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WOMAN AT WAR

de Benedikt Erlingsson **(*)

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Avec Halldora Geirhardsdottir, Johann Siguroarson, David Thor Jonsson

Synopsis : Halla, la cinquantaine, déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium, qui défigure son pays. Elle prend tous les risques pour protéger les Hautes Terres d’Islande… Mais la situation pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline dans sa vie…

J'ai beaucoup hésité à aller voir ce film car la bande-annonce que j'ai vu deux fois me paraissait assommante et guère attirante. Parfois les bandes annonces trop explicites donnent l'impression d'avoir vu le film en deux minutes trente, d'autres fois, trop de mystères tue le mystère. Mais je craignais de passer à côté d'une pépite puisqu'il avait électrisé la Croisette.

J'ai donc été partiellement emballée mais aussi partiellement déçue. Le personnage d'Halla est tout à fait surprenant. Elle se bat seule contre des géants mais elle est tellement à la fois futée et insignifiante qu'il est bien difficile de retrouver sa piste. Elle vit seule dans un joli appartement et est une chef de choeur souriante et appréciée. Mais c'est surtout une écolo acharnée qui étreint la terre, les arbres et se ressource au contacte de la nature… Armée de son arbalète elle détruit les câbles électriques, les lignes à haute tension qui parcourent la campagne, détruisent le monde et le paysage et plus tard, son action se révélant inefficace, elle fait sauter les pylônes. Son action est relayée par toutes les chaînes de télé mondiales et rend fou le gouvernement islandais. Parallèlement à ses actes terroristes, Halla continue sa petite vie plus ou moins tranquille de façon relativement décontractée.

Un évènement inattendu surgit en plein milieu de son quotidien parfois mouvementé. Sans nouvelles d'une demande d'adoption qu'elle a faite quatre ans plus tôt, elle devait y avoir renoncé mais une lettre lui annonce qu'une petite fille de quatre ans l'attend en Ukraine. Le tumulte de la vie d'Halla s'en trouve évidemment amplifié. Elle ne peut renoncer à ce bonheur qu'elle espère depuis si longtemps.

Ajoutons à cela une sœur qui lui ressemble comme une goutte d'eau, un cousin présumé, un chœur de chanteuses balkaniques ou ukrainiennes et un orchestre (excellent) qui la suit dans toutes ses mésaventures et se trouve dans tous les endroits et situations les plus inattendus. En outre les paysages aux tons doux et gris sont de ceux que l'on ne voit pas tous les jours.

Vous l'avez compris on est dans la loufoquerie la plus totale mais malgré toutes ces bonnes choses inédites, j'ai vite été lassée par le procédé un peu systématique.

Le film reprend de l'énergie et de l'intérêt dans la dernière demi-heure où l'héroïne doit réagir à une traque relativement mouvementée.

Il est surtout l'occasion de croiser la route d'une femme des montagnes étonnante mais aussi d'une actrice époustouflante, audacieuse, athlétique, vaillante avec un air de ne pas y toucher.

Commentaires

  • Celui-là j'ai vraiment envie d'aller le voir. La loufoquerie des Islandais me convient bien en général.

  • Un film enthousiasmant par bien des aspects et surtout par son rapport organique à la terre (via la mousse).

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