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LA DAME DANS L'AUTO AVEC DES LUNETTES ET UN FUSIL de Johan Sfar ***

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Dany, secrétaire un peu nunuche accepte de faire quelques heures supp' pour taper 50 pages en urgence pour son patron. Le type lui propose même de venir finir ce travail chez lui. Why not ? Comme la nunuche semble vraiment bécasse, elle accepte.

Elle retrouve Anita, la femme du patron qu'elle a connue jadis. Retrouvailles réfrigérantes. Le lendemain, alors qu'elle a fini son travail, le patron lui demande de les accompagner, sa femme et lui, à l'aéroport au volant de leur somptueuse Ford Thunderbird vert d'eau puis de ramener la voiture à leur domicile. Elle hésite à peine et s'exécute sous le persifflage d'Anita. Enfin seule dans l'automobile, Dany se dit qu'elle n'a jamais vu la mer, qu'elle aimerait bien voir la mer et que personne ne pourrait savoir qu'elle a gardé l'engin un ou deux jours de plus pour voir la mer. Elle prend donc l'autoroute, direction Monte Carlo. Mais évidemment, le voyage ne sera pas aussi idéal que prévu.

 

De rencontres en arrêts imprévus, Dany va perdre les pédales, se demander si elle devient dingo, se parler à elle-même. Elle ne cesse de croiser des gens qui affirment l'avoir vue la veille à des endroits où elle ne se trouvait pas. Malgré ses doutes, ses contestations, sa peur, l'agression qu'elle subit et plus encore... elle continue sa route tout en se demandant si elle n'est pas en train de devenir folle.

 

La première demi-heure intrigue fortement. La façon de filmer (split screens qui semblent s'évaporer, flash-back ou foward...), les teintes, l'environnement so seventies, les trognes dans une station-service, l'obstination de l'héroïne à ne pas renoncer... tout est fait pour perdre le spectateur et le cramponner à l'écran. Puis on semble s'acheminer tout doucettement vers une énième histoire de schizophrénie débutée dans la paranoïa. Et finalement, même si la santé mentale de Dany semble bel et bien détraquée, tout n'est peut-être pas si simple...

 

Nul doute que l'on finit par ne plus être très intéressé par l'épilogue forcément et fortement décevant mais ce qui aimante le spectateur à l'écran pendant toute la durée du film, c'est l'actrice Freya Mavor, une grande tige  de 21 ans, d'1 m 80, écossaise mais parfaitement francophile qui porte, tient, assume et sauve le film par sa présence magnétique. Prise dans un engrenage infernal, juchée sur ses sandales compensées, elle ne se contente pas d'être une splendeur de la création mais se montre tour à tour bécasse myope, femme fatale, fillette terrorisée, froide psychopathe. En un seul rôle elle démontre qu'on ne pourra pas la reléguer au rôle de potiche ou de faire-valoir. Le réalisateur totalement amoureux de son "sujet", la filme sous toutes les coutures, surtout ses interminables longues jambes. Mais aussi son visage sublime qui évoque à la fois Isabelle Adjani et Marlène Jobert. Ze révélation !

Commentaires

  • Ze révélation, absolument ! Mais à quoi ils se nourrissent en Ecosse pour pouvoir exporter tant de canons ?
    Ce film a beau être très limité, je crois que pour moi il va devenir culte.

  • Oui c'est un film qui a un excellent effet kiss-cool... On y pense encore longtemps après l'avoir vu.
    Dommage qu'il ait bâclé la fin !

  • J'avais commencé à lire, mais je vais attendre de le voir. Tes trois étoiles m'encouragent, alors que j'avais plutôt lu des avis très moyens jusqu'à présent.

    Je ne VEUX PAS savoir ce que ça raconte ! :) Et je reviendrai sans doute...

  • Ne RIEN savoir c'est idéal. Je ne savais rien non plus.

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