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JE DANSERAI SI JE VEUX

 (In between)

de Maysaloun Hamoud ****

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Avec : Mouna Hawa, Sana Jammelieh, Shaden Kanboura, Mahmoud Shalaby, Henry Andeawes, Ahlam Canaan

Synopsis : Layla, Salma et Nour, 3 jeunes femmes palestiniennes, partagent un appartement à Tel Aviv, loin du carcan de leurs villes d’origine et à l’abri des regards réprobateurs. Mais le chemin vers la liberté est jalonné d’épreuves…

Encore une fois, j'ai découvert ce film au dernier Festival International du Film d'Annonay en février dernier et une fois encore le titre In between a été bizaremment traduit... Il serait bon de savoir qui est en charge de la traduction INUTILE des titres et leur faire subir les derniers outrages une bonne fois pour toutes.

Layla est une superbe jeune femme, libre, médecin et Salma tout aussi libre, indépendante et homosexuelle. L'arrivée de Nour, voilée, pratiquante bien qu'étudiante en fac est quelque peu perturbante mais les trois jeunes femmes ne se jugent pas et la cohabitation devient rapidement de plus en plus chaleureuse.

Nour est fiancé à un garçon très religieux qu'elle reçoit de temps à autre dans l'appartement qu'il rêve de lui voir quitter et surtout cette ville de débauche qu'est Tel Aviv à ses yeux. Layla va faire la connaissance d'un prince charmant sans défaut et Salma d'une jeune femme dont elle va tomber amoureuse.

Hélas, les circonstances, les familles respectives, le fiancé de Nour vont être à l'origine d'évènements dont certains très dramatiques qui vont remettre fortement en question le fragile équilibre des uns et des autres et surtout, évidemment, le sentiment et le rêve de liberté des filles.

Le sort de ces femmes m'ont mis la larme à l'œil à plusieurs reprises. Il faut dire que les trois actrices portent leur rôle avec beaucoup de dignité et d'énergie. Les hommes sont pitoyables et m'ont mise dans une rage folle. L'ignominie du fiancé de Nour a failli me faire vomir. Mais lorsqu'il profère son "je suis très respectable" pensant que rien ne pourra l'atteindre, ce que les filles lui infligent m'a enchantée et l'a renvoyé à sa médiocrité de minable. Je me demande souvent comment certains hommes parviennent à se regarder dans la glace le matin, ou le soir...

La réaction du papa de Nour est un moment magique et surprenant compte tenu de la façon dont les hommes se croient propriétaires de la vie et du destin des filles.

Les laisser face à leur futur hasardeux est déroutant mais ce film très subtil m'a beaucoup remuée. Il a obtenu très justement le Grand Prix du Jury et le Prix du Public à Annonay. Malgré la présence de l'irrésistible The Open de Marc Lahore.

P.S. : je tiens à préciser que la réalisatrice, présente à la soirée de Clôture et à l'after... a une playlist INDANSABLE ! Il fallait que ce soit dit.

Commentaires

  • Normal. Hier je repensais à elle brusquement et j'ai dit tout haut : elles, elles ont des problèmes... Et j'ai arrêté de pleurnicher... provisoirement :-)

  • Bonjour Pascale, merci pour cet article que j'ai mis en lien sur mon blog. C'est un film formidable. Bon lundi de Pâques.

  • Bonjour Dasola. Merci beaucoup. Bon lundi avec tes cloches :-)

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