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LA COLÈRE D’UN HOMME PATIENT de Raùl Arévalo **(*)

 

Festival International du Film Policier de Beaune 2017

Film en Compétition

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Antonio de la Torre (José), Luis Callejo (Curro), Ruth Díaz (Ana), Raúl Jiménez (Juanjo), Manolo Solo (Triana), Font García (Julio), Pilar Gómez (Pili), Alicia Rubio (Carmen)

Espagne

Synopsis : Un homme attend huit ans pour se venger d’un crime que tout le monde a oublié.

Plutôt mal engagé, le premier quart d'heure du film est pratiquement incompréhensible. La première scène, un braquage qui foire, est complètement abandonnée et il faut un bon moment avant de comprendre qui est qui, qui fait quoi et dans quelle étagère !

Le début est d'abord découpé en chapitres : Ana, La Famille, Rucco... et puis le réalisateur abandonne heureusement ce découpage pas vraiment justifié et se concentre sur la vengeance d'un type qui n'a plus rien à perdre. Il renonce également à la caméra à l'épaule, aux cadrages hyper rapprochés (des gros plans affreux où l'ont peut compter les pores de la peau de chaque personnage) et se met brusquement à soigner la lumière plutôt cracra dans la première partie. Même si l'histoire prend un virage évident on a aussi l'impression très nette que le film a été tourné par deux personnes différentes.

C'est donc un film étrange où AUCUN personnage (bourreau ou victime) n'attire la sympathie ou l'empathie. En outre, ils sont tous moches et ont l'air crado. Et pourtant il y a des petites fulgurances, des surprises (notamment, il m'a fallu un long moment avant de comprendre qui était l'homme qui devait se venger) vraiment intéressantes qui font qu'on ne peut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Et malgré la fatigue de fin de journée, les quatre films enchaînés, on ne peut que reconnaître au réalisateur la prouesse de réussir à faire qu'on ait envie d'aller jusqu'au bout. Il redresse la barre dans la seconde partie et finit par maintenir l'attention jusqu'à l'épilogue implacable. Bravo, c'était pas gagné.

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