12/09/2012
LA JOIE DE VIVRE de Jean-Pierre Améris ***
No panic, je ne suis toujours pas là :-) mais le film de Jean-Pierre Améris, que j'ai eu la chance de découvrir au dernier Festival du Premier Film International d'Annonay, sera diffusé :
VENDREDI 14 SEPTEMBRE à 20 H 50 SUR ARTE.
Réservez votre soirée et ne le ratez pas.
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Pauline n'a que dix ans lorsqu'elle devient orpheline et est recueillie par sa tante et son oncle. Ils vivent en Normandie dans une somptueuse demeure posée en haut d'une falaise qui domine la mer. Pauline n'a que faire d'être devenue riche par son héritage mais sa très vénale tante lorgne sur le magot qu'elle met à l'abri dans un secrétaire. Pauline s'attache instantanément à sa nouvelle famille et surtout à son cousin Lazare avec qui elle partage jeux et secrets. Lazare est un garçon fougueux, indécis, velléitaire que sa mère protège et qui s'emploiera toute sa vie à l'éloigner de la romantique Pauline.
De ce roman pas très connu et moins représentatif de l'oeuvre de Zola, Jean-Pierre Améris tire un film d'un romantisme réellement échevelé, d'une cruauté parfois terrible. Le personnage de Pauline est illuminé par Anaïs Demoustier. Elle incarne avec fougue cette jeune fille gaie, vive, naïve, amoureuse éperdue prête à tous les sacrifices, même à celui de pousser l'être aimé dans les bras d'une autre. Le jeune homme quant à lui a les traits adorables et le charme romantique de Swann Arlaud (que l'on a déjà vu en chocolatier aux côtés de Pierre Niney dans "Les émotifs anonymes", et que l'on retrouve dans "L'homme qui rit" en artiste musicien sur le champ de foire, ami de Dea et Gwynplaine). Malgré ses hésitations chroniques, ses décisions impulsives qui virent parfois à la cruauté, son idéalisme égocentrique, on s'attache fort à ce garçon ardent et impulsif. Marianne Basler, rare et précieuse est ici monstrueuse avec génie. Et Jean-François Balmer compose un oncle veul et doux à la fois désarmant et agaçant.
Le couple "fonctionne" dans une alchimie comme il en arrive parfois au cinéma. Les paysages des falaises, de la mer tourmentée à l'image des sentiments des protagonistes filmés dans des lumières somptueuses, la musique d'un lyrisme exalté font vraiment regretter que ce beau film remarquable et différent ne sorte pas en salle car le grand écran convient admirablement à la splendeur des images et de l'histoire.


Commentaires
A part ça, J.P., tu l'épouses quand ?
Écrit par : FredMJG | 12/09/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Yohan | 12/09/2012
Répondre à ce commentaireMais ce sont les hasards du calendrier... Beaucoup de JPA en peu de temps.
Par contre, faut que tu penses à me rappeler de lire ce livre inconnu.
Quant aux épousailles, je crois qu'il n'épouse pas, contrairement à moi.
Yohan : Ah merci. Incroyables ces trois acteurs (les deux jeunes + la côte).
Écrit par : @Fred; Yohan | 12/09/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Aifelle | 13/09/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Marine | 15/09/2012
Répondre à ce commentaireÉcrit par : FLORA | 16/09/2012
Répondre à ce commentaireOui Bien - je dirais surtout porté par les acteurs - et les paysages - scène parfois peu crédible .... dis donc elle met du temps à le ranimer le baby ...
Mais dans l'ensemble on passe un bon moment - à part quand les malades poussent des cris d agonie Euh ça y va fort - remarque je n ai jamais agonisé ...
La fin euh un peu comme Marine - Ils vont faire un trio ou quoi ?
Et Pascale - t en dis quoi "du vent dans les mollets" ?
Écrit par : Marijo | 17/09/2012
Répondre à ce commentaireFLORA : non.
Marine : pour la fin je dirai que Pauline est plus complexe qu'il n'y paraît et qu'elle est parvenue à ses fins !
Marijo : Moi je trouve ce film magnifique. Et quand les gens souffrent, ils gueulent.
Pas vu le vent dans les mollets !
Écrit par : @Marine, Aifelle, Flora, Marijo | 18/09/2012
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