Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ANNONAY 2018 - SIMON ET THEODORE

de Mikael Buch ***

Nouveaux Talents

2793192_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Avec Félix Moati, Nils Othenin-Girard, Mélanie Bernier, Audrey Lamy, Philippe Rebbot, Jean-Charles Clichet

Synopsis : Simon va bientôt devenir père. Mais comment ce jeune homme hors-normes pourrait-t-il s’occuper de son enfant s’il ne parvient pas à prendre soin de lui ?

Sa rencontre avec Théodore, ado attachant et teigneux élevé par sa mère, va sérieusement bouleverser ses… incertitudes. Le temps d’une nuit, tandis que l’épouse de Simon et la mère de Théodore font front commun, les deux insoumis se lancent dans une course folle… Vers l’acceptation de soi ?

Voici bien le film le plus aimable vu depuis longtemps. Le synopsis n'a pourtant je trouve, rien de très attirant mais j'ai très bien fait de me laisser tenter quand même. Ici tous les personnages sont aimables et attachants. C'est très rare. Et pourtant, c'est rare aussi de trouver autant de souffrance.

Mais je crois qu'on peut sans crainte lâcher le mot : bienveillance. Oui, le mot est à la mode mais lorsqu'il est à ce point bien utiliser on peut en parler. De gentillesse aussi. Sans jamais pourtant être gnangnan.

On souffre avec Simon (Félix Moati, très très émouvant) qui ne se pardonne rien et se fait du mal physiquement. J'ai dû fermer les yeux à plusieurs reprises devant son obstination à se faire mal. On souffre avec sa femme Rivka (Mélanie Bernier, parfaite) , rabbin de son état et très enceinte qui aime profondément son mari qui multiplie les séjours en hôpital psychiatrique mais qui doit protéger son enfant à venir. On souffre avec Théodore (Nils Othenin-Girard, étonnant), adolescent renfrogné, qui ne s'exprime qu'en donnant des coups de poing, rejeté par un père qu'il a à peine connu et qui ne comprend pas ce qu'il fait sur terre. On souffre avec Edith (Audrey Lamy touchante) la mère de Théodore, devenue mère trop tôt mais mère dévouée et attentive néanmoins. On souffre avec Paul (Philipe Rebbot), père absent qui a cru bien faire. On souffre avec Marc (Jean-Charles Clichet) le collègue amoureux attentif et dévoué.

Mais alors, pourquoi vous encourager à aller souffrir autant au cinéma ? Parce qu'on y croit, parce que tout sonne juste et que ce n'est jamais racoleur ou larmoyant. C'est juste la vie qui va avec ses petits bonheurs et ses grandes douleurs.

Et puis souhaiter tant de bien à tant de personnages, cela ne peut que faire du bien.

Commentaires

  • OK. Pourquoi pas ?
    Tu avais vu le premier film de Mikael Buch, "Let my people go" ?

  • Oui j'avais vu. J'étais sévère
    http://www.surlarouteducinema.com/archive/2012/01/04/let-my-people-go-de.html

Écrire un commentaire

Optionnel