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3 000 NUITS

de Mai Masri **

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avec : Maisa Abd Elhadi, Nadera Omran, Raida Adon, Karim Saleh, Abir Haddad, Khitam Edelbi

Injustement incarcérée pour avoir aidé un jeune homme blessé, la jeune Layal se fait immédiatement malmener, voire torturer par tout le personnel.  Accrochée par les bras, tirée par les cheveux, on l'empêche entre autre de dormir.

Terrorisée, elle doit partager la cellule de plusieurs autres détenues israéliennes qui l'accueillent avec violence. Lors des interrogatoires, elle ne peut rien révéler puisqu'elle est innocente et refuse de témoigner contre le jeune homme qu'elle a aidé et qui est suspecté d'une attaque terroriste. Après une parodie de jugement, elle est condamnée à 8 ans de prison. Et c'est dans les premiers jours qu'elle découvre qu'elle est enceinte. Son mari lui demande d'avorter, elle refuse.

Dès lors, on lui accorde de rejoindre la cellule d'autres détenues, mais palestiniennes. Et là, la chaleur et l'entraide sont de mise. Sauf de la part de Sanaa, une activiste qui a perdu un bras, qui est là depuis 15 ans et se méfie de tous.

Résignée à sa condition et à l'impossibilité d'obtenir la moindre clémence, ni le moindre soutien de son mari qui émigre au Canada, Layal se conforme à la vie en prison, s'endurcit et mène sa grossesse à terme. L'enfant, un garçon, nait donc en prison (pour l'accouchement Layal est enchaînée aux barreaux du lit...) et passe ses premières années en compagnie de toutes ces mamans qui couvent l'enfant.

La présence de l'enfant n'atténue en rien la dureté de la vie, l'horreur des conditions, les injustices, les conflits entre les prisonnières et la violence. Comme ça se passe dans les années 80, on entend par le biais de la télé les bribes des événements tragiques qui touchent les palestiniens et notamment le massacre des camps de Sabra et Chatila au Liban.

Et au bout du compte, je ne savais plus trop bien ce dont la réalisatrice voulait parler : du conflit insoluble entre israéliens et palestiniens, de la condition des femmes dans les prisons, du fait que les prisonnières politiques palestiniennes soient mélangées avec des criminelles israéliennes créant inévitablement des conflits, de la grève de la faim réprimée dans la violence... Finalement, j'ai trouvé le film terriblement manichéen, d'un côté les méchant(e)s israélien(ne)s, de l'autre les gentil(le)s palestinien(ne)s. Ce qui est un peu court et rapide pour un film trop aussi long.

Evidemment, il va sans dire qu'on sort forcément révolté, révulsé même par tout ce qu'on voit dans ce film. Reste l'interprétation exceptionnelle de toutes les femmes, des détenues aux gardiennes de la prison. Et en particulier de la fabuleuse Layal dont le rôle est tenu sans faille par la vaillante et sublime Maisa Abd Elhadi.

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