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THE YOUNG LADY

(Lady Macbeth)

de William Oldroyd ***

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Avec : Florence Pugh, Cosmo Jarvis, Noami Ackie, Paul Hilton, Christopher Fairbank

Synopsis : 1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge. 

Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre enfin la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

J'ai découvert ce film au dernier Festival International du Premier Film d'Annonay, (où il y avait également l'indépassable The Open de Marc Lahore) et il a été l'un de mes préférés de l'excellente sélection de cette année. Je tiens à préciser le titre original Lady Macbeth, malheureusement une fois encore traduit par The Young Lady... fin de la parenthèse.

Première audace bienvenue de ce premier film, l'époque à laquelle il se situe, l'Angleterre du XIXème siècle. Il s'agit donc d'un film en costumes qui voyage sans contestation possible sur les terres d'Emily Bronte et de ses Hauts de Hurlevent, d'ailleurs l'héroïne fougueuse, proche de la nature et de la lande battue par les vents, s'appelle Katherine, est-ce un hasard ? et de l'Amant de Lady Chatterley, la jeune femme mal mariée qui s'étiole dans un quotidien morose et découvre la passion charnelle dans les bras d'un amant palefrenier. Mais la belle ne va pas se contenter de vivre son amour interdit et il vaut mieux ne pas se trouver sur son passage et faire opposition à son désir d'indépendance. Qu'on lui foute la paix sinon...

Cette Katherine n'est donc pas uniquement une jeune femme romantique qui va subir les évènements. L'ennui qui la mine la fait s'endormir à toute heure de la journée. Mais, jamais victime, rebelle et déterminée elle va dans un premier temps s'opposer au rôle de potiche soumise que son mari (comme tous les maris de l'époque j'imagine) entend lui faire jouer. Heureusement, cet impuissant voyage souvent et malgré l'interdiction, Katherine fera de longues balades sur la lande, laissant s'échapper sa longue chevelure toujours fermement tressée et rencontrer dans d'épouvantables circonstances Sébastian.

Adapté d'un roman de la littérature russe de Nikolaï Leskov Lady Macbeth du district de Mtsensk, le réalisateur, jusque là spécialiste de mises en scène de théâtre et d'Opéra livre une œuvre d'une grande beauté esthétique et de façon implacable nous montre l'évolution d'un monstre froid en répétant la scène du lever jusqu'à ce que des grains de sable viennent bloquer les rouage.

Le Sébastian de l'histoire n'a pas l'épaisseur et le charisme d'Heatcliff (Les Hauts de Hulevent) et d'Olivier (L'amant de Lady Chatterley), c'est le seul reproche que je ferais au film, l'acteur est d'une fadeur sans nom à côté de Katherine. Le film bénéficie par contre de l'interprétation solide et sans faille d'une jeune actrice de 20 ans Florence Pugh qui offre un visage parfait et imperturbable d'ange impitoyable. Les nombreux plans fixes où elle apparaît seule au centre de l'image sont d'une grande beauté et perturbant. Que se passe-t-il sous ce front lisse ?

The Young Lady : Photo Florence Pugh

Commentaires

  • Je l'avais repéré celui-là, et j'irai le voir probablement ce we. Je n'entends que des louanges à propos de Florence Pugh, hâte de la découvrir aussi !

  • Elle m'a fichu la trouille cette fille ! C'est glaçant d'un bout à l'autre, je suis sortie de la séance assez perturbée.

  • Oui elle est terrifiante. D'autant plus qu'elle a un visage d'ange. Mais j'ai beaucoup aimé ce film qui sort vraiment de l'ordinaire.

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