05.04.2012

JULIEN

c'est comme une drogue, régulièrement j'ai besoin d'une piqûre de rappel.
Cette fois c'était en compagnie de l'Orchestre Philarmonique de Lorraine, et comme toujours, j'ai craqué...

Avez-vous déjà vu chef d'orchestre plus choupinounet ?

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03.12.2007

Julien

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Il s’appelle Julien et il est sans doute l’artiste que j’ai le plus vu en scène, 10 fois peut-être une de plus, peut-être une de moins mais quand on aime…

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Jamais décevant ! 40 ans que je l’aime, et manifestement, je ne suis pas la seule… N’évoquons même pas la moyenne d’âge en présence. Lui, il en a 60, paraît-il. On s’en fiche. Il arrive à l’heure et ne nous abandonne pas une seconde pendant deux heures dont on sort le cœur plein… La voix est toujours là. Sa musique aussi, hors de tous les temps et de toutes les modes, sur laquelle des auteurs eux aussi hors du commun ont su poser des mots qu’il est le seul à pouvoir prononcer. C’est un troubadour et son spectacle actuel est « Intime » et aussi, difficile de dire pourquoi, cette fois particulièrement émouvant par moments. C’était un concert pour son « Club de Patineurs » ou plutôt de patineuses, les fidèles inconditionnelles qui n’ont jamais été déçues et connaissent par cœur la moindre de ses chansons.

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Les mots de Marcelline Desbordes Vallemore « Les séparés » résonnent encore. Je vous les offre même si vous n’avez pas l’intensité de la façon dont il les a chuchotés :

N'écris pas ! Je suis triste et je voudrais m'éteindre.

Les beaux étés, sans toi, c'est l'amour sans flambeau.

J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre

Et frapper à mon cœur, c'est frapper au tombeau.

N'écris pas ! N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.

Ne demande qu'à Dieu, qu'à toi si je t'aimais.

Au fond de ton silence, écouter que tu m'aimes,

C'est entendre le ciel sans y monter jamais.

N'écris pas ! Je te crains, j'ai peur de ma mémoire.

Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.

Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.

Une chère écriture est un portrait vivant.

 

N'écris pas ces deux mots que je n'ose plus lire.

Il semble que ta voix les répand sur mon cœur,

Que je les vois briller à travers ton sourire.

Il semble qu'un baiser les empreint sur mon cœur.

N'écris pas ! N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.

Ne demande qu'à Dieu, qu'à toi si je t'aimais.

Au fond de ton silence, écouter que tu m'aimes,

C'est entendre le ciel sans y monter jamais.

Et aussi (quelques extraits de) celle qui dit « qu’elle n’est pas donnée à tout le monde, la chance de s’aimer pour la vie » et qui raconte la vie, pas si douloureuse finalement, des enfants de divorcés que Maxime Le Forestier lui a confectionnée sur mesure :

« Si quelquefois je vois double

C'est que l'enfance me revient

Double vie double silence

Double sens et double jeu

Silencieux le coeur balance

Pourquoi les parents sont-ils deux

On voit du pays on voyage

Chaque semaine et chaque été

Des souvenirs qui déménagent

Et qu'on ne peut pas raconter...

Deux maisons, deux quartiers

Deux gâteaux d'anniversaire

Multiplier les pères et mères

N'a pas que des mauvais côtés

Avant les autres j'aurais su

Que le seul sentiment qui dure

C'est le chagrin d'une rupture

Où je n'aurais jamais rompu… »

J’y étais avec lui (oui, il y a quelques hommes dans la salle), et si vous ne remarquez rien, prenez rendez-vous chez l’ophtalmo.

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Et « à la fin, je pleure »...
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Les photos ont été réalisées avec mes petites mains et mon petit appareil, alors indulgence...