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  • L’œil du mal de D.J. Caruso **

    L'Oeil du mal - Shia LaBeoufL'Oeil du mal - Shia LaBeouf et Michelle Monaghan

    Une exécution avec dommages collatéraux minimes (entendez : pas trop de morts innocents…) programmée par le Pentagone et censée éliminer un Ben Laden (ou assimilé) tourne mal. Le grand computador Big Brother-is-watching-you se met à bugger et « active » un brave citoyen lambda (pas tant que ça finalement mais avec trauma familial) et une brave citoyenne oméga (avec moutard et trauma matrimonial) qui vont se rejoindre à l’insue de leur gré et devoir obéir à l’aveuglette à une voix mystérieuse et féminine sous peine d’élimination sommaire. La voix les conduit au bout d’une aventure périlleuse et gouvernementale pas piquée des hannetons.

    Vous suivez ? Non, c’est sans importance. Ça commence pied au plancher, ça ne faiblit pas une seconde, ça n’offre pas le moindre commencement de réflexion, ça vous rince le cerveau et… shame shame shame, ça fait un bien fou ! Jerry et Rachel les deux « plus communs des mortels tu meurs » n’ont pas le choix et doivent se transformer en moins de temps qu’il n’en faut à un portable pour sonner en wonder man et wonder woman et bien sûr s’associer (et plus dès qu’affinités) pour réussir la mission : en gros, sauvez le monde ou mieux encore, le Président des Tas Unis. Et ça ne leur pose aucun problème de sauter d’un toit, courir devant un métro lancé au galop, s'éjecter d’une voiture qui se jette dans le fleuve, braquer un fourgon blindé, atterrir dans des poubelles, voyager dans la soute à bagages d'un avion, s'injecter un produit pour pas faire un arrêt cardiaque, menacer et tirer sur tout ce qui remue si besoin est… et j’en passe et des plus cascadantes, le tout sans que ça déplace une seule mèche du brushing impecc de madame. Waouh !

    Pourquoi c’est plus réussi que la plupart des films copiés/collés sur le même scénario ? J’en sais rien. Peut-être parce que ça se prend très au sérieux en nous démontrant que nous sommes épiés sur nos ordinateurs, nos téléphones et même quand on marche dans la rue. Un film avec caméras de surveillance partout même en plein désert, ça devrait foutre les chocottes. Pas du tout ! L’habitude qu’on a à être épiés certainement !

    Shia Labeouf (clone d’Olivier Besancenot (mon idole) et Edward Norton) s’acquitte comme un chef de son rôle de sauveur qui comprend tout avant le FBI et la CIA, sans bouger une oreille ou palpiter de la mâchoire. Mais le plus fascinant reste le visage de Michelle Monaghan. Attendez je vous la montre. C’est elle :

    L'Oeil du mal - Michelle Monaghan

     Quoi ? Son visage ne vous rappelle personne ? Et là ? :

  • Une fiancée pas comme les autres de Craig Gillespie **

    Une fiancée pas comme les autres - Ryan Gosling, Emily Mortimer et Paul SchneiderUne fiancée pas comme les autres - Ryan Gosling, Emily Mortimer et Paul Schneider

    Depuis que ses parents sont morts Lars vit seul dans le garage de la maison occupée par son frère Gus et sa femme Karin enceinte. Malgré son travail, l’affection de certains collègues et de sa famille, le jeune homme, renfermé et taciturne, refuse tout contact. Un jour, à la grande joie de tous, Lars annonce qu’il va leur présenter Bianca, une jeune femme qu’il a rencontrée par Internet. Mi-danoise, mi-brésilienne, timide, élevée par des nonnes Bianca se déplace en fauteuil roulant, ce qui n’est pas sa plus étrange particularité : elle a été livrée dans une grande boîte et elle est en plastique.

    Le moment de stupeur passé et face au bonheur soudain de Lars, son frère et sa belle-sœur réunissent le village, consultent une femme médecin/psy. Tous sans exception décident d’entrer dans le délire du jeune homme et considérer Bianca comme réelle, l’intégrer dans la communauté de ce petit village enneigé perdu au milieu du Midwest et l’admettre parmi eux.

    Tant de bonté, de gentillesse, de sourires, de compréhension et de générosité réclament un minimum d’adaptation. Mais dès lors qu’on accepte de considérer qu’on est à « Oui-Oui Land », on peut prendre un plaisir fou à voir ce film définitivement bienveillant et chaleureux. Malgré l’attente légèrement teintée d’aingoisse du méchant qui va surgir et faire basculer tout cela dans l’horreur, ce moment n’arrive jamais et voir Lars s’épanouir au contact de Bianca et de sa psy (délicate Patricia Clarkson) est vraiment plaisant. Bianca la poupée n’est pas comme la « Monique » (film raté) d’Albert Dupontel un objet sexuel, mais un être idéal, bon et généreux qui… hum, hum, crée du lien social et permet aux autres de se découvrir ou de se révéler meilleurs. Dommage que le film manque (entre autre) de clarté sur les relations que Lars entretient avec les uns et les autres avant l'arrivée de Bianca. Cela nous aurait permis de mieux comprendre l'élan de solidarité unanime de tout un village !

    C’est drôle, c’est tendre et Ryan Gosling, gentil neuneu, épaissi, braguette ouverte, moustache de beauf, cheveux gras et pulls inommables ne parvient pas à faire oublier « Halph Nelson » mais prouve au contraire quel merveilleux acteur il est. Et puis si vous voulez le voir jouer au bowling, il faut courir voir cette fiancée pas comme les autres…

    Une fiancée pas comme les autres - Ryan Gosling