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ANNONAY 2017 - NO LAND'S SONG

de Ayat Nayafi ***

France/Allemagne/ Iran - Premier Film hors compétition

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Avec : Sara Najafi, Parvin Namazi, Sayeh Sodeyfi, Elise Caron, Jeanne Cherhal, Emel Mathlouthi

Synopsis : En Iran, depuis la révolution de 1979, les femmes n’ont plus le droit de chanter en public en tant que solistes. Une jeune compositrice, Sara Najafi, avec l’aide de trois artistes venues de France (Elise Caron, Jeanne Cherhal et Emel Mathlouthi), va braver censure et tabous pour tenter d’organiser un concert de chanteuses solo.

Un film lumineux et révoltant. En opposition à ces femmes courageuses, déterminées, une administration iranienne lamentable capable de revenir sur ses décisions uniquement pour ne pas choquer le visiteur occidental, et surtout le discours d'un "érudit religieux" (cherchez l'erreur) dont le discours débile, incompréhensible, incohérent serait risible s'il n'était pas aussi dévastateur pour les femmes.

Mené comme un thriller dont on ne connaîtrait pas l'issue, le film nous tient en haleine d'un bout à l'autre. Nous fait entendre une musique magnifique inconnue. Partager le combat de femmes que des régimes successifs n'ont fait que brimer et le contraste est saisissant avec les images que l'on voit de leurs aînées, avant 1979, des femmes libres qui, entre autre, ne portaient pas le voile. On découvre aussi une autre artiste engagée à la voix sublime, Emel Mathlouthi qui s'est illustrée en soutenant la lutte de la révolution tunisienne.

La discrète Jeanne Cherhal et Elise Caron n'en reviennent pas que la voix des femmes puissent être à ce point source de si terribles craintes chez les hommes bas de plafond. Elise Caron propose cyniquement dans un moment de découragement d'éradiquer purement et simplement la femme, pour que l'homme se sente enfin rassuré...

Un homme iranien s'amuse gentiment de la peur des français de débarquer sur le sol iranien. "Ils ont peur de la Syrie ! Quel rapport avec l'Iran ?" C'est vrai qu'on n'y comprend pas grand chose à tout ça.

On est étonné de voir Téhéran ville bouillonnante et vivante mais dont les anciens théâtres sont détruits.

Le public du théâtre n'a même pas attendu la fin du film pour applaudir ce film, ce combat, cette musique à tout rompre comme s'il était au concert.

Commentaires

  • Bonjour madame, ben dis donc, celui-là je l'ai vu il y a presque un an!
    En le regardant j'ai eu l'impression que rien ne pourra jamais s'arranger là-bas...
    Chapeau bas à ces femmes qui sont obligées de ruser pour pouvoir se produire en public

  • C'est incroyable. J'ai encore en tête le "religieux érudit"... et toutes les âneries qu'il profère à la minute avec un air inspiré. Il m'a donné envie de vomir !

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