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BABYLON

de Damien Chazelle ***(*)

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Avec Brad Pitt, Margot Robbie, Diego Calva, Jovan Adepo, Li Jun Li, Tobey Maguire, Jean Smart

Dans les années 20 (celles du XXème siècle), Hollywood, au pied de la prestigieuse colline qui abritait les premiers studios de cinéma n'avait que quelques années d'existence.

L'industrie encore artisanale du cinéma n'en était qu'à ses balbutiements mais quelques stars avaient toutefois émergé et les films étaient produits et réalisés en série. L'usine à rêves était sur les rails. Ce film est le récit de certains de ces rêves et ambitions qui se transforment en réussite ou se fracassent devant la réalité mais aussi à cause du rythme et du style de vie décadent soutenus avant pendant et après les tournages. Lors des soirées dans des villas quasi irréelles, à l'outrance démesurée, l'alcool coule à flot, la drogue s'expose et se consomme sans retenue et le sexe frénétique couronne le tout. Au milieu de cette énergie exubérante Damien Chazelle s'intéresse à quelques destins marquants, symboliques de l'époque en s'appuyant sur l'histoire de quelques comètes dont la plupart n'ont laissé aucune trace. Il s'attache bien sûr à montrer le côté plus sombre de l'époque où le cinéma est devenu parlant laissant sur le carreau quelques stars à la voix de canard. A ce titre Babylon serait presqu'une version dramatique de Singing in the rain dont il évoque la même époque avec cette bascule révolutionnaire vers le parlant. Dramatique, le film l'est et pourtant l'on rit beaucoup au cours de la projection. Mais il est aussi un film infiniment musical et la partition une nouvelle fois enthousiasmante du fidèle Justin Hurwitz, présent sur tous les films de Damien Chazelle, fait encore ici des merveilles et risque de se distinguer lors des remises de prix.

Qui trouve-t'on à Babylon ?

Jack Conrad (Brad Pitt, star planétaire, hollywoodien et sexy même en porte-chaussettes) star au zénith qui enchaîne film sur film et accumule les mariages, toujours un verre de cocktail, de whisky ou de champagne à la main et une nouvelle fois incomparable pour parler italien avec un accent du Nebraska. On pense à Douglas Fairbanks, Errol Flynn ou Rudolph Valentino, il en a le panache parfois mélancolique et l'attitude désinvolte tels qu'on peut se les imaginer. Va-t-il pouvoir enfin stabiliser un de ses mariages et poursuivre sa carrière malgré l'avènement du parlant ? Brad est touchant dans ce rôle de star qui s'ennuie un peu sur les tournages et boit en attendant de tourner, distribuant des pourboires pharaoniques et des paroles aimables au "petit personnel". Attendrissant aussi lorsqu'il écoute le discours impitoyable de la chroniqueuse mondaine Elinor St John toujours aux premières loges pour encenser ou conspuer avec la même gourmandise. Une vipère à la Louella Parsons capable de ruiner une carrière par ses articles fourbes quand elle la sent sur la pente descendante. Et drôle lorsqu'il grimpe la colline pour tourner la scène d'amour face au soleil couchant, quasiment ivre mort... mais lorsqu'il arrive au sommet : le miracle !

Nelly LaRoy (Margot Robbie, survoltée) une fille du coin quasiment sortie du ruisseau qui n'a qu'une idée en tête, tourner dans un film. Avec son aplomb et son sans-gêne incroyables, elle parvient à intégrer la soirée débridée du début et à remplacer au pied levé une starlette qui a fait une overdose. Son audace et sa vulgarité choquent et surprennent mais dès qu'elle est devant une caméra, un prodige se produit. Elle peut répéter et répéter la même scène et varier son interprétation en fonction des indications de la réalisatrice avec qui elle tourne (une petite leçon d'acting au passage). Mais son accent de banlieue, ses manières rustres, son refus de se plier aux règles et aux exigences seront peut-être un handicap à sa carrière, sans parler qu'elle est constamment défoncée, perd tout ce qu'elle gagne aux jeux d'argent et que son illettré de père s'occupe bien mal de gérer sa carrière. Ce personnage serait inspiré par la délicieuse Clara Bow (l'un des 1er sex symbol hollywoodien) dont la vie émaillée de scandales ruina la carrière.

Manny Torres ne veut au départ qu'assister à un tournage mais son habilité à se rendre indispensable, le plus souvent involontairement lui fera gravir les échelons. La bonne idée de Damien Chazelle est d'avoir choisi pour ce personnage central un total inconnu (Diego Calva) qui est LA révélation du film. Pour son malheur il croisera la route et le regard de Nelly et en tombera immédiatement amoureux. Il ne cessera d'intervenir pour la secourir, la sortir de situations embarrassantes. L'acteur se révèle excellent et très attachant.

Les deux autres personnages majeurs sont Lady Fay Zhu (interprété par Li Jun Li) qui évoque l'actrice d'origine chinoise Anna May Wong. Elle est à la fois chanteuse et chargée de rédiger les sous-titres des films muets. Inutile de vous dire que son rôle deviendra obsolète au parlant. Elle est amie avec Jack Conrad. Et enfin, parce que Damien Chazelle ne peut pas ne pas accorder une place centrale à la musique, le personnage du trompettiste génial Sidney Palmer, interprété par Jovan Adepo donne lieu à des séquences musicales de jazz époustouflantes. Et aussi à une scène incroyable où l'on demande à ce musicien noir de se barbouiller le visage de poudre noire parce que la lumière ne le rend pas assez noir par rapport aux autres musiciens. Hollywood, monde impitoyable et humiliant.

Tous ces personnages et quelques autres seront reliés les uns aux autres parce que mus par le même objectif, donc plusieurs histoires, plusieurs destins qui pourront laisser apparaître peut-être un manque de cohérence et de narration homogène mais on s'en fiche un peu. On suit le spectacle, les tournages, les tractations, les petits arrangements et les grosses frustrations de ces gens dont la vie, la raison de vivre est le cinéma et aussi, et surtout les acteurs merveilleux. C'est fascinant.

Dans la dernière demi-heure interviendra Tobey Maguire (ex Spider man) dans le rôle d'un personnage très louche, très flippant qui habite une demeure aux innombrables sous-sols. On a vraiment hâte de quitter les lieux...

Frénésie, effervescence, ivresse, fièvre et fougue sont les mots qui me viennent pour illustrer la profusion d'images et de sons. Entre Gatsby et Once upon a time in Hollywood en beaucoup plus agité, le film secoue et transporte. Enchaînant parfois des moments de grâce qui soulèvent du fauteuil et d'autres trépidant où l'on ne sait plus où poser le regard tant il se passe de choses à l'écran. La longue scène d'ouverture (après celle de l'éléphant) dans le manoir où se tient une fête orgiaque, décadente, obscène est brillante et vulgaire. On en sort, comme les participants, exténués. Mais surtout il y a celle, prodigieuse, invraisemblable et stupéfiante de tournages en plein désert. C'était pendant le muet. Plusieurs films se tournaient en même temps car le silence n'était alors pas exigé. Il y a surtout un champ de bataille où des dizaines et des dizaines de figurants s'affrontent, cassant des décors, des caméras. Puis il faut absolument retrouver une caméra en bon état de fonctionnement pour pouvoir profiter, presque subtiliser le soleil couchant (il paraît qu'il n'y a qu'à cet endroit qu'il y en a de tels) et permettre au héros de déposer le baiser sur les lèvres de sa belle qui l'attend. Sur le terrain des opérations, en plein désert, joue un orchestre de 70 musiciens. La musique vous emporte, vous soulève. Evidemment elle vous dicte l'émotion que vous devez ressentir mais c'est le coeur battant que... je vous laisse découvrir.

Alors pourquoi me direz-vous seulement trois petites étoiles et demi pour ce film qui vous donnera peut-être un ressenti de bien plus ? Parce que plusieurs choses m'ont profondément déçue et paru particulièrement inappropriées pour un film aussi magique. La première scène m'a fait très peur... Un éléphant (on m'a assurée qu'il était "de synthèse") doit être transporté pour la soirée au manoir. La pente est rude, le pauvre pachyderme est dans une camionnette ouverte et brusquement... gros plan sur son anus et un geyser de merde se répand sur le pauvre type qui pousse la camionnette (oui, deux types poussent une camionnette qui transporte un éléphant dans un chemin avec une pente à 75 %... soit on y croit soit on sort en se disant "on nous prendrait pas pour des jambons là tout de suite ?" Mais "on" reste, parce qu'"on" a même réservé sa place, ce qu''on" ne fait jamais, pour voir le film). Beaucoup plus tard Nelly/Margot qui a mangé trop et trop goulûment de tarte aux cerises revient dans une soirée de l'ambassadeur et vomit des geysers sur quelques invités en costume. Gros plan sur les morceaux contenus dans le vomi. Et encore plus tard, un type au rôle insignifiant se met à au moins dix reprises cracher des glaviots de la taille de marennes oléron taille 0 (ce sont les plus grosses) avec bruit de raclements de fond de gorge associé. Franchement, je ne sais pas si c'est pour écoeurer ou faire rire, j'ai trouvé ça complètement con, ni écoeurant ni drôle. Con. Et voilà, bim la sentence : 3 étoiles et demi.

Nonobstant cette erreur impardonnable réserve, Babylon est captivant et spectaculaire. Etourdissant aussi et Damien Chazelle déclare son amour au cinéma et du cinéma. Il nous associe à son adoration dans une dernière scène admirable, surprenante dans une salle de cinéma où le coeur bat et les larmes montent. Du Voyage dans la lune en passant par Le magicien d'Oz, Bunuel, de Chantons sous la pluie à Avatar... les images et la musique emplissent nos yeux et nos oreilles pour nous laisser éblouis.

Plus que jamais amoureux fous de cinéma.

(J'ai relu, c'est trop long, confus et bordélique mais tant pis).

Babylon: Diego
        Calva, Brad
        PittBabylon: Margot
        RobbieBabylonBabylon

Commentaires

  • Une critique à l'image du film : bordélique.
    Moi je suis du genre à pas me laisser prendre pour un jambon justement, le coup de l'éléphant, on me la fait pas. Je ne suis pas anti-vomi, mais cette réplique de l'exorciste (beuuuuurk) sortant de la bouche de miss Robbie ne m'a ni fait rire, ni amusé. J'ai d'ailleurs trouvé l'actrice particulièrement horripilante tout le long du film.
    Bon, visiblement tu as ri. Je ne sais pas bien où franchement. Le pauvre Brad (plus Doug Fairbanks que Errol Flynn qui n'était encore qu'un pêcheur de Tasmanie dans les années 20) essaie bien deux ou trois fois mais il ne m'a arraché aucun sourire, même de compassion. A la rigueur un poil de tendresse quand soudain il comprend, durant un combat de crotale, que le film dans lequel il joue est complètement débile.
    "Ce film est le récit de certains de ces rêves et ambitions qui se transforment en réussite ou se fracassent devant la réalité", bref, comme les précédents films de Chazelle que je préfère revoir dix fois chacun plutôt que de me fader les trois heures de "Babylon" une fois de plus.
    Sur le même sujet, préférez The Artist, Chantons sous la Pluie, The Player, Once upon a time... in Hollywood, The Bad and the Beautiful, une Etoile est Née (toutes versions confondues) et même Mank ou Ave Cesar (pourtant c'est pas le meilleur e Fincher et des Coen),...

  • Oula, j'ai l'impression de me faire engueuler.
    Mais si les précédents films de Chazelle t'ont déplu pourquoi y être allé si vite ?
    Margot m'a agacée aussi.
    Je n'ai pas ri à gorge déployée mais j'ai souri plusieurs fois. J'ai trouvé les acteurs, la musique et la réalisation formidables.
    Je me doutais bien que quelqu'un me dirait qu'Erol était trop jeune à l'époque.
    Et oui j'étais surprise de voir une réalisatrice alors qu'elles ont bien disparu dans l'histoire à l'image de Dorothy Arzner réalisatrice du magnifique Merrily we go to hell.

  • J'ai dû mal m'exprimer (ou tu as mal lu) : j'ai beaucoup aimé les précédents films de Damien Chazelle (et particulièrement le déchirant "First Man") et ici la déception est à la mesure de mon attente. Quel raté !

  • Et Rudy Valentino était à voile et à vapeur d'après Kenneth Anger, ce dont Chazelle a dû s'inspirer pour dessiner le personnage de Conrad, d'où ses multiples mariages peut-être, sa proximité avec son ami George et sa complicité avec Lady Fay Zu. Décidément le seul véritable personnage intéressant qui aurait mérité un film à lui tout seul.

  • Oui j'ai dû mal lire mais ta phrase est tarabiscotée.
    Tout comme je ne comprends pas si c'est Conrad ou la Lady qui aurait mérité un film. Je penche pour Conrad.
    Rudy à voilvap, heureusement que les filles de l'époque ne voient pas ça :-) T'énerves pas, je ne conteste pas hein !
    Je trouve Manny TRÈS intéressant et TRÈS bien interprété. Ça ne doit pas être facile de jouer face à l'hystérie.

  • Quand il pique sa crise en espagnol à la fin, mdr.
    Je reconnais qu'il a un petit air sympa mais il ne m'a pas convaincu le Mexicain de Madrid.

    Oui, bien sûr qu'il aurait fallu tourner le fil autour de Conrad, tout comme Scorsese l'avait fait dans un autre contexte avec Jordan Belfort. On sent bien que Chazelle essaie de faire du Scorsese sans vraiment y arriver (il n'a pas osé inclure une scène de casino avec Margot, de peur que ça se voit trop sans doute).

  • Il s'en sort vraiment bien avec son ascension presqu'involontaire. La scène où il "convaint" les grévistes de reprendre le travail... Il est TRÈS bien ce garçon.
    La scène où Brad est extrait de la voiture m'a rappelé Jordan Belfort en effet. Chazelle rend hommage aux aînés, c'est très chouette. Il n'essaie pas d'imiter.

  • Hommage, imitation, appelle ça comme tu veux, en tout cas c'est moins bien.
    J'ai rien compris à la scène des figurants : il tire dans le tas donc ils finissent par obéir ? C'est n'importe quoi... Ou alors c'était un de ces effets comiques de situation (vu qu'on est au temps du muet) mais que je n'ai pas compris.

  • Hommage et imitation c'est pas tout à fait la même chose.
    Et non il ne tire pas dans le tas il tire en l'air. Et ça doit être des balles à blanc puisque c'est du matos de tournage. Ou pas (#baldwin).
    Mais je comprends, quand on déteste un film tout est vu par ce côté de la lorgnette.

  • 100% d'accord avec toi, quelques passages plus ou moins malaisants et maladroits. Mais c'est flamboyant et complètement fou, et sur le fond c'est passionnant (émergence du Code Hays en parallèle du passage au parlant)

  • Je ne pense pas qu'on puisse parler de maladresse mais en tout cas certains moments sont déplaisants.

  • Hey ben moi, je suis de bien meilleur composition ;-) ou d'humeur que le Prince des Ténèbres (ou de l'écran noir). J'ai beaucoup aimé, les acteurs, la musique et la réalisation formidables comme tu dis. Et puis le remake de l'Exorciste dont je viens de reprendre une dose en lisant le roman, ne m'a pas gêné. Certes incongru dans le genre, mais c'est juste un clin d'œil.
    Et puis la Margot, moi j'ai beaucoup aimé son enthousiasme et sa folie. J'ai aimé la mélancolie de Brad. J'ai aimé tous les autres films de Chazelle mais celui-là aussi. J'ai pas vu le temps passé pris par l'énergie du film et la musique (je reconnais, sans la musique, cela n'aurait pas été du tout pareil)

  • Merci. MERCI de remettre un peu de bonne humeur ici bas.
    J'avoue que le PrinceNoir m'avait un peu plombé le moral (je pense qu'il ira mieux après avoir vu The Fabelmans) et Chazelle a même été traité de "tâcheron" chez lui. Je ne devrais jamais lire les commentaires qui ne sont pas chez moi.
    Alors disons que chez le Prince on manifeste sa mauvaise humeur et ici la bonne. ça me va :-)
    Mais attention : on a le DROIT d'aimer ou pas un film mais quand on l'a aimé, ça fait de la peine de lire les mauvaises choses. T'es d'accord ?
    Pour Margot, je pense que sans ce qu'elle se met dans le pif, elle serait moins enthousiaste et folle et elle m'a un peu fatiguée. Mais les effets de cette merde sont bien rendus.
    Quant à Brad... j'ai pas de mots.

    Mais j'ai lu et relu... je n'ai pas compris la présence de l'Exorciste.

  • Le vomi sur le tapis. ;-)
    Une parfaite métaphore de ce film.

  • Ah t'es là toi ?
    Tu as dû avoir les oreilles qui sifflaient (on dit ça quand on parle de quelqu'un en son absence).
    Mais oui, ça doit être ça. Margot : pompavomi.

  • Oui, je sais que le Prince ne m'en voudra pas. D'habitude, il a bon goûts, surtout musicaux... ;-)

    "Le mugissement se fit plus bruyant.
    - Domine sancte...
    Merrin saisit d'un geste routinier l'extrémité de l'étole, la pressa sur le cou de Regan tout en continuant de prier :
    - Da, Domine, terrorem tuum super bestiam, quae exterminat vineam tuam...
    Le mugissement cessa. Un silence lourd, vibrant. Et puis un vomissement épais, putride, verdâtre, commença de jaillir de la bouche de Regan en flots réguliers et lents comme de la lave et se répandit sur la main de Merrin. Mais il ne l'enleva pas.
    - Urgeat illum dextera tua potens, discedere a famula tua, Regan Teresa MacNeil..."
    L'Exorciste, William P. Blatty.

  • Merci pour ce beau passage plein de religion.
    Et, bon appétit !

  • Ce bouquin m'a fait flipper presque autant que le film.
    Amen.

  • JAMAIS je lirais ce truc. Déjà que 50 ans après j'ai toujours les images imprimées sur la rétine... mazel tov.

  • Je prends tout : le pipi, le caca, le vomi, le jazz, le sexe, l'amour, les rêves, l'ambition, les tournages foutraques. C'est cet improbable mélange qui rend ce chant d'amour au cinéma et à la pulsion de vie si attachant. La fin est plus mélancolique, mais reste dans le style de Chazelle.

  • J'ai tout pris sauf le caca et le vomi, pas du tout par gnangnanterie mais ça enlève de la classe au film et ça m'a surprise de Chazelle. Mais faire vomir les actrices semble devenir la norme voire faire partie du cahier des charges. La Freddie de Retour à Séoul y échappe. Etonnant avec ce qu'elle boit.
    Faire chier un éléphant plein écran est une 1ère.
    La musique est merveilleuse et les acteurs très juste. Belle mélancolie de Brad.

  • Il y a quelques mois est sorti un film sur lequel la critique est tombée. Un film long et vulgaire. Mais un film qui montrait que son auteur était un amoureux fou du cinéma. Un film qui a procuré énormément de plaisir aux spectateurs lors de ma séance. Un film également bordélique. Mais là aussi ce n'est pas un problème car un film est souvent un gros bordel en plus en coulisses et il n'y a que le résultat qui compte. Un film techniquement maitrisé au contraire de celui-ci. Avant ce film je n'avais jamais vu un film à 100 000 000 de dollars avec des erreurs techniques( des problèmes de focal, de netteté). Merde à ce niveau c'est incompréhensible !!!
    Et la partition du compositeur qui se pie lui-même par moment( lalaland) et dire qu'il avait déjà fait ça avec Michel Legrand.
    Et pour finir le soi-disant hommage au cinéma ni fait ni à faire après Giuseppe Tornatore et Woody Allen ( je vous laisse le choix de retrouver les films) ...
    Pauvre Damien Chazelle, il est jeune il peut s'améliorer et surtout au lieu de copier les maitres et mal ( évidemment j'ai oublié Scorsese), il ferait mieux de se trouver lui-même en tant que cinéaste.

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