Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ALPHA - THE RIGHT TO KILL

de Brillante Ma Mendoza ***

alphatherighttokill.jpg

Avec : Allen Dizon, Elijah Filamor, Baron Geisler, Jalyn Taboneknek, Angela Cortez

Synopsis :Dans les quartiers pauvres de Manille, la lutte antidrogue fait rage. Un officier de police et un petit dealer devenu indic tentent coûte que coûte de faire tomber l’un des plus gros trafiquants de la ville, mettant en jeu leur réputation, la sécurité de leur famille… et leur vie.

Peu de mots mais une efficacité redoutable proche du documentaire pour cette plongée dans l'univers de la drogue, des dealers et des flics qui les pourchassent.

Sur les trottoirs de Manille la misère fait peur à voir. Le jeune "héros", l'Alpha, l'indic vit avec sa femme et son bébé. Et on ne peut même plus parler de logement ni même de bidonville tant l'endroit où ils vivent parmi les gravats et les immondices est cauchemardesque.

La lutte anti-drogue n'est soumise à aucune règle. La police doit parfois rendre des comptes aux journalistes pour expliquer la raison du nombre de morts et prouver que les droits de l'être humain ont été respectés. Mais le réalisateur nous fait plutôt le portrait d'une ordure d'envergure. La police n'a pas les mains propres. Quant aux dealers, pour inonder la ville, ils utilisent les couches de bébé, les pigeons...

Certaines scènes sont vraiment palpitantes comme celle du flagrant délit où un sac à dos voyage de main en main après une descente nerveuse dans un taudis où se fabrique de la méth. L'aspect politique est évident dans le regard du réalisateur. Les Philippines sont aux mains d'un fou qui prétend éradiquer les trafics de drogue et autorise ainsi des meurtres en pagaïe en toute impunité. Le nombre de morts est impressionnant.

Dommage qu'après cette scène musclée, le réalisateur ne garde pas ce rythme. Mendoza se concentre alors davantage sur l'aspect social et les conditions de vie des deux personnages principaux. Il met en parallèle la vie de l'indic dans son taudis et celle du flic, heureux mari et père de deux enfants (bientôt trois).

La fin doublement dramatique est surprenante.

Ce film a obtenu le Prix du Jury au dernier Festival International du Film policier de Beaune.

Écrire un commentaire

Optionnel