12.08.2011
LA PLANETE DES SINGES : LES ORIGINES de Rupert Wyatt ***



Des scientifiques tentent de mettre au point en l'expérimentant sur des singes, un traitement qui guérirait les malades atteints de la maladie d'Alzheimer. Will, expert dans un grand labo est d'autant plus impliqué que son vieux papa avec qui il partage une grande maison souffre de ce mal. Lors d'une méprise, l'agitation d'une femelle fait craindre que la substance injectée ait créé des effets secondaires. Le projet est donc abandonné et tous les singes euthanasiés. En fait la femelle cherchait simplement à protéger son petit tout juste nouveau né. Will emmène le bébé chez lui et le garde car il observe que sa présence redonne joie de vivre au vieux monsieur. Mais comme tous les êtres vivants, bébé César (c'est le nom du poilu) ne va pas rester petit très longtemps. Par ailleurs au fil des mois et des années, Will s'aperçoit que l'effet des produits qui ont été inoculés à la mère lui a été transmis et qu'il a ainsi développé des dons spectaculaires et une intelligence hors du commun. Suite à une imprudence, César doit hélas être enfermé dans un zoo. La séparation avec sa famille humaine est déchirante et se sentant trahi par les siens, César va faire en sorte que tous les singes se révoltent contre leur détention...
Bonne idée de nous mettre sur la voie de ce qui s'était passé avant ce que propose la version de 1968 où Franklin J. Shaffner nous soumettait la première vision de la Planète des singes. Une grande claque que ce film. Surtout la toute dernière scène, inoubliable. Ce nouvel épisode est donc une "préquelle" et étant donné qu'il est excellent, espérons qu'il y en ait d'autres. Comment en est-on arrivé là ? C'est lorsque César prend conscience de sa condition et qu'il se considère comme un animal domestique alors qu'il a développé une intelligence et des capacités au moins égales à celles des humains que les choses se compliquent et deviennent réellement passionnantes.
On peut dire que les acteurs humains ici ne verront pas leur carrière bouleversée par leur prestation. Ils sont tous plus ou moins absents tout en étant là. Ils auront au moins l'avantage d'avoir ce bon blockbuster sur leur CV. James Franco n'est pas très inspiré, Freida Pinto inutile et Tom Drago Mallefoy Felton amorce la carrière de vilain idiot qu'on pouvait pressentir.
Par contre, je crois qu'il faut saluer bien bas l'interprétation d'Andy Serkis, le plus animal des acteurs de la planète des humains. Après Gollum et King Kong, il fait de César un personnage qui risque de devenir mythique. Je me demande ce qu'il faut de folie, d'abnégation ou d'humilité pour accepter ce genre de rôle. En tout cas ici, les expressions et les regards qu'il donne à César sont admirables.
Les plus attentifs verront peut-être comme moi un petit clin d'oeil rapide à Charlton Heston.
Et une fois de plus... je me vois dans l'obligation de vous dire de ne pas quitter la salle avant le générique. Le film trouve son ultime explication après que les noms aient commencé à défiler. C'est assez malin et cela trouve un écho avec toutes les frayeurs qu'on nous impose depuis quelques années...
08:00 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : la planete des singes : les origines de rupert wyatt, james franco, freida pinto, andy serkis, cinéma

Commentaires
Écrit par : osmany | 12.08.2011
Répondre à ce commentaireMerci pour les infos sur l'acteur qui se cache derrière César !!! Une superbe prestation !
Bises et merci !
Écrit par : Didi | 12.08.2011
Répondre à ce commentaireDidi ; un sacré acteur ce Gollum !
Écrit par : @Osmany @Didi | 12.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : caro | 12.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Nath | 13.08.2011
Répondre à ce commentaireNath : ah ben c'est sûr que ça devait être exotique.
Écrit par : @caro @ Nath | 14.08.2011
Répondre à ce commentaireAndy Serkis qui crée à chaque fois la polémique pour savoir s'il peut candidater pour les oscars. Pourtant il le mériterait (d'être nominé au moins).
J'attends de le voir en capitaine Haddock à la fin de l'année.
En tout cas j'attends les suites.
Sinon de l'original de 1968, outre le final (évidemment), la scène qui m'a le plus marqué est celle du procès, Heston face aux trois ourang-outangs. Au fond Caesar n'est-il pas un Heston inversé?
Écrit par : Charles | 18.08.2011
Répondre à ce commentaireQuand tu parles d'un Heston inversé, tu ne veux pas dire que...
nooooon !!!
Si ????
Qu'est-ce que c'est que ce binz ??? On ne peut commenter chez toi ? J'aurais aimé te dire tout le bien que je pense de ton beau texte sur les cow boys ! Et te préciser que tu as mal vu, Doc Holliday culbute tendrement Wyatt (et non l'inverse).
Écrit par : @Charles | 18.08.2011
Répondre à ce commentaireOh et puis mon texte sur les cow-boys n'est pas une critique de Brockeback au sens strict. Il faut le prendre au 2e degré (voir au troisième). Bon par contre pour Holliday, je vais revisionner la poursuite infernale, vous m'avez fait douter.
Écrit par : Charles | 18.08.2011
Répondre à ce commentaireJe voulais plaisanter dans l'esprit Brodeback !!!
C'était du 4ème degré !!!
Mais non, Holli ne roule pas de pelle à Wyatt ou alors dans la version Monty Python !
Écrit par : @Charles | 18.08.2011
Répondre à ce commentaireEn tous cas, avec ce film, j'ai passé un très bon moment, j'étais émue du début à la fin, sur cette fragile frontière entre l'Homme et l'Animal!
Écrit par : Nymphette | 21.08.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : @Nymphette | 22.08.2011
Répondre à ce commentaireLe jeu des autres acteurs est largement eclipsé par Andy Serkis.
Écrit par : Passioncine.org | 04.09.2011
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