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samedi, 31 mai 2008
Jackpot de Tom Vaughan °



Joy et Jack vivent à New York. Joy, trop envahissante se fait larguer méchamment par Choupinet tandis que Jack trop branleur se fait virer par son père et patron. Joy et Jack ne se connaissent ni des lèvres ni des dents. Pour consoler leur chagrin respectif, chacun embarque son/sa meilleur(e) pote alavialamor (le truc que je saurai jamais ce que c’est, ni à quoi ça sert !), direction Las Vegas pour un trip régressif, se torpiller à la vodka et au champagne, se vomir les uns sur les autres en poussant des hurlements de gorets. La vraie vie quoi ! A la suite d’une erreur d’aiguillage, Joy et Jack se retrouvent à peu près dans la même chambre de palace et décident, pourquoi pas, de passer la soirée ensemble. Au petit matin, ention et damnafer, ils sont mariés !!!
Qui ne s’est pas un matin retrouvé marié(e) avec un(e) parfait(e) inconnu(e) ? Hein qui ?
Jack et Joy sont tout à fait d’accord pour faire annuler ce mariage, sauf que par inadvertance, Jack remporte le Jackpot à une machine à sous : 3 millions de dollars, c’est pas rien. En cas de mariage « tout ce qui est à toi est à moi »… et le juge aux affaires matrimoniales, excédé par le peu de respect de nos deux tourtereaux vis-à-vis de cette belle institution les condamne à une peine de 6 mois de mariage forcé avec contrôle hebdomadaire par une psy que chacun fait ce qu’il faut pour… et blabla et blabla !
Quand je disais qu’il était urgent que je me trouve un film distrayant, je le voulais vraiment. Je me suis même appliquée à chercher pour ne pas me tromper. Pourquoi j’ai choisi celui-ci alors que la bande annonce donnait envie de fuir à toutes jambes ? Je n’en sais rien. Les voies du dieu de la distraction sont impénétrables. Enfin, au moins ne suis-je sortie ni déprimée, ni en colère de la salle. C’est déjà ça. Juste consternée.
Et pourtant, ça commençait pas mal. Au générique une chanson de Mika, signe que nous embarquons pour un film du troisième millénaire, ça donne envie de gigoter sur son fauteuil non ? Le prologue new-yorkais est pas mal du tout et Cameron Diaz est vraiment très bien, voire sincèrement touchante. On se dit même qu’elle a un rôle, un personnage avec un tempérament. Les dialogues sont enlevés, épicés. J’ai souri plusieurs fois, oui mesdames et messieurs, mais ça dure 10 minutes ! L’arrivée et la folle nuit à Las Vegas sont youpitralala bien comme il faut mais sans surprise quoiqu’ornementées de trop de hurlements selon moi. Ça se gâte prestissimo dès que les deux guignols partagent le même appartement et commencent à se mettre des bâtons dans les roues pour pourrir la vie de l’autre. Si vous avez vu la bande annonce, tout y est : je fais pipi sur la vaisselle dans le lavabo, je dors avec la lunette des chiottes pour que tu tombes les fesses dans l’eau, je mets l’ampli à 12 en broyant mes vitamines à 6 heures du mat, je dégage la porte pour pas que tu restes enfermée des heures dans la salle de bains… etc. C’est con, bêta, sans imagination et surtout c’est pas drôle. Jamais. Evidemment les deux pitres sont faits l’un pour l’autre, ce dont on ne doute pas une seconde dès lors qu’on va voir une comédie estampillée « sentimentale américaine », ils vont se découvrir, s’apaiser et tout finira dans un bain de guimauve, de vacherin et de meringue des plus écoeurant dépourvu de fantaisie et d’inspiration.
Cameron Diaz, cte grande bombe anatomique et Ashton Kutcher cte marionnette fadasse (désolée, je préfère Treat Williams) sont formidablement assortis et rivalisent de grimaces pendant une heure quarante avant le bisou final (oui désolée, je « spoile ») les pieds dans le sable sur la plage, l’œil vitreux et larmoyant.
Les seuls moments vraiment créatifs… bon d’accord le mot est fort, disons inventifs, reviennent aux deux copains qui se détestent avec une gaillardise vivifiante, hélas ils ne sont que secondaires et complètement en retrait, tout juste s’ils ne sont pas « floutés » à chacune de leur apparition ! ah oui aussi, important. J'ai appris que ce qui fait mourir de rire les beaufs bourgeois millionnaires (une garden party chez le patron de Joy...) sont les expressions "mother fucker" ou "branleur" ! Trop smââârt, j'y repenserai pour briller dans mes dîners en ville !
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Par contre je crois que je n’ai pas été suffisamment convaincante pour vous dire à quel point le film que j’ai vu hier est indispensable, en prise directe avec une réalité qu’on ignore souvent. Et pourtant ce matin encore j’entendais qu’un milliard d’hommes, femmes et enfants crèvent de faim sur la planète. Ce genre de films essentiels, inconfortables mettent vraiment la tête à l’envers.
09:53 Publié dans - LES FILMS : on nous prend pour des "...." ° | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jackpot, cinéma
vendredi, 30 mai 2008
Haïti chérie de Claudio Del Punta ***

Jean-Baptiste est exploité jusqu’à épuisement dans une plantation de canne à sucre en République Dominicaine. Le soir, il retrouve Magdaleine sa jeune épouse anéantie par la mort récente de leur bébé de sous-alimentation. Alors qu’elle est victime d’une tentative de viol, Magdaleine décide de retourner en Haïti là où, elle et Jean-Baptiste ont leurs racines. Aidé d’un médecin, ils traversent le pays pour retrouver leur terre promise. Hélas, leur arrivée en Haïti les confrontera à une nouvelle réalité, la misère sans fond des haïtiens et la violence de la police.
Bien que les acteurs soient non professionnels et travaillent pour la plupart dans ces plantations avec la rage de s’en sortir, il s’agit néanmoins d’une fiction (à la limite du documentaire bien sûr) admirablement bien interprétée. Ce film est une nouvelle fois un choc effroyable. Le sort des haïtiens ne fait pas la une des journaux et pourtant, l’esclavagisme existe toujours bel et bien et qui s’en préoccupe. Les travailleurs n’ont pas de papier, ils sont payés occasionnellement, n’ont pas accès aux soins et doivent se cacher pour échapper aux fréquentes rafles de police. Leur quotidien se limite à trouver de quoi manger, trouver du travail et survivre.
Cette histoire éprouvante, douloureuse et douce parfois notamment grâce à l’amour aveugle que porte Jean-Baptiste à Magdaleine (tous deux splendides d’intensité) est sublimée par l’interprétation des deux jeunes gens et par le traitement que le réalisateur en fait. On a le sentiment d’assister à une longue, belle et obstinée conversation entre les deux.
La fin désespérée, désespérante de ce cauchemar sans fin filmé dans un pays d’une splendeur époustouflante vous laisse effondré, lessivé dans votre fauteuil.
Ne craignez pas d’être bousculés voire chavirés et courez voir ce film indispensable.
Quant à moi, il est plus que grand temps que j’aille voir un film distrayant…

07:33 Publié dans - LES FILMS *** - Ne les ratez pas Aaah Oui ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haïti chérie, cinéma
jeudi, 29 mai 2008
Grace is gone de James C. Strouse **



Selon l’expression consacrée, Grace meurt au combat en Irak et Stanley ne sait comment annoncer la nouvelle à leurs deux filles de 8 et 12 ans. Lui, si sérieux d’ordinaire, peu enclin à la poilade et même plutôt autoritaire leur propose de faire une chose extravagante là tout de suite, à la grande stupéfaction de l’aînée. La plus jeune choisit le « Jardin enchanté », parc d’attractions kitschissime (nous le découvrirons à la fin) en Floride, et pour s’y rendre cela nécessite un voyage de plusieurs jours. Ce périple assez long permet au père de reculer encore et toujours le moment d’annoncer l’horreur. Comment en effet dire à deux petites filles qu’en mourant, leur mère a accompli son devoir alors qu’elles ont entendu à la télé, qu’éventuellement les Etats-Unis se seraient trompés d’ennemis ?
Le réalisateur ne nous bassine pas avec l’engagement et le sacro saint patriotisme américain. A peine entrevoit-on une bannière étoilée sur le cercueil de Grace. Par contre, il s’attarde sur le chagrin de ceux qui perdent des proches dans ces conflits absurdes (si tant est que certains ne le soient pas). Le moment de la révélation aux petites filles est sans cesse repoussé. Stanley reprend des forces régulièrement en écoutant la voix de Grace sur le répondeur téléphonique, tandis que la plus petite qui a réglé sa montre sur l’heure irakienne ferme les yeux à heure régulière pour être en communion avec sa mère au même moment. Stanley ne peut laisser exploser son chagrin et si l’aînée soupçonne son père de lui cacher quelque chose, l’aveu final n’en sera pas atténué pour autant.
C’est un mélo comme on n’en fait plus et vous aventurer sans kleenex serait une erreur colossale. Cela dit, il n’y a ni hystérie ni effusion de toutes sortes dans ce film pudique, délicat et sensible. Il faut dire que le père c’est John Cusak, gras double, voire triple, pantalons directement accrochés sous les aisselles à la manière de qui on sait… lunettes minables de la sécu, démarche lourdaude, en un mot méconnaissable, parvient à rendre ce père dépassé, qui devient de plus en plus complice avec ses filles, vraiment attachant. Quant aux deux petites… à des années lumière des gamins têtes à baffe singes savants que l’on découvre régulièrement, elles sont adorables, mignonnes, exquises, drôles et touchantes.
Les trois vous donnent des frissons de tristesse sans en faire des tonnes. Un exploit avec un tel sujet ! Quant à la musique, les plus finauds reconnaîtront le doux piano de Clint et la délicate guitare de Kyle…
07:38 Publié dans - LES FILMS ** Ah Oui. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : grace is gone, cinéma
mercredi, 28 mai 2008
My Father, my Lord de David Volach ***


Menahem est un petit garçon de 7 ou 8 ans qui vit à Jésuralem avec son père et sa mère. Le père est Rabbin, voue sa vie à l’étude de la Torah et impose une vie austère et froide à son entourage respectueux et soumis. Alors que tous les enfants de son âge jouent, Menahem accompagne son père à la synagogue et subit jusqu’à épuisement les longues litanies assommantes marmonnées par des religieux inflexibles. Il n’est pas rare que le petit garçon s’endorme pendant que son père continue de prier bien longtemps après la fin de l’office. Un jour, au bord de la Mer Morte, Menahem échappe à la surveillance du père et c’est le drame !
Je sors du cinéma et je tiens absolument à écrire encore sous le coup de l’émotion, tant ce (premier) film magnifique m’a emplie de tristesse et de colère. Je ne veux pas perdre cette colère tant la religion et les dégâts définitifs, irrémédiables qu’elle provoque est un des sujets qui me met le plus hors de moi. Or, je suis convaincue que le réalisateur n’est lui, pas un homme en colère. Il montre courageusement et sincèrement une réalité. Il n’y va d’ailleurs pas avec le dos du talmud avec toutes les interrogations qu’il laisse en suspens mais qu’il provoque, sur la foi, ses limites, ses exigences.
Le petit garçon docile avec ses grands beaux yeux curieux de tout m’a évoqué une petite fille elle aussi inoubliable et qui partage pour d’autres raisons que Ménahem le fait d’avoir son enfance confisquée par la folie aveugle des hommes, la petite Baktay du film « Le Cahier ».
La tristesse ne me lâche pas, même plusieurs heures après la projection, parce qu’avec le parti pris de serrer au plus près les visages (lumineux pour la mère, curieux pour l’enfant, sévère, austère pour le père), le réalisateur nous enferme avec les personnages dans leur univers restreint et nous montre les ravages de la bêtise, de l’obstination… oserai-je dire extrémisme ?
L’être intelligent, le père aimant que semble être le Rabbin n’hésite pas à dire à sa femme inconsolable, anéantie de chagrin : « on ne pleure pas le jour du Shabbat ». Lorsqu’elle se reproche d’avoir laissé l’enfant aller seul à la plage avec son père, il ajoute encore : « j’étais dans les bras de Dieu pour la prière ».
La dernière image me laisse un (très) léger espoir en l’être humain ultra religieux (mais en fait, cet espoir est celui du réalisateur, pas le mien) car le père, enfin vaincu, semble réellement mettre en doute les principes fondateurs de toute son existence.
Mais faut-il une telle épreuve, la plus injuste et inacceptable qui soit, pour qu’enfin les religieux se posent la question de la NON existence de Dieu ?
On comprend que ce film ait raflé pas mal de récompenses dans divers festivals à travers le monde, sa force, son humanité, sa douceur, sa résignation lucide forcent le respect, l’admiration et vous laisse, bercé par une musique envoûtante, ensorcelante, triste mais en colère !

07:25 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : my father, my lord, cinéma
mardi, 27 mai 2008
Sidney Pollack
09:22 Publié dans MES CHERS DISPARUS | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : sidney pollack, cinéma
lundi, 26 mai 2008
PALMARES FESTIVAL DE CANNES 2008


Je sais que je ne vais vous faire aucune révélation, mais je tiens à vous donner mon opinion en quelques lignes quand même ! Ce palmarès est à la fois surprenant, enthousiasmant et un tantinet gâché (mais pas diminué) par une, voire deux, fautes impardonnables qui me laissent un arrière goût dont je ne parviens pas à me débarrasser. Mais au fond, être dérangée par Sean Penn, je ne pouvais que m’y attendre !
Avant toute chose, je suis ravie, enchantée que la Palme d’Or revienne à Laurent Cantet pour son film « Entre les murs » qui, hélas pour nous pauvres mortels non accrédités, ne sera visible que le 15 octobre. Le thème, l’apprentissage de la démocratie par des élèves de quatrième d’un collège parisien réputé « difficile » et qui répondent aux doux prénoms d’Esméralda, Souleymane ou Khoumba, promet en effet de belles surprises.
L’enthousiasme, la sincérité, la fraîcheur et l’émotion de l’équipe à monter les marches mythiques une première fois, puis une seconde, pour enfin venir chercher la Palme, récompense suprême, la plus respectée dans le monde entier, étaient vraiment très sympathiques à vivre.
Par ailleurs, les films de Laurent Cantet « Ressources humaines » (un vrai choc, voyez le si vous ne l’avez jamais fait) et « L’emploi du temps » sont d’un tel niveau que je ne doute pas que « Entre les murs » les surpassera encore !
Grand Prix du jury - GOMORRA de Matteo Garrone
Ou le parcours de 6 personnages confrontés à la criminalité dans les villes de Naples, Scampia, Castelvolturno et Terzignon… promet sans aucun doute d’être passionnant. Sortie prévue le 13 août.
Prix de la mise en scène - Nuri Bilge Ceylan pour LES TROIS SINGES
L’acteur réalisateur turc m’avait subjuguée avec son récent « Les climats ». j’attends donc avec impatience « Les trois singes », histoire d’une famille disloquée à force de petits secrets devenus de gros mensonges et qui tente désespérément de rester unie en refusant d’affronter la vérité… Sortie prévue : prochainement
Prix du jury - IL DIVO de Paolo Sorrentino
On apprend que le réalisateur vit sous haute protection depuis ce film qui évoque la vie du Premier Ministre italien Guilio Andreotti et de ses liens avec la mafia. Sujet brûlant et passionnant donc. Sortie prévue : 10 décembre 2008
Prix d'interprétation masculine - Benicio Del Toro pour CHE
Le dyptique dont jusqu’ici je n’entends pratiquement parler que de la durée… 4 h 28 mn qui ne me font nullement peur. Le Che, Benicio et Soderbergh… j’y serai ! (Dommage que Benicio n’ait pas compris l’humour dévastateur de Valérie Lemercier…).
Sortie : octobre et novembre 2008 (le spectateur hors de Cannes n’étant sans doute pas capable d’absorber la totalité du film, grrrrrrrrrrr !)
Prix d'interprétation féminine - Sandra Corveloni pour LINHA DE PASSE
Ou l’histoire d’une femme de ménage dans la ville en transe qu’est Sao Polo qui élève seule ses quatre enfants alors qu’elle est enceinte du 5ème. Je ne connais que « Central do Brasil » et « Carnets de voyage » de ce réalisateur. J’ai adoré les deux. J’attends donc de découvrir celui-ci. Sortie : prochainement
Prix du scénario - Luc Dardenne et Jean-Pierre Dardenne pour LE SILENCE DE LORNA
Les incontournables frères du Festival… Je suis inconditionnelle de leur cinéma depuis « La promesse ». Sortie : 10 septembre.
Caméra d'Or - HUNGER de Steve McQueen (II)
Avec un tel patronyme et un sujet aussi fort : les prisons d’Irlande du Nord en 1981, nul doute qu’on peut s’attendre à un choc. Sortie : 19 novembre
Mention spéciale Caméra d'Or - ILS MOURRONT TOUS SAUF MOI de Valeria Gaia Germanica
Ou la révolte de jeunes adolescentes russes contre leurs parents. Un joli titre et un thème prometteur. Sortie : prochainement.
Palme d'or du court métrage - MEGATRON de Marian Crisan
Espérons qu’on pourra le voir…
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Et voilà où le grand Sean et son magnifique jury se sont plantés, vautrés, affalés, ratatinés… En remettant un :
Prix spécial pour l'ensemble de leur carrière à :
Catherine Deneuve à l’affiche de « Un conte de Noël » et
Clint Eastwood réalisateur de « l’Echange » (sortie 4 février 2009, grrrrrrrrrrrrr !).
Qu’est-ce que c’est que ce prix de consolation, cet accessit de deuxième catégorie pour… « l’ensemble de leur carrière » à ces deux géants ? Nul doute que Sean et sa bande aient été envoûtés par les deux films, mais bon… il y a des tas d’autres films qui repartent bredouille, c’est le « jeu » de la compétition. La seule bonne chose aurait été de les revoir ensemble puisqu’ils avaient été co-présidents du Jury de Cannes en 1994, pour qu’ils essaient ensemble de plaisanter de cette curieuse farce. C’était gênant de voir Catherine Deneuve à l’appel de son nom se dire peut-être « c’est pour ça qu’on m’a fait revenir ? ». Non pas dans le sens « JE mérite mieux que ça », mais « le film « Un conte de Noël » mérite mieux que ça »… Elle a d’ailleurs avec classe et néanmoins beaucoup d’émotion remis les pendules à l’heure en n’évoquant QUE le film d’Arnaud Desplechin, réalisateur qui lui permet de pouvoir encore « tourner des histoires profondes, sensibles et intelligentes » et ses merveilleux et étonnants partenaires Mathieu Amalric et Jean-Paul Roussillon.
Clint était rentré chez lui. Il a bien fait !
Autant on peut remettre un prix à Manoel de Oliveira, centenaire et sans doute doyen du cinéma mondial, pour l’ensemble de sa merveilleuse carrière, autant on n’enterre pas Catherine et Clint avec un rouleau de parchemin !!!
Pourquoi pas une oraison funèbre et une rubrique nécrologique comme aux César tant qu’on y était, avec violons et ralentis évidemment ?
Et pourquoi une standing ovation à Robert de Niro (devant qui je me prosterne... mais qu'a t'il fait de marquant depuis "Casino" ou peut-être "Jackie Brown", en... 1998 ???) et rien pour Catherine Deneuve qui se renouvelle encore et toujours, "prend des risques" comme aiment à le dire les professionnels de la profession ?
Bon, je suis en colère, mais...
P.S. : Edouard Baer est très, très drôle !
11:27 Publié dans FESTIVALS | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : festival de cannes 2008, cinéma
samedi, 24 mai 2008
Un conte de Noël, Roubaix ! d’Arnaud Desplechin ****

Impossible de s’y prendre autrement pour annoncer de quoi il s’agit. Le film débute par une voix off qui déclare :
« A l’origine, Abel et Junon eurent deux enfants, Joseph et Elizabeth. Atteint d’une maladie génétique rarissime, le petit Joseph fut condamné à subir une greffe de moelle osseuse. Sa sœur étant incompatible, ses parents conçurent un troisième enfant, Henri, dans l’espoir de sauver Joseph. Mais Henri, lui non pus, ne pouvait rien pour son frère, et Joseph mourut à l’âge de sept ans. Malgré la naissance d’un petit dernier, Ivan, la famille Vuillard ne se remet pas des conséquences de ce traumatisme… »
Bien des années plus tard et alors que les relations sont plus que tendues, surtout entre Elizabeth qui a « banni » son frère Henri, Junon et Abel décident de rassembler tout ce monde pour la traditionnelle fête de Noël. Or rien ne semble traditionnel ou classique dans cette famille. On dirait que la mère n’a pas pardonné à Henri de n’avoir pu sauver son frère. Or, aujourd’hui, c’est elle qui est atteinte de la même maladie et qui a besoin d’une greffe de moelle. Chaque membre de la famille a fait les tests.
Par où commencer pour parler de ce film, de cette histoire, de ce conte humain, cruel qui emporte et submerge dans un maelström d’émotions insoupçonné et inattendu ? Toujours tendu, parfois drôle, souvent féroce, Desplechin réussit la prouesse d’être d’une profondeur inouïe sans jamais être lourd, d’une douceur, d’une légèreté, d’une gravité et d’une drôlerie ébouriffantes. Il vous cloue au fauteuil à la manière d’un P.T. Anderson au début lorsqu’il faut mettre en place les nombreux personnages sans embrouiller. Il y parvient. Ensuite, on pense à « Festen » pour les règlements de comptes familiaux, les révélations aussi, à Bergman pour la force et l’intensité. Et pourtant cela reste un film unique, de Desplechin, son meilleur, abouti, complet, intime, épidermique, un film qui approche la perfection tant il permet de visiter toute l’étendue de ce qui fait les rapports humains et plus encore les relations entre les membres d’une famille éclatée, décomposée.
Amour, haine, égoïsme, générosité sont au cœur de cette tragédie familiale jamais pesante, souvent hilarante et pourtant ô combien tendue voire inquiétante. Se dire des horreurs, crier au secours mais pas vraiment, tenter de révéler en une soirée tous les non-dits, chercher à guérir de tous les traumatismes qui collent à la peau, à la vie, à l’identité… tel est le pari de ce conte sublime et cruel.
Mais saura t’on jamais ce qu’Elizabeth reproche à Henri au point de ne pouvoir supporter physiquement d’être dans la même pièce que lui ? Henri, finalement seul donneur compatible pour sa mère lui fera t’il ce don ? Donnera t’il la vie à sa mère qui ne l’aime pas ? Est-ce que la vie, l’amour triompheront de la mort et de la haine ?
Être happé, littéralement par les joies et les tourments d’une famille dont on ne connaissait pas l’existence est le miracle, encore une fois, de ce film de Desplechin, un cadeau dans une vie de cinéphile.
Attardons-nous (le nous de majesté me sied à merveille non ?) sur l’interprétation, la distribution, le casting en acier trempé, en béton armé, en or massif.
Abel, le père, c’est Jean-Paul Roussillon, débordant d’amour maladroit pour ses enfants parce que trop envahi par celui, inconditionnel qu’il porte à sa femme. Il tente, toujours un peu gauche, d’harmoniser l’ensemble mais se heurte constamment à l’omnipotence de Junon. Ivan, le plus jeune (Melvil Poupaud) grand enfant bien que père lui-même, aime sa femme et semble être tout surpris d’être aimé en retour. Sa femme c’est Sylvia (Chiara Mastroiani), lumière vive et irrésistible, aimée d’amour inconsolable par son cousin. Anne Consigny est Elizabeth, la grande sœur qui vit le drame d’avoir un fils schizophrène, celui de perdre sa maman, d’avoir un frère qu’elle déteste (pourquoi ?) et qui pleure et qui chuchote (insupportable pour moi… bien qu’elle soit idéale pour incarner la tristesse qui suinte par tous les pores de sa peau… ne peut-on arrêter de la faire murmurer en pleurant ???). Emmanuelle Devos est Faunia, l’amie d’Henri, compréhensive, énergique qui refuse de se laisser asphyxier par les déchirements et les incertitudes de cette famille. Elle est tordante.
Mais au-dessus de ce monde en fusion, il y a Mathieu Amalric, indomptable, excessif et convaincant. Il est le plus torturé, le plus fragile, le plus abominable, méchant et drôle aussi. C’est lui qui peut regarder en face les gens et leur dire exactement ce qu’il pense d’eux (Jacques Becker si tu passes par là, regarde et écoute !) sans sourciller : « toi tu ne comptes pas », « je ne t’ai jamais aimée », « fous le camp ». Il est sans cesse au bord du coma éthylique (ce qui semble aider à pouvoir dire ce qu’on pense) sans jamais être ridicule. Il se prend des baffes, des coups de poing tant il est agaçant, sans sourciller. Il parle seul dans la rue, s’effondre tête première dans le caniveau. Il est grandiose, jamais ridicule, souvent drôle, parfois pathétique ou émouvant. Quel acteur, mais quel acteur !

Et puis, évidemment, il y la reine, que dis-je elle est impériale, Catherine-Junon-Deneuve qui comme toujours m’hypnotise littéralement par sa présence, rien que sa présence, son visage et sa voix unique qui peut cracher à son fils dans un débit inimitable « je ne t’ai jamais vraiment aimé »… et lors de la greffe lui dire encore « regarde, je rejette tout ce qui vient de toi ». Elle n’est jamais meilleure que quand elle est sentimentalement incorrecte comme ici. On sent qu’elle jubile à être cette « Junon » autant crainte que vénérée. Elle peut aussi sans jamais être ridicule, manger du regard Jean-Paul Roussillon et lui affirmer « t’es mignon », on la croit, puisque c’est elle qui le dit.
Ce film laisse son empreinte, délicieusement dérangeante et c’est avec de tels films que se renouvelle encore et encore l’amour du cinéma. Merci, que dire d'autre ?


11:43 Publié dans - LES FILMS ***** - Incontournables Aaaaah Oui Oui | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : un conte de noël, cinéma
vendredi, 23 mai 2008
Nés en 68 d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau **

Catherine a 20 ans en 68, elle est étudiante à Paris, elle aime Yves et Hervé qui le lui rendent bien. Après la révolte de mai, gagnés par l’utopie communautaire, ils partent avec quelques autres s’installer dans une ferme abandonnée du Lot. Catherine y passera sa vie entière, ne reniant jamais ses idéaux libertaires, alors que d’autres ne supporteront pas cet isolement, cette façon de vivre. Des enfants naîtront, grandiront, les destins basculeront…
Prenant à contre-pied la déclaration sarkozisto-sarkozienne « il faut liquider l’héritage de mai 68 » les deux réalisateurs choisissent d’égrainer chronologiquement 40 ans de la vie d’une femme traversée par tous les remous historiques qui ont agité la France depuis ces quatre décennies. De 68 à 2007 et à l’élection de qui on sait, rien ne manque : les traumatismes de la guerre d’Algérie, le manifeste des 347 salopes, la liberté des femmes à disposer de leur corps, les chambardements politiques, la chute du mur de Berlin, l’élection de Mitterrand en 81, puis le dégrisement, jusqu’au désappointement à l’élection de Chirac et à l’effroi lorsque le Pen se retrouve au second tour.
Le film est emporté par un souffle éminemment romanesque et par Laetitia Casta qui porte solidement et énergiquement tout le monde et les évènements de sa vie. Elle est formidable. Mais l’histoire a du mal à démarrer (trop de fleurs dans les cheveux et de démonstrations d’une sexualité débridée et décomplexée dans la première partie) et à se conclure. La dernière demi-heure est interminable et pourtant, et c’est contradictoire, on a du mal à se faire à l’idée de quitter ces personnages qui nous ressemblent. C’est une fresque humaine et politique où le passé n’est pas idéalisé (la vie en communauté n'a rien de paradisiaque) mais une ombre de nostalgie (pas désagréable) plane néanmoins.
La deuxième partie qui voit grandir les enfants et entrer dans l’âge adulte en même temps que la découverte de ce fléau mortel, le sida m’a paru encore plus intense et bouleversante par moments. Elle est portée par deux jeunes acteurs encore inconnus Théo Frilet et Sabrina Seyvecou absolument convaincants et poignants, deux échos, deux reflets, deux visions de l’éducation qu’ils ont reçue. 20 ans après 68, la jeunesse continue le combat des parents d’une autre façon. L’héritage militant de leurs parents doit être repensé.
Un beau film humaniste, engagé et naïf mais surtout sincère, qui aurait gagné à être plus "resserré" !
12:18 Publié dans - LES FILMS ** Ah Oui. | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : nés en 68, cinéma
jeudi, 22 mai 2008
Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal **

Pourquoi deux étoiles seulement êtes-vous en train de vous demander ? Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas Indy qui est en cause. Il n’est même pas décevant. C’est juste que tout au long et en sortant de la projection on est en droit de se dire ; « n’y aurait-il pas comme une impression de déjà vu dans tout ce remue-ménage ? ». Car en effet, question scénar, ça vole pas au-dessus d’un nid de coucous et niveau surprise c’est Waterloo ! Si vous êtes de bonne humeur (c’était mon cas) vous pouvez décider que non, on ne vous a pas pris pour un c.. et plus si affinités et vous mettez deux étoiles. Dans le cas contraire, mauvaise humeur, levage du pied gauche, digestion lente et délicate, ça peut chauffer !
Par contre disons que bon, ouf et youpi, tatatataaaaa tatataaaaaaaaa (sur un air de John Williams), Indy est resté le même, si ce n’est une démarche un peu lourdaude de dos. Mais de dos uniquement car sous la douche : tout va bien ! Indy est toujours cool, nonchalant, grimaçant et prodigue toujours de merveilleux conseils à son entourage bas de plafond : « baissez-vous ! » (quand ça canarde sec alentour), « il était gros ou petit le scorpion qui t’a piqué ? Tu ne me déranges que si c’est un petit » (quand on se fait piquer par un petit scorpion ; les gros ne sont pas dangereux), « si tu veux être un grand archéologue, sors de la bibliothèque » (quand on reste à la bibliothèque pour étudier l’archéologie) etc, etc…
Justement parlons-en d’archéologie. Moi je suis pas une flèche en archéologie (et en plein de trucs ologie, comme la cuisine par exemple, mais bon…) alors, l’intrigue, le pitch, l’argument d’Indy, quatrième du nom, j’y entrave que pouic. Les masques en cristal plus solides qu’une porte blindée, les incantations au soleil par des tarés idolâtres qui vous balancent des flèches empoisonnées alors que vous passez par là en sifflotant, les cités perdues au fin fond du Pérou qui disparaissent dans l’eau, le rapport avec Staline, les communistes et tutti frutti c’est pas mon rayon, et pourtant c’est pile poil de ça dont ça cause dans Indy le quatrième… mais on s’en fout un peu je dois dire. En ce qui me concerne, je m’en fous total recall. Il y aussi d’autres trucs sentimentalo-familiaux, mais je vous les laisse découvrir, c’est trop bon.
Moi, ce que je veux c’est Indy… en veux-tu en voilà quand y’en a plus, y’en a encore. Et là c’est bon j’en ai eu. Il est beau, il est grand, il est marrant. C’est Indy. J’adore quand il ramasse son chapeau (il arrête pas de tomber son chapeau) ou qu’il joue du lasso avec son fouet. Ouais ! Sinon, je sais pas s’il s’est transformé en titane ou quoi depuis l’autre jour (y’a 20 ans) que je l’avais vu mais déjà dans le temps d’avant, il pouvait se sortir des pires situations sans une égratignure… maintenant il parvient à échapper à une explosion nucléaire en se protégeant dans un réfrigérateur (vous pouvez pas comprendre). La bonne idée du truc, c’est qu’après il faut qu’il se fasse décontaminer à la brosse de chiendent… et ça, ca ne peut pas se faire en duffle-coat… Alors voilà, il faut attendre le quatrième épisode des aventures d’Indy pour le voir tout nu. C’est pas mal du tout, pour un vieux chnok (on arrête d’ailleurs pas de lui répéter qu’il n’est plus de première jeunesse, ce que je trouve d’une indélicatesse sans nom.). Un truc de sûr, il aime pas qu’on chipote à son sguègue avec une brosse ! Preuve qu'en plus d'être tout ce qu'il est, Indy est délicat.
Bon à part ça, il saute trois fois dans des précipices, il bondit dans des voitures lancées à toute berzingue, il se prend des coups de pieds, des coups de poing, il écrase de fourmis géantes… que dalle, il se relève. Mais il a toujours peur des serpents. C’est marrant. Les phobies des autres, c’est toujours marrant. Sinon ? ben, rien, enfin la routine parce que Steven a choisi de ne pas faire du neuf avec du vieux : un traître c’est toujours un ami, les méchants sont toujours des méchants et quand ils ne sont pas nazis, ils sont communistes. Karen Allen et Shia LaBeouf jouent les utilités et sont réduits à rouler des billes d’admiration tellement Indy il est incroyable pendant que Kate Blanchett roule les « r » pour faire russe et que John Hurt se ridiculise !
Steven, j’aime bien que tu nous l’aies gardé intact notre Indy, que tu n’aies pas rendu ses aventures trop pyrotechniciennes, il a toujours son bon goût de madeleine qui revient du coup, et un bon en arrière de 20 ans, je prends… mais tout de même, un petit truc en plus qui aurait fait la différence, j’aurais pas été contre !
Quant à toi Indy, méfie-toi du ptit jeunot qui ressemble à Besancenot... oui, celui qui a failli te piquer ton chapeau...


07:59 Publié dans - LES FILMS ** Ah Oui. | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : indiana jones et le royaume du crâne de cristal, cinéma
mercredi, 21 mai 2008
Enfances ***

Y’a-t-il un moment clé dans l’enfance de chacun, un instant précis où tout bascule, où l’avenir se profile, où le destin se concrétise ? Oui répond Yann Le Gal, initiateur de ce projet enthousiasmant qui choisit de faire raconter par six jeunes réalisateurs, un épisode déterminant de l’enfance de six réalisateurs qui ont marqué, et continuent d’imprimer leur influence sur le cinéma mondial. Même si le résultat est forcément inégal, il est néanmoins vraiment réjouissant dans son ensemble et bizarrement (ou logiquement) atteint vraiment des sommets quand les réalisateurs choisissent de filmer un peu à la manière de. Tous les enfants qui incarnent les futurs grands hommes sont étonnants.
L’enfance de Fritz Lang par Yann le Gal : au début du XXème siècle, les idées antisémites commencent à émerger en Autriche et le jeune garçon découvre que sa mère est juive.
« J’ai beaucoup aimé ma mère, et c’est là, le seul bon souvenir de mon enfance ».
L’enfance d’Orson Welles par Isild Le Besco : admiré de tous pour ses capacités à réciter de longues tirades shakespearienne dès l’âge de 5 ans, le jeune Orson est foudroyé le jour où sa mère adorée tombe gravement malade. Il est persuadé qu’elle restera en vie s’il ne la quitte pas des yeux un instant.
« J’ai toujours eu le sentiment de désespoir de n’avoir jamais été à la hauteur des attentes que ma mère mettait en moi ».

L’enfance de Jacques Tati par Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Encombré par un corps qui a poussé trop vite, l’immense Jacques déconcerte photographe et professeur le jour de la photo de classe. Le photographe tente de multiples combinaisons pour faire entrer ce grand escogriffe plus grand de 30 ou 40 cms que ces camarades dans le cadre. Cet épisode est de loin le plus réussi, le plus drôle, le plus burlesque, le plus poétique et la grande tige de jeune acteur ressemble comme deux gouttes d’eau au Tati qu’on a connu bien plus tard.
« La vie moderne est faite pour les premiers de la classe. Ce sont tous les autres que je voudrais défendre ».

L’enfance de Jean Renoir par Ismaël Ferroukhi : comme chaque année, Jean passe ses vacances à la campagne. Cette année il rencontre Godefer, un garçon de son âge qui habite une petite maison dans la forêt avec son père. Il vit de chapardages et de braconnage. Il va faire découvrir cet univers inconnu au jeune citadin et lui révéler également les différences de classes sociales.
« Je sais qu’il faut, non pas rejeter, mais absorber l’étranger et les connaissances qu’il nous apporte ».

L’enfance d’Alfred Hitchcock par Corinne Garfin : élevé dans une austère maison digne de « Rebecca », étouffé par une mère injuste, autoritaire, bigote, castratrice et vertueuse, Alfred se réfugie dans le théâtre et surtout dans sa vénération pour les actrices. Une nuit, alors que sa mère lui a détruit son album de photos, le jeune Alfred se réveille et voit sa chambre, sa maison, peuplées d’ombres et du cadavre de ses parents…
« Il se peut que l’éducation, si importante chez un homme, et mon instinct transparaissent dans mon travail ».

L’enfance d’Ingmar Bergman par Safy Nebbou : la naissance d’un troisième enfant, une petite fille, vient bousculer et perturber la vie de la famille Bergman. Pris entre les tourments d’une éducation rigide et les manipulations de son frère, le jeune Ingmar s’échappe en visionnant une curieuse boîte à images.
« Le cinéma en tant que rêve, le cinéma en tant que musique. Aucun art ne traverse, comme le cinéma, directement notre conscience diurne pour toucher à nos sentiments, au fond de la chambre crépusculaire de notre âme ».

07:42 Publié dans - LES FILMS *** - Ne les ratez pas Aaah Oui ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : enfances, cinéma




























