir vivre ensemble à leurs corps défendant.
Et sinon quoi ? Pas grand chose. Le coup de foudre serait donc un fait inattendu et imprévisible ! La belle affaire ! On ne s'en doutait pas. Et Valérie Donzelli, dont le capital sympathie n'est pas à démontrer nous envoie un film mignon, frais, gentil et plein d'énergie. Constamment en mouvements. Mais il ne s'agit pas ici d'une énergie fatigante, épuisante comme celle récente du film de Michel Leclerc, mais plutôt de tonus et de vitalité. Quelque chose de positif qui respire la bonne santé. Néanmoins, il ne reste finalement pas grand chose de ses tentatives de rapprochement puis d'éloignement des deux protagonistes qui veulent tenter de résister à l'inévitable !
Par ailleurs, je ne suis pas sûre que le couple "fonctionne". Le visage ingrat et inexpressif de Valérie Lemercier ne m'a jamais plu. Par contre son corps, puisqu'elle est toujours prompte à nous le montrer sous toutes les coutures, est d'une perfection irréprochable. Jérémie Elkaïm a l'air d'un gamin à côté d'elle et pourtant c'est lui la révélation du film, lui pour qui il vaut éventuellement le déplacement.
Le personnage de l'amie inséparable qui partage jusqu'au lit du couple, qui finira par être atteinte d'une maladie incurable et dont on découvrira qu'elle tapine quand elle ne soutire pas de l'argent à son amie... est incompréhensible, pénible et totalement hors sujet !
Un film plus que bancal donc, sans autre grand intérêt que le charme de Jérémie Elkaïm.
22:34 Publié dans 5 * Bof ! Mais pourquoi pas ? | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : main dans la main de valérie donzelli

Commentaires
mais bon je vais attendre le DVD, je ferai fast forward en plein bancal
Écrit par : FredMJG | 21/12/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : @Fred | 21/12/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Nath | 21/12/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Lalalère | 21/12/2012
Répondre à ce commentaireLalalère : elle est charmante et son cinéma l'est aussi. ça ne va guère plus loin.
Écrit par : @Nath; Lalalère | 22/12/2012
Répondre à ce commentaireVoilà.
Écrit par : Jordane | 27/12/2012
Répondre à ce commentaireET sinon le film ? Commen t'as trouvé ? Comme moi j'imagine !
Écrit par : @jordane | 27/12/2012
Répondre à ce commentaireCe film est donc merdique. Je n'ai pas vu ce film.
Écrit par : Nikholas | 05/01/2013
Répondre à ce commentaireÉcrit par : @Nikholas | 05/01/2013
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