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WALK THE LINE - de James Mangold ***

Toutes les biographies musicales semblent être composées sur ce mode des 5 couplets : 1 - l’enfance pas glorieuse dans une amérique profonde ultra catho avec père violent peu aimant et mère douce et effacée qui éduque à coup de bible, 2 - le traumatisme irréparable de la mort d’un frère, 3 - l’enregistrement du premier disque presque par hasard, 4 - le mariage avec une femme pas très compréhensive rapidement délaissée à qui on fait un enfant à chaque retour, 5 – la gloire assortie de l’inévitable descente aux enfers : sexe, drogue and rock’n’roll, 6 – la rédemption, la désyntoxication, le retour au sommet avec la femme adorée depuis toujours.
« Walk the line » est donc la version « white » de « Ray » avec cependant une nuance de poids : on peut entendre et écouter les chansons dans leur intégralité. Elles ne sont pas (comme dans « Ray ») interrompues après quelques mesures qui mettent l’eau à la bouche, des fourmis dans les jambes et vous font tortiller sur votre siège…
Dans cette biographie propre et soignée, il y a donc peu de cinéma, c’est-à-dire, peu de surprises et d’originalité et il ne manque pas une rouflaquette et une jupe ample aux personnages dans cette reconstitution parfaite.
Malgré ces réserves qui pourraient ressembler à de la réticence, « Walk on the line » est un film qui s’apprécie avec bien plus que de la curiosité mais avec un intérêt et un plaisir indéniables. Pourquoi ? Parce que Joaquin Phénix et Reese Whitherspoone tout simplement. Il est époustouflant, elle est irrésistible. Comme tous les acteurs qui entrent dans la peau de légendes vivantes, ils mettent tant d’ardeur, d’enthousiasme, de fougue, de passion, d’émotion dans leur interprétation qu’ils nous emportent jusqu’à la dernière note du dernier instant du générique.

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