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TROMPERIE

d'Arnaud Desplechin °

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Avec Denis Podalydès, Léa Seydoux, Anouk Grinberg, Emmanuelle Devos

Synopsis : Londres - 1987. Philip est un écrivain américain célèbre exilé à Londres. Sa maîtresse vient régulièrement le retrouver dans son bureau, qui est le refuge des deux amants. Ils y font l’amour, se disputent, se retrouvent et parlent des heures durant ; des femmes qui jalonnent sa vie, de sexe, d’antisémitisme, de littérature, et de fidélité à soi-même…

De Philip Roth je n'ai lu que les incroyables Portnoy et son complexe et Le complot contre l'Amérique. Ce film guindé et vain ne me donne pas envie de lire Deception dont il est l'adaptation car je n'ai aucune envie de retrouver ces personnages sans grand intérêt.

On peut dire que je commence bien mal mon année cinématographique. Je me suis ennuyée du début à la fin. C'est élégamment filmé, plutôt bien interprété, chaque acteur semble très concerné et y va de son petit quart d'heure de gloire. La plupart du temps ce sont les deux amants, le grand écrivain et sa jeune maîtresse anglaise qui sont à l'écran. Interviennent aussi d'anciennes maîtresses et la femme légitime (Anouk Grinberg et sa voix vibrante, la seule à oser dire à ce type menteur, de mauvaise foi : "que tu es prétentieux !", la seule scène émouvante). Mais suivre pendant près de deux heures ces conversations pompeuses, auto centrées, complètement détachées du reste du monde, cela donne un film ronflant, ampoulé et très théâtrââââl. Il ne s'adresse à personne, ce sont les élucubrations égocentriques d'un quinqua libidineux face à des femmes provisoirement en extase devant le génie du maître et qui finalement se sortiront de cette sorte d'emprise. Tant mieux pour elles. Et ce n'est pas le faux procès en misogynie, comble du ridicule, qui peut dédouaner ce personnage antipathique et rehausser le débat. Je ne vous surprendrai sans doute pas en ajoutant que tout ceci manque cruellement d'émotion, de vibration et que les quelques scènes très prudes de sexe se limitent à l'essoufflement frénétique des personnages. Evidemment, les très beaux seins de Léa Seydoux sont mis en valeur et on aperçoit à son torse que Podalydès a dû perdre un peu de gras. Mais la sensualité et la connivence sont totalement absentes. Les acteurs semblent posés là comme pour des séances photos. Le manque absolu de naturel de ces scènes frôle le ridicule et le malaise. Pourtant Léa Seydoux, une nouvelle fois surprenante, y met vraiment du sien pour tirer le film de sa torpeur mais j'ai parfois eu la sensation de vivre une expérience de caricature de cinéma intello.

Commentaires

  • La bande annonce + ton avis = pas du tout envie de voir le film. Peut on ne pas aller voir le film meme si on a pas lu le livre ?

  • :-))) j'encouragerais plus à lire le livre mais moi je n'ai pas envie de retrouver les personnages.

  • Je n'avais pas envie d'y aller, ça tombe bien. Je pressentais ce que tu en dis et y a t'il un film sans Léa Seydoux actuellement ?

  • Et sans Anaïs Demoustier :-)
    Franchement je l'ai longtemps trouvée mauvaise mais dans ce film comme dans France elle m'étonne en bien. Mais son couple avec Poda complètement fabriqué ne fonctionne pas.

  • Et sans Virginie Efira ?

  • Certes. Mais Virginie est MERVEILLEUSE.

  • Une Deception donc (elle est facile, ok).
    J'aime bien Desplechin (j'ai encore la lumière de Roubaix dans les yeux), mais là, je ne le sentais pas. Encore moins après avoir lu ton article. Je passe donc, et tant pis pour les seins de Léa.
    Je me contenterai de Juliette Godemiche et Judith Brioche (mais ça, peux-tu seulement le comprendre ?)

  • Oh toi, rien ne peut t'atteindre, les choses t'effleurent comme la brise sur le lac des Feuillantines.
    Et on est LOIN de la lumière de Roubaix, à l'opposé même et on ne dirait pas un film de Desplechin qui jusqu'à ce machin réussissait un cinéma d'auteur sans être intello péniblo.

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