TROIS BONNES SURPRISES
Simplement quelques mots, dans l'ordre de mes préférences.
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CLAYFACE de James Watkins ***
ETATS UNIS
avec Tom Rhys Harries, Naomi Ackie, Max Minghella, Eddie Marsan
Matt Hagen n'était qu'un gamin des rues de Gotham avant de devenir une star incontournable d'Hollywood qui vient juste d'être nommé aux Oscar. Dans une boîte de nuit, il a le tort de draguer la mauvaise personne. La jolie Mia est la femme d'un baron du crime qui pour le punir lacère le visage de Matt. Malgré plusieurs opérations, son visage reste une ruine, sa carrière s'effondre et tous ses (faux) amis l'abandonnent. Quant au procès qu'il intente à son bourreau, il n'est qu'une parodie. La Cour est manipulée par le criminel. Ruiné Matt retourne dans les bas-fonds de la ville qu'il a connus jadis.
Lorsqu'il tombe sur un article du Docteur Caitlyn Corr qui travaille sur un procédé selon lequel des nonaparticules pourraient réparer les tissus, il la supplie de le laisser être son cobaye car évidemment les expérimentations n'ont pas encore eu lieu sur des humains. Elle finit par se laisser convaincre et Matt retrouve son visage intact. Contre l'avis de Caitlyn il se rend à une avant-première pour se montrer au tout Hollywood. Mais brusquement son visage se met à fondre. Pour faire cesser ses souffrances et en cachette de Caitlyn il s'injecte une dose massive de produit. Les pouvoirs qu'il acquiert (que je ne vous révèle pas) lui permettent d'assouvir sa vengeance...
J'ai eu ce jour là envie de me faire peur. C'est réussi mais pas seulement. Pour les âmes sensibles, il y a quelques scènes gores mais on a largement le temps de se cacher les yeux (avant que Matt ne découpe les siens...), ce que je ne me suis pas privée de faire.
J'ai été très surprise de découvrir que Clayface (après l'homme en osier, voici l'homme d'argile) raconte l'origine d'un méchant de l'univers DC. Une histoire faite de tragédie, fantastique et body horror.
Tom Rhys Harries (qui souffre beaucoup) est magnifique dans le rôle. Il parvient, malgré ses actes, à rendre son personnage attachant. C'est aussi la force du film de nous faire éprouver de l'empathie pour celui qui devient un monstre.
A noter, une scène extraordinaire vers la fin dans une boîte de nuit. Je n'en dis pas plus mais les effets spéciaux sont vraiment époustouflants.
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ENGLOUTI de Brian Duffield ***
ETATS UNIS
avec Austin Abrams, Josh Brolin
En essayant de retrouver le corps de son père qui s'est suicidé un an plus tôt en se noyant en mer, Jay est avalé par une baleine avec rien qu'une heure d'oxygène à sa disposition. On peut dire que la quête du jeune homme prend un tour inattendu car personne n'est vraiment éduqué pour survivre (même une heure) dans le ventre plein de bruits, de mouvements et de fluides corporels peu ragoûtants d'une baleine. Mais on est au cinéma qui a (presque) tous les droits (pour nous distraire) et le gars a plus d'un tour dans son sac.
Le scenario est suffisamment malin pour nous tenir en haleine. Josh Brolin en fait des TONNES (en flash backs) en père masculiniste et il est très agaçant, ce qui n'est pas du tout le cas de l'attachant Austin Abrams.
Tout cela est invraisemblable (je ne pense pas qu'il s'agisse d'une true story) mais le suspense fonctionne et on se laisse prendre par cette histoire étonnante malgré son incroyable point de départ.
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LE ROI DU GAME d'Eric Judor **(*)
FRANCE
avec Eric Judor, Alexandra Lamy, Marc Labrèche
Synopsis : Alexandre est prêt à tout pour renouer avec sa fille. Il infiltre une équipe participant à un jeu de rôles grandeur nature dans un univers médiéval fantastique. Cette quête le ramène progressivement à ses propres rêves oubliés.
Ce jour là j'avais eu le tort de regarder les infos. J'avais envie de rire et ce film a fait le job.
Après s'être gentiment moqué d'une communauté de zadistes baba cool dans son film Problemos (j'avais bien aimé), il se moque cette fois gentiment de ces adultes qui se réunissent des week-ends entiers pour retomber en enfance, se déguiser et jouer des rôles de princes et princesses et autres elfes, nains ou gros méchants.
Pas besoin de se taper sur les cuisses pour passer un bon moment. Le roi du game a juste ce qu'il faut d'humour pour nous détendre des actualités stressantes. J'ai bien aimé cette comédie sans prétention, jamais vulgaire qui a aussi l'élégance de ne durer qu'une heure vingt. Une politesse que certains réalisateurs devraient parfois adopter avant de nous faire bailler ou regarder notre montre.





