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ANNONAY 2017 -

3 Films en compétition

THIRST de Svetla Tsotsorkova ** - BULGARIE

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PARIS LA BLANCHE de Lidia Terki ** - FRANCE

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ALBA de Ana Cristina Barragán * - EQUATEUR

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THIRST de Svetla Tsotsorkova ** - BULGARIE

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Avec : Monika Naidenova, Alexander Benev, Svetlana Yancheva, Ivaylo Hristov, Vasil Mihailov

Synopsis : Des draps blancs flottent dans le vent. Un homme, une femme et leur fils de 16 ans sont blanchisseurs pour un hôtel du coin. Mais cet été-là, l’eau se fait rare. Ils font alors venir un puisatier qui, avec l’aide de sa fille, va creuser leur terrain à la recherche d’une source. Les deux familles se découvrent peu à peu. Sous la chaleur accablante, le temps est comme suspendu et les sentiments s’exacerbent…

La canicule a un effet étrange mais peut-être pas aussi inattendu que cela finalement sur les 6 protagonistes de l'histoire. De la plus jeune au plus âgé, chacun s'observe, se cherche, se provoque et se rencontre, ou pas. Pendant ce temps là, le puits se creuse car l'eau se trouve à 17 mètres de profondeur selon l'estimation infaillible de la petit so(u)rcière. Et c'est surtout au niveau de la libido que chacun va manifester sa soif.

Bien que superbement interprété, surtout par les deux enfants qui font l'objet d'une attention toute particulière de la part de la réalisatrice, malgré un environnement naturel superbe et superbement bien filmé, l'aspect répétitif et lénifiant de l'attente fait parfois paraître le temps un peu long. Dommage.

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PARIS LA BLANCHE de Lidia Terki ** - FRANCE

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Avec : Tassadit Mandi, Zahir Bouzerar, Karole Rocher, Sébastien Houbani, Dan Herzberg, Marie Denarnaud

Synopsis : Sans nouvelles de son mari parti travailler en France dans les années 70, Rekia quitte le village de Kabylie où elle vit. Elle traverse l’Algérie, la France et les banlieues parisiennes pour ramener Nour au village. Mais l’homme qu’elle finit par retrouver dans un foyer d’anciens travailleurs immigrés à la retraite a changé. Son héros, l’ancien combattant des maquis, celui qui était revenu au village pour la dernière fois il y a quatre ans, est devenu un étranger.

Le déracinement, la perte d'identité sont au cœur de ce récit d'une tentative de retrouvailles entre un homme et sa femme algériens qui vivent séparés depuis 48 ans. Hélas la réalisatrice morcelle son film en trois parties nettement distinctes, égales en temps mais inégales en intérêt. Le départ, laborieux, la recherche du mari dans un Paris inhospitalier mais finalement idéalisé par la rencontre providentielle de personnes (sans ou avec papiers) toutes plus solidaires, généreuses et altruistes les unes que les autres... et enfin les retrouvailles.

La dernière partie, la plus intéressante avec un acteur incroyable, Zahir Bouzerar, où enfin l'émotion émerge et où l'on prend conscience que quitter son pays laisse des traces, provoque des traumatismes irrémédiables arrive hélas trop tard et laisse une impression de film bancal et inabouti malgré cette scission en trois parties.

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ALBA de Ana Cristina Barragán * - EQUATEUR

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Avec : Macarena Arias, Pablo Aguirre, Amaia Merino

Synopsis : Alba, 11 ans, passe une grande partie de son temps à s’évader dans son propre univers, à l’écart du groupe de jeunes filles de son âge. Sa mère est gravement malade. Lorsque celle-ci est hospitalisée, Alba est placée sous la garde de son père, qu’elle n’a pas vu depuis des années. La cohabitation est au départ très difficile pour elle, et sa mère lui manque. Mais cette rencontre évolue lorsqu’Alba découvre la fragilité de son père et qu’elle reconnaît, malgré elle, leurs points communs.

Ce film m'est apparu absolument insupportable ! L'émotion qui devait me terrasser ne m'a jamais atteinte. Je passe sur le fait urgent que la réalisatrice apprenne à tenir une caméra car j'ai eu régulièrement la sensation qu'elle cherchait laborieusement à replacer ses acteurs dans le cadre. Même si son attention est presqu'exclusivement consacrée à la jeune Alba et à l'étonnante Marcarena Arias qui l'interprète avec une belle profondeur ce qui vaut l'étoile unique au film.

Pour ce qui concerne l'émotion, la réalisatrice met pourtant le paquet. Alba cumule les malheurs voires les malédictions. Sa jolie maman chérie, avec qui elle semble partager une belle complicité est en phase terminale d'une maladie dont on taira le nom. Lorsqu'elle ne peut plus rester à domicile, la pauvre Alba passe par les services sociaux avec son petit sac à dos sur le dos pour être confiée à son père : une épave dont on découvrira une heure et demi plus tard qu'il n'est pas muet ! Alba passe de son bel appartement lumineux à un bouge sordide. A l'école, si on ne se moque pas d'elle, on l'ignore. Les profs, pas mieux. Elle découvre qu'elle a le même grain de beauté horrible que son père, ça la dégoûte, elle veut l'arracher. Elle fait un puzzle de 5 000 pièces. Elle se couche souvent, même en pleine journée...
J'ai trouvé que ça n'avait ni queue ni tête, que tout sonnait faux, les non relations entre les gens, tout ce sordide, cette attitude pénible de ne jamais répondre quand on lui parle et que ce n'était pas possible tous ces gestes au ralenti.

Bon j'ai pas aimé DU TOUT, mais je suppose que je suis la seule à ne pas avoir pleuré. Pour une fois qu'un film nous arrive de ce bout du monde. On n'apprendra pas grand chose de pays sauf qu'il y a des bourges et des qui le sont moins.

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