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  • Valse avec Bachir d’Ari Folman *****

    Valse avec BachirValse avec BachirValse avec Bachir

    D’emblée on est stupéfait par la beauté des images. Les couleurs sombres et lumineuses, terriblement douces, les ombres et les mouvements, le vent, les vagues… tout concourt à installer une ambiance envoûtante, bouleversante et parfois dérangeante qui ne disparaîtra qu’à la fin du film. On est aussi saisi d’effroi par cette meute de chiens hurlant et bavant qui se ruent sur l’écran comme s’ils allaient le traverser et nous bondir dessus. Il s’agit en fait du cauchemar récurrent d’un ami d’Ari Folman qui est réveillé chaque nuit par cette vision d’enfer. Lors de la première guerre du Liban au début des années 80, cet ami a dû tuer 26 chiens très gênants. Cette mission lui a été confiée car il était incapable de tuer des hommes. En écoutant son ami se confier, Ari s’aperçoit qu’il a complètement occulté cette période où lui aussi était soldat. Cette période douloureuse dont le point culminant est le massacre de Sabra et Shatila, il souhaite aujourd’hui, 20 ans plus tard, s’en souvenir, l’évoquer et savoir quel avait été son rôle précisément lors de la tuerie. C’est ainsi qu’il part à la recherche et à la rencontre des hommes qui avaient comme lui une vingtaine d’années à l’époque et qui furent les témoins de ce carnage perpétré par les phalangistes chrétiens sous le regard inerte d’Israël. Toute la population des deux camps de réfugiés palestiniens à l’ouest de Beyrouth a été massacrée en représailles à l’assassinat de Bachir Gémayel véritable héros (héraut) libanais.

    J’espère que le fait de faire de ce film le premier documentaire d’animation de l’histoire du cinéma ne rebutera personne car au-delà du fait qu’il prouve que le cinéma peut encore et toujours inventer et surprendre, il prouve aussi à quel point le cinéma israëlien est inventif et indispensable. Ari Folman fait de son film une réussite en tout point admirable bâti comme un documentaire mais en y intégrant également une dramatisation qui va crescendo, un suspens haletant. Et c’est tout l’art des très grands de réussir à nous captiver sans relâcher l’intérêt un seul instant alors qu’on connaît parfaitement l’issue de l’histoire. Au gré des rencontres et des témoignages, le réalisateur construit son récit en flash-backs tous plus passionnants les uns que les autres tant les protagonistes ont chacun une personnalité forte, attachante et un art indiscutable pour exposer leur vision du drame. La mémoire est dynamique et vivante nous dit-on et plus Ari Folman va creuser profond, plus les souvenirs vont resurgir, le laissant terrassé (et nous avec) devant l’horreur.

    Ce film de guerre psychanalytique et limpide qui montre encore et encore à quel point les soldats ont peur, est d’une beauté, d’une force et d’une puissance émotionnelle incomparables.

    Ne le ratez pas car c’est un film indispensable et sublime porté par des images, des personnages et une musique inoubliables. Comment manquer cette scène magique d’un soldat valsant en pleine nuit avec les balles qu’il tire en virevoltant au son de Chopin devant un portrait de Bachir ?

    Valse avec Bachir
  • Au bout de la nuit de David Ayer °°

    Au bout de la nuit - Keanu Reeves

    Machin est un flic qui dort tout habillé… ou alors Keanu Reeves a un pijama rayé et ça, je ne peux pas le croire. Il vomit toute sa vodka du petit déjeuner mais ça ne l’empêche pas d’être le meilleur flic de L’Os En Gelé… comprenez qu’il dégaine avant de discuter, tire sur tout ce qui remue sans sommation et que même pas il frappe à la porte avant d’entrer. Mais bon, comme il tue que des vilains, on pardonne. Un jour il se frite grave avec son ex co-équipier, un grand noir propre sur lui qui le traite de raciste et tout… ça l’énerve trop Machin. Le lendemain, il veut aller lui dire son fait en lui fichant son poing dans sa gueule de naze (Machin a un problème de communication ça saute aux yeux comme un coup de pied au cul), non mais pour qui tu te prends ! Et paf (le chien… oui je sais elle date pas d’hier mais bon…) vla ti pas que l’ex co-équipier (tu sais le joli noir) se fait buter en plein dans une supérette dis donc. Et devine qui vient dîner ce soir ? Oups, devine qui c’est qu’est accusé ? Gagné, c’est Machin ! Mais dis moi, tu l’as vu le film ou bien ? Parce que si tu l’as vu c’est peut-être pas la peine que je me casse le mirliton à te raconter l’affaire !

    Bon, je reprends. Donc, Machin est accusé d’être un tueur de flics Tu te rends pas compte ! Tuer des gens c’est que dalle, tuer des flics c’est hyper grave. Là-dessus, tu vas pas le croire, y’a le Docteur Maison qui déboule avec son front tout plissé et sa calvitie zarbi (en plein milieu du crâne mais derrière, j’avais jamais vu ça… Vous avez vraiment pas de bol vous les mecs avec vos cheveux qui foutent le camp… Et pendant qu’on est là à papoter chiffons, il faut vraiment que je comprenne comment il fait Keanu Reeves. Il a quand même 44 ans le cochon, et il a pas encore l’ombre de la moindre menace de ride, ça m’énerve !!!). Bon, le Docteur Mamour, c’est un vilain de l’IGS qui enquête sur les flics qui tuent des flics, autant dire que machin va avoir du fil à retordre. Et effectivement, ça va canarder sec, le plus souvent à tort à travers et sans raison apparente. Mais bon. Passons. On va avoir un défilé de flics ripoux de chez ripoux, puis des keufs zélés, des blacks-yo-man en jogging avec des chaînes en or, des qui dealent, des qui sniffent, quelques filles (pas très jolies j’ai trouvé) et vla, emballé c’est pesé. La grande révélation finale (qui c’est le grand vilain finalement hein je te le demande ?) est téléphonée dès la première bobine. C’est tellement con, tellement violent (bras arrachés, cervelle qui gicle…) et la plupart du temps de façon tout à fait injustifiée que je l’avoue sans peine, il y a bien longtemps que j’avais eu cette furieuse envie de sortir d’une salle. Mais je reste. Non pas qu’à ce degré de nullité j’imagine qu’il puisse y avoir un sursaut dans la dernière demi-heure. Non, c’est juste que je me demande toujours jusqu’où on peut descendre. Profond cette fois !

  • In Bruges de Martin McDonagh ***

    Bons Baisers de Bruges - Brendan Gleeson et Colin Farrell
    Bons Baisers de Bruges - Ralph Fiennes

    Après une « mission » qui a quelque peu foiré en Angleterre, Ken et Ray se retrouvent mis au vert pour quelque temps par leur patron Harry. Voilà donc ces deux tueurs à gage obligés de cohabiter dans la même chambre d’hôtel à Bruges (oui, oui en Belgique encore !). Si Ken s’accommode fort bien de son séjour dans une ville touristique au possible et en profite pour le rendre culturel, Ray, le plus jeune, boude et ronchonne persuadé d’être puni dans le t… du c.. du monde !

    Voilà bien la meilleure surprise, la plus délicieusement originale et décalée depuis bien longtemps. Et ce n’est pas uniquement dû au fait que ce film me permet de remettre (encore… merci) un pied en Belgique, dans la féerique ville de Bruges, personnage à part entière, filmée comme une boule à neige, une vraie prison irréelle !

    Comment rendre deux tueurs sympathiques ? Prenez deux acteurs merveilleux, rendez les plus qu’humains et le tour est joué. Brendan Gleeson, plus nounours adorable que jamais est à la fois paternel, amical, protecteur et fraternel. Quant à Colin Farrel, meilleur (et ici vraiment excellent… j’en reviens pas de dire ça) de film en film, il est bougon à souhait, pas bien haut de plafond mais il fait ça à merveille et joue comme un petit garçon qui a fait une grosse bêtise (mais vraiment une très très TRÈS grosse bêtise…). Il ne s’en remet pas et devient dépressif et suicidaire. Il est à la fois drôle, pathétique et émouvant. L’arrivée de Ralph Fiennes (toujours caniculaire ce garçon… enfin, bon, je me comprends !) taré à fleur de nerfs comme il se doit et qui s’acharne sur un objet inanimé… ajoute encore une dose de non sens et de bouffonnerie à l’ensemble déjà bien barré. Mais de burlesque, loufoque et nonchalant le film prend alors une tournure plus agitée, plus violente, plus centrée sur le thriller, le code de l’honneur des truands, enfin des trucs de mecs qui en ont. On y rencontre aussi un nain toxico et raciste, une jolie fille pas farouche qui vend de la drogue sur les tournages de films, un skinhead amoureux (Jérémy Rénier, méconnaissable. Cet acteur peut décidément tout faire), un marchand d’armes russe… et cela finit par une course poursuite déjantée dans les rues pavées de Bruges où les deux « héros » auront été confrontés à la rédemption et à la culpabilité, pas moins.

    J’ajoute que vous ne trouverez ni moules ni frites dans ce film déjanté, mais beaucoup de bière, les deux lurons étant irlandais.

    Dépliant touristique de la ville de Bruges, thriller, comédie, performance d’acteurs, tout ça un un seul film alors, précipitez-vous pour découvrir et déguster ce festival de surprises !

    Bons Baisers de Bruges - Affiche américaine

     

  • Eldorado de Bouli Lanners ***

    Eldorado

    Alors qu’il rentre chez lui, Yvan surprend un jeune cambrioleur, Elie, en train de lui ravager sa maison. Après quelques pourparlers, Yvan est touché par ce jeune homme complètement perdu et lui propose de le ramener chez ses parents. Yvan étant vendeur de voitures vintage, le voyage s’effectue à bord d’une immense Chevrolet. D’emblée on est hors du temps et heureusement Yvan ne prend jamais l’autoroute ce qui permet un voyage à travers la campagne belge parfaitement exotique.

    Est-ce le fait d’avoir vécu plusieurs décennies un pied en France l’autre en Belgique (tu parles si c’est commode !) qui fait que je me sens toujours attirée par tout ce qui touche de près ou de loin à la belgitude et à l’accent irrésistible de ces « indigènes », le plus doux qui soit à mon oreille ? Peut-être, ou pas. En tout cas, il est sûr qu’un homme qui se fait cambrioler uniquement parce qu’il est le seul à ne pas avoir un molosse qui garde sa maison ne peut qu’attirer ma sympathie et ma curiosité. Ce nouveau film route, un peu drôle, un peu triste, pétri d’humanité qui ne sait comment s’exprimer mais qui se prouve est un nouvel ovni. Les deux personnages, parfois taiseux, parfois bavards se prennent parfois à philosopher sur la vie, le monde, les êtres. Ils avancent, font d’improbables rencontres : un collectionneur de voitures (Philippe Nahon, toujours bien barré) sur lesquelles se sont écrasés des suicidés, un naturiste prêt à rendre service, des motards qui ne veulent pas d’ennuis, un chien mourant… On rit, on s’apitoie, on s’émeut et aussi, et surtout, on contemple car Bouli Lanners (acteur et réalisateur du film) est également peintre à ses heures paraît-il et il le prouve car chaque plan semble pouvoir être figé en tableau. Entre Edward Hopper pour les bistrots, les stations services perdus au milieu de nulle part et Turner pour les cieux tourmentés, on navigue sur une palette de couleurs et de mouvements étourdissants et on se laisse capturer par un film rare, grave, drôle et fraternel.

  • Le témoin amoureux de Paul Weiland °

    Le Témoin amoureux - Michelle Monaghan et Patrick DempseyLe Témoin amoureux - Michelle Monaghan et Patrick Dempsey

    Hannah et Tom deviennent amis alavialamort par hasard. 10 ans plus tard Hannah est toujours une jeune femme sage, charmante, drôle et intelligente tandis que Tom, comme son père (oh la la, misère, l'un des derniers rôles de Sidney Pollack en vieux beau qui épouse des minettes de quarante ans de moins que lui !!!), est un queutard invertébré qui couche avec tout ce qui remue. Mais la tradition est immuable : le dimanche, ils le passent ensemble. Ils vont au cinéma, au restaurant, à la plus meilleure boulangerie du monde manger des desserts et piquer ce que l’autre a dans son assiette, ah ah ah si c’est pas de la complicité comme on n’en fait plus ça madame…et ils finissent la journée par la promenade obligatoire (on est à New York) sur le petit pont so romantic de Central Park ! Sinon, le reste du temps, ils le passent dans des cocktails et des soirées mondaines. Un jour, Hannah doit se rendre en Ecosse pour son boulot. Six semaines. Pendant que Tom s’étiole à New York (comprenez : il ne baise plus) et s’aperçoit qu’Hannah est LA femme de sa vie et qu’il va le lui dire dès qu’elle rentrera, Hannah rencontre l’homme de sa vie à elle en la personne de Collin, jeune homme parfait, beau, riche, intelligent, drôle… qui sait TOUT faire, et bien.

    A l’annonce du prochain mariage d’Hannah et Collin et du choix de Tom pour être sa « demoiselle d’honneur » (ah ah ah rions encore ! "ce type est 100 % gay" !), Tom n’a que quinze jours pour s’employer à empêcher cette union. C'est là qu'intervient l'immuable et indispensable bande de potes à qui on dit TOUT !). Rassurez-vous le scénariste, par une pirouette navrante va réussir à faire que Collin ne soit plus aussi irréprochable. En un mot il a menti sur les qualités essentielles de la marchandise (mais non pas ce que vous croyez… car lors d’une scène de douche consternante après un match de basket, les américains sont « dégoûtés » par la taille de l’engin de l’écossais..., je pense, je suppose que là aussi il faut rire... va savoir !).

    Parfois il me prend des envies de voir une comédie sentimentale américaine, c’est mon côté fleur bleue qui fait des siennes. J’arrive pas souvent à le contrôler de toute façon. Donc j’avais le choix entre  « ça » et « Sans Sarah rien ne va ». Il se trouve que l’affiche du second me file un urticaire géant ainsi que la présence annoncée comme une référence de Apatow ou quelque chose comme ça. Donc, j’ai choisi « Le témoin… ». Aïe ça commence hyper mal avec des blagounettes à deux balles pas vulgaires pour deux sous du style : « Bill, tu veux un cigare ? », « Non je préfère les pipes !!! ». Peut-être serez-vous écroulés morts de rire quand vous saurez que le gars est déguisé en Bill Clinton et la fille en Monica lors d’une soirée estudiantine !!! Franchement, le film a beau censé démarrer en 1998, est-ce que ça fait encore rire quelqu’un de savoir où Bill Clinton a fourré son bigoudi ??? Ensuite nous avons droit à ce genre de joyeusetés hilarantes : « elle était en extase devant lui comme s’il chiait des licornes »… et j’en passe. Evidemment, Patrick Dempsey, dans le rôle de Tom est très joli, même s’il est formaté acteur de séries (aïe, pas la tête, merci !) c’est-à-dire tellement habitué à jouer en plan fixe face caméra qu’il maîtrise parfaitement le 24 grimaces/seconde. Quant à Michelle Monaghan, elle est très mimi, et même à croquer, mais je n’arrive pas à croire qu’une fille qui a l’air plutôt intelligent puisse être préoccupée par toutes ces niaiseries de préparatifs de mariage au point d’en piquer des crises de larmes  : « comment tu as pu me gâcher cette journée ? Tu savais pourtant que j’en rêvais depuis que j’ai 10 ans ». Il s’agit de la « fameuse » journée-qu’il-ne-faut-pas-rater-d’enterrement de vie de jeune fille !!!

    Je me demande si un jour quelqu’un osera la comédie sentimentale sentimentalement incorrecte… J’aimerais aussi que l’humiliation du troisième personnage soit évitée. Mais comment faire ? Cela ne s’appellerait plus comédie mais drame si les deux tourtereaux ne finissaient pas dans le même lit.

    Ah la la, quel casse-tête !

  • La personne aux deux personnes de Nicolas et Bruno **

    La Personne aux deux personnes - Daniel Auteuil
    La Personne aux deux personnes - Alain Chabat

    Gilles Gabriel, chanteur has been des années 80 entend une chanson de lui dans son auto-radio. Complètement distrait par ce qu’il considère comme un come-back possible il percute un piéton et meurt au volant. Le piéton, c'est Jean-Christian Ranu, petit comptable minable boudiné dans son sinistre costume. Il se relève de l’accident sans une égratignure mais ne tarde pas à s’apercevoir qu’il est ‘habité’ par Gilles Gabriel. D’abord complètement paniqués et incrédules, les deux hommes que tout semble opposer vont devoir apprendre à cohabiter !

    Drôle de bonne idée de comédie s’il en est, on imagine aisément comment avec un tel sujet, les réalisateurs auraient pu foncer droit dans le mur avec tout ce que les situations auraient pu avoir de répétitif et de trivial. Or, il se trouve qu’il paraît que Nicolas et Bruno (dont je n’avais JAMAIS entendu parler avant, shame on me !) sont des champions du burlesque. C’est vrai qu’ils s’en sortent plutôt bien en intégrant également à leur farce une vision assez cauchemardesque du monde de l’entreprise. Mais aussi et surtout, il doivent énormément à leur époustouflant duo d’acteurs. Alain Chabat, invisible pendant les trois quart du film s’impose par sa voix seule et le second degré irrésistible qu’il arrive à imprimer à chacune de ses interventions. Que dire de Daniel Auteuil, capable de passer du personnage on ne peut plus sombre et suicidaire de « Mr 73 », il excelle ici, en roi de la comédie. Ridicule, ratatiné, coincé, pratiquement seul à l'écran la plupart du temps, il se sort de toutes les situations. Un exploit !

  • Wall-E d’Andrew Stanton *** et Soirée Allociné

    Avant de vous parler du plus merveilleux petit robot jamais rencontré dans ma vie de cinéphile (oui même R2D2…) laissez-moi vous dire quelques mots sur la soirée à laquelle j’étais conviée avec quelques deux cents autres happy few. Cette soirée en était à sa toute première édition, à l’initiative d’AlloCiné et portait le doux nom de :

    ALLOCINE FAMILY & FRIENDS

    D’abord, je vous dois des excuses, deux fois ! Primo, si je tarde un peu à revenir vers vous c’est que bien que la soirée a eu lieu jeudi, je suis restée une journée de plus à faire ma provinciale « à la capitale ». Deuxio, j’ai tellement papoté que je n’ai même pas pensé à dégainer mon appareil photo et vous rapporter quelques preuves en forme de souvenirs.

    J'ai seulement, pour des raisons purement sentimentales, sorti mon appareil avant d'arriver dans la salle :

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    AlloCiné fait bien les choses car la soirée se passe au Cinéma Le Wépler Place Clichy et il se trouve que ce cinéma (avant qu’il ne soit transformé en multiplexe) fut « LE » cinéma de ma jeunesse. Ce petit épisode nostalgique passé, c’est plutôt agréable d’être accueillie par l’adorable Jonathann (de l'Agence Heaven) que je n’aurai hélas pas l’occasion de revoir tant la soirée (trop courte) happe les uns et les autres dans un tourbillon de curiosités. Une autre curiosité aussi est celle d’avoir à se présenter de cette étrange façon : « bonjour, je suis Pascale de « Sur la route du cinéma » car même si mon blog fait partie intégrante de ma vie à présent, je ne pensais pas qu’il prendrait un jour une place si considérable me permettant de rencontrer enfin des gens qui partagent ma passion que je vivais jusque là seule dans mon coin !

    Je reprends les termes du très charmant Frédéric Krebs, directeur marketing et publicité d’AlloCiné qui nous expose qu’AlloCiné va initier une Communauté de L’Ann.. oups, une Communauté d’amoureux du cinéma (et des séries TV… je vous vois sourire tant vous savez que cette seconde catégorie relève pour moi du plus grand des mystères !!!) qui s’appellera « Le Club 300 » (Spartiaaaaaaaaaaaaates !!!!!!!) et rassemblera évidemment la crème de la crème… excusez du peu ! Ces internautes vont tout simplement pouvoir participer directement au contenu éditorial du site. Oui m’sieurs dames !

    En ce qui me concerne, je ne suis pas sûre d’avoir tout bien compris de quelle façon tout ceci va réellement se passer mais je compte sur plus futé que moi pour me l’expliquer calmement, et je promets à AlloCiné et à Frédéric de mettre tout mon cœur pour être la meilleure « contributrice » possible !!!

    AlloCiné ne fait pas les choses à moitié puisque le cocktail dînatoire semblait des plus fournis en liquide comme en solide… Hélas je ne peux jamais profiter de ce genre d’agapes, c’est constant chez moi, car je renonce rapidement à tenter de me frayer un chemin à la machette jusqu’au buffet. Je m’amuse plutôt à observer les mêmes personnes qui y sont installées du début à la fin, c’est mon côté plouc. Heureusement, « Moitié » revient régulièrement vers moi pour m’abreuver un peu. Et puis, je préfère discuter et je ne le fais pas la bouche pleine ! J’ai donc retrouvé Sandra, toujours très In The Mood comme il se doit et c’est formidable de la revoir dans ces circonstances toujours exceptionnelles. J’ai rencontré d’autres blogueurs, mais pas assez à mon goût, et le seul reproche que je ferai à AlloCiné est que cette soirée était trop courte et qu’il est difficile de passer de l’un à l’autre sans que ce soit frustrant. De l’avis de certains habitués de ce genre de rencontres… celle-ci était particulièrement réussie car elle rassemblait véritablement des passionnés. Pour moi c’était une première et j’avoue que j’étais ravie même si évidemment me déplacer ainsi à Paris ne sera pas souvent possible.

    Lors de l’invitation, nous étions assurés de voir les 20 premières minutes de la dernière création Pixar, « Wall-E »… or il se trouve que Walt Disney en personne s’est levé d’outre tombe (c'est en tout cas ce que Frédérik a dit) pour ordonner que le film nous soit offert en

    AVANT PREMIERE MONDIALE.

    Seules les personnes présentes dans la salle sont d’ailleurs autorisées à parler de ce film. Ne cherchez rien dans la presse, c'est inutile, c'est impossible... Vous ne vous rendez sans doute pas compte !!! Euh… à vrai dire, moi non plus, il faut absolument que je me décide à sortir de ma bulle, moi. Cela dit, nous étions aux anges et pourtant la salle était surveillée par le FBI. Des Men In Black très imposants (qui n'ont même pas regardé le film) étaient postés à chaque coin afin qu’il ne soit procédé à aucun piratage. Impressionnant.

    Quant au film, qui ne devrait sortir que fin juillet, ne le ratez pas, c’est un petit bijou absolument délicieux, malin, inventif et… écolo.

     

    WALL-E

    Wall-E semble être le dernier rescapé d’une «espèce» de robots chargé de nettoyer la terre dévastée par une pollution inconcevable qui a obligé l’humanité entière à la déserter. Wall-E a pour seul ami un cafard très affectueux qu’il lui arrive d’écrabouiller le matin quand il n’est pas bien réveillé. Mais comme chacun sait, ces bestioles sont increvables. Il est aussi fana de « Hello Dolly » dont il se passe en boucle une scène clé où l’amour est triomphant. Wall-E est très consciencieux, il effectue son travail monotone et routinier avec beaucoup d’application, compactant tous les déchets et les empilant comme des cubes. Il s’est créé une véritable caverne de trésors en triant certains objets qu’il décide de ne pas détruire. Mais il est aussi très sentimental et surtout très seul. L’arrivée d’une petite robote aux courbes parfaites et aux yeux bleus incroyablement expressifs, chargée d’une autre mission sur terre, va révolutionner le quotidien de Wall-E qui en tombe instantanément amoureux. En effet, Eve (c’est son nom !) est un robot nouvelle génération qui a des pouvoirs et des capacités qui le laissent vraiment pantois. Cette robote est irrésistible, il va réussir à s’en faire aimer mais sa mission terminée, elle va rejoindre sa base et le film prend une autre dimension beaucoup plus orientée vers la SF mais tout aussi palpitante.

    WALL-E
    WALL-E

    On découvre que tous les humains vivent dans ce qu’une espèce de Big Brother leur a présenté comme un Eden. Complètement réduits à l’inaction, à l’inertie, ils sont tous devenus obèses uniquement préoccupés de ce qu’ils peuvent ingurgiter pour rester dans cet état d’hédonisme limité à la nourriture. Les efforts conjugués de Wall-E, d’Eve et d’un commandant qui ont compris que la vie était de nouveau possible sur terre vont provoquer une succession d’épreuves, de péripéties et d’aventures captivantes... et permettre un hommage très apprécié (si j'en crois les réactions de la salle très, très réactive d'ailleurs...) à "2001 l'Odyssée de l'Espace".

    Ne résistez pas, c’est irrésistible et c’est de loin le film d’animation le plus drôle, le plus touchant, le plus émouvant, le plus fort, le plus réaliste et le plus... politique que j’ai pu voir. Evidemment une nouvelle fois on nous assène qu’il faut faire attention à la planète, mais ici les plantes et la nature au lieu de se révolter, viennent au secours de l’humanité pour lui redonner espoir. L’homme finit toujours par comprendre à quel point la nature est fragile mais finalement surprenante et résistante. L’amour triomphe après avoir vécu et enduré mille dangers. Les paysages apocalyptiques de la terre ravagée sont paradoxalement de véritables splendeurs. Et surtout, surtout les deux héros de ferraille Wall-E et Eve sont absolument inoubliables et craquant. De toute façon, c’est simple vous pourrez tester facilement votre degré d’addiction à ces deux petits personnages au nombre de fois où vous direz « Waaaalliiiiiiiii » et « Iiiiiiiiiiiva » en sortant de la salle…

    Hélas pauvres terriens mortels, il vous faudra attendre le 30 juillet... et moi je retournerai sûrement revoir le premier space-opéra-comédie-sentimentale...

     

    WALL-E
  • J'ai bien compris

    votre manège ! Ce qui vous fait réagir, ce sont les jeux et les films...que je n'aime pas. D'accord ! Reçu cinq sur cinq.

    C'est un véritable désert de sorties en salle ces derniers temps. Je crois que j'ai vu tout ce que j'avais envie de voir. D'autres films qui me tentaient énormément ne sont pas (ou pas encore) sortis chez moi comme "A swedish love story" par exemple. Par contre, inutile d'insister, même sous la torture je n'irai voir ni "Super héros movie", ni "48 heures par jour", ni "Sex and the city" ni "Skate or die", ni "Les ruines", ni "Hannah Montana", ni "Sans Sarah rien ne va" et sans doute pas "Speed racer" (malgré la présence d'Emile Hirsch...). Et de mémoire de cinéphile je ne me souviens pas avoir eu une telle liste de films pour lesquels je n'ai absolument pas envie de me déplacer... Moche !

    Comme il risque de ne pas y avoir de films en vedette sur ce blog avant quelques jours et que je commence à vous connaître, je vais vous proposer un jeu très très moyennement cinématographique, (mais je suis chez moi je fais ce que je veux) mais après tout pourquoi pas. En fait, hier, malgré tout je me suis "fait une toile" et même plusieurs... Vous allez comprendre. Je suis allée au Musée. Ah qu'est est drôle !!!

    Souvenez-vous, dans le film de Philippe Claudel "Il y a longtemps que je t'aime" il y a ce plan où Machin montre quelque chose à Machine...

    Il y a longtemps que je t'aime - Kristin Scott Thomas et Laurent Grévill
    et nous pauvres couillons de spectateurs on ne nous le montre pas. Gros malin Philippe Claudel, mais moi hier, j'ai trouvé. Voilà ce que Kristin et Laurent regardent :  
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    Bon d'accord, vous ne voyez rien de là-haut mais c'est un tableau de Manet.
    J'ai aussi découvert ceci :
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    et ce joli garçon, c'est Louis-Simon Leborne (peint par Nicolas Van Gorp) et qui est un des meilleurs acteurs de son temps et fut aussi directeur du théâtre de l'Odéon en 1820 et 1821. Etonnant non ?
    A présent, c'est à vous de bosser.
    Il vous suffit de trouver le titre de l'oeuvre et le nom du peintre que je vous présente ci-dessous et que j'ai vu dans ce magnifique musée :
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    LA TOUSSAINT D'EMILE FRIANT
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    LA FEMME BLONDE DE MODIGLIANI
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    ... DE MAURICE UTRILLO
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    ... DE PICASSO
    Il y avait aussi cette chose assez fascinante... en fait, il s'agit d'une pièce où il faut s'enfermer seul (moi évidemment j'ai eu le vertige) et dont l'explication m'a paru pompeuse et fumeuse (comme souvent dès qu'il s'agit d'art contemporain)
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    En sortant du musée, j'ai cru qu'il y avait une émeute sur la place blanche souvent si calme... Une foule devenant de plus en plus compacte s'amassait sous les balcons de l'Hôtel de Ville. Devant les costumes étranges revêtus par les participants de ce qui commençait à ressembler de plus en plus à une fête... j'ai compris que cette joyeuse cohue était venue accueillir et acclamer les nouveaux héros : LES CHAMPIONS DE FRANCE de basket. Hors il se trouve que dans le "staff" (c'est comme ça qu'ils disent... j'y peux rien !) médical de cette équipe, il y a la chair de la chair de mon sang (devinez lequel ?). 
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    C'était une fête euphorique qui a duré jusqu'au bout de la nuit...
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