Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

EL PRESIDENTE

de Santiago Mitre **

5608851_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Avec Ricardo Darin, Dolores Fonzi, Erica Rivas

Synopsis : Au cours d’un sommet rassemblant l’ensemble des chefs d’état latino-américains dans un hôtel isolé de la Cordillère des Andes, Hernán Blanco, le président argentin, est rattrapé par une affaire de corruption impliquant sa fille.

Alors qu’il se démène pour échapper au scandale qui menace sa carrière et sa famille, il doit aussi se battre pour conclure un accord primordial pour son pays.  

Encore un film qui tient essentiellement grâce à son acteur principal. Ricardo Darin, sans doute un des plus grands acteurs actuels, a la classe, la prestance, l'intelligence, l'autorité et le mystère nécessaires pour incarner un Président.

Le sommet qui réunit à 3 000 mètres d'altitude les présidents de tous les pays d'Amérique du Sud laisse entrevoir toute la complexité de l'organisation d'un tel évènement. Le géant Brésilien dont le président ressemble à un mafieux russe, ne doute pas qu'il va pouvoir dicter sa loi. Dans le rôle de la Présidente Chilienne qui accueille le sommet, on reconnaît l'étonnante actrice, récente Fiancée du désert, Paulina Garcia. 

Lorsque l'on suit le Président Argentin (magnifique Ricardo Darin) nouvellement élu et pas encore vraiment crédible aux yeux de ses collègues, c'est passionnant. Qu'il s'agisse de son voyage en avion, du dévouement sans relâche du cercle rapproché et notamment de son assistante, de la préparation d'une interview avec une journaliste star, c'est fascinant et on a l'impression d'un mouvement permanent quasi documentaire. Les magouilles, tentatives d'intimidation, faux semblants et hypocrisies du milieu sont écoeurants mais reflètent sans doute la réalité.

Mais le réalisateur semble ne pas faire suffisamment confiance à son sujet en béton armé. Il y juxtapose une histoire de corruption totalement crédible. Mais ça coince beaucoup plus quand intervient le personnage pénible de la fille torturée prise au milieu de cette affaire qui implique son ex-mari et risque de faire de l'ombre à son président de père. Ce personnage perturbé, grain de sable dans la  mécanique trop bien huilée du pouvoir est absolument insupportable. Il faut dire que la pauvre actrice n'a d'autre choix que d'alterner l'hystérie ou l'atonie, aussi déplaisantes l'une que l'autre. Le summum est atteint lors d'une scène d'hypnose/exorcisme qui touche le fond de la psychologie de comptoir.

Dommage car Ricardo Darin est vraiment sublime.

Commentaires

  • Bonjour Pascale, comme dirait l'autre, Ricardo? où il veut, quand il veut. J'ai aimé le film, son atmosphère, sa fin en point d'interrogation et c'est vrai que la fille du président a un rôle perturbateur mais cela ne m'a trop dérangée même si l'histoire de corruption ne m'a pas paru claire. Mon attention a dû être distraite au début et j'ai loupé quelque chose. En revanche, les paysages grandioses chiliens me donnent envie de repartir. Bonne journée.

  • Bonsoir dasola.
    Je comprends. Merci de partager :-)

    C'est juste une histoire de financement de campagne pas bien claire...

    L'histoire de la fille m'a vraiment gâché le plaisir.
    Ah oui je comprends que tu aies eu envue de repartir. C'est encore bien frais.

  • Juste l'affiche de Ricardo Darin me donne envie d'aller le voir, parce qu'effectivement Ricardo Darin est un grand acteur, l'un des plus grands contemporains sud-américains...

Écrire un commentaire

Optionnel