Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

a bittersweetlife de kim jeewoon

  • A bittersweetlife de Kim Jeewoon ***

    A bittersweetlife de Kim Jeewoon

    Pour qui parvient à dépasser la violence, la barbarie et la brutalité, ce film est un pur moment de rock’n’roll. Baignant dans une musique envahissante, dans une lumière ocre sombre soignée et des litres de sang, ce film n’est pas sans rappeler Tarentino, Sergio Leone et tous les films mafieux qui marinent dans l’hémoglobine.
    Sun Woo a des problèmes, il a désobéi à son patron (big chef mafieux) et il s’est mis à dos un autre sous-fifre (mafieux itou). Seul contre tous, il va, avec une sauvagerie surhumaine, régler leur compte à tous ceux qui de près ou de loin l’auront enfoncé ou ne l’auront pas aidé.
    La caméra, littéralement amoureuse de son interprète Lee Byunghun (impassible, implacable et beau, beau et beau…) ne le lâche pas d’une semelle et c’est bien le spectacle de cet acteur au travail qui est le plus fascinant. La prouesse de ses combats chorégraphiés (ici pas d’escarmouche au sabre dans les bambous) est grandiose et quand il passe à la vitesse supérieure, équipé d’armes en tout genre, les ralentis s’installent pour mieux voir tout exploser.
    Tout ceci pourrait paraître vain mais c’est beau et être scotché deux heures durant à son fauteuil sans broncher, ça vaut plus que le détour !
    Incapable de faire mourir son interprète (beau, beau… oui je l’ai déjà dit), le réalisateur le massacre, le perfore, le démolit, l’extermine… mais le fait se relever encore et encore et nous l’offre une dernière fois plus vivant que jamais dans son impeccable chemise blanche ! Qu’il en soit remercié.