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EN MAI...

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LES PLUS BELLES ANNEES d'une vie de Claude Lelouch **(*)

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Avec Jean-Louis Trintignant, Anouk Aimée, Marianne Denicourt

Synopsis : Ils se sont connus voilà bien longtemps. Un homme et une femme, dont l’histoire d’amour fulgurante, inattendue, saisie dans une parenthèse devenue mythique, aura révolutionné notre façon de voir l’amour. Aujourd’hui, l’ancien pilote de course se perd un peu sur les chemins de sa mémoire. Pour l’aider, son fils va retrouver celle que son père n’a pas su garder mais qu’il évoque sans cesse. Anne va revoir Jean-Louis et reprendre leur histoire où ils l’avaient laissée…

Lelouch a trouvé le moyen de réunir plus de cinquante ans après leur rencontre un couple mythique de comédiens et de personnages. Je n'arrive pas à me décider à savoir si c'est une bonne idée ou non. Je crois que oui, même si le film m'a mise mal à l'aise. Parce que filmer la vieillesse de si près, voire la déchéance physique, fait mal. On a envie et même on croit que ces personnages, ces personnes ne vieillissent pas, sont immortels. Hors, Jean-Louis Trintignant est gravement malade, voire mourant (il ne savait pas chaque jour du tournage s'il serait encore en vie le lendemain) pratiquement aveugle, il est ratatiné dans un fauteuil, il ne tient plus debout et ça fait mal de le voir ainsi. Anouk Aimée est ralentie mais semble étrangement être restée la même, douce, grave, élégante. Et elle a toujours la même grâce pour replacer son opulente chevelure d'un geste qui plaît tant à Jean-Louis.

Ils vont se revoir donc, se retrouver et rêver une dernière escapade. Ce n'est pas le plus intéressant.

Ce qu'on aime ce sont les conversations, parfois surréalistes car Jean-Louis perd un peu les pédales et les rappels au passé dont une scène mythique lorsque Jean-Louis part retrouver Anne après avoir reçu son télégramme.

Et surtout ce qui est exceptionnel c'est que Jean-Louis Trintignant a toujours cette voix admirable, unique, un peu traînante, un peu lasse, qu'il récite toujours des poèmes comme personne et les rares sourires qui animent son visage nous le rendent comme au temps de sa jeunesse, beau et vivant.

C'est un hommage donc, à un film, à un acteur, au cinéma.

Et la scène de Lelouch/Trintignant traversant Paris à toute allure, au petit matin en brûlant 18 feux rouges pour arriver au Sacré Cœur reste incroyable et mythique.

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THE DEAD DON'T DIE de Jim Jamush **

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Avec : voir l'affiche
Synopsis : Dans la sereine petite ville de Centerville, quelque chose cloche. La lune est omniprésente dans le ciel, la lumière du jour se manifeste à des horaires imprévisibles et les animaux commencent à avoir des comportements inhabituels. Personne ne sait vraiment pourquoi. Les nouvelles sont effrayantes et les scientifiques sont inquiets. Mais personne ne pouvait prévoir l’évènement le plus étrange et dangereux qui allait s’abattre sur Centerville : THE DEAD DON’T DIE – les morts sortent de leurs tombes et s’attaquent sauvagement aux vivants pour s’en nourrir. La bataille pour la survie commence pour les habitants de la ville.   

Jim Jarmush s'empare du film de zombies et n'en fait à peu près rien. En gros nous allons tous mourir, c'est bien fait pour nous frères humains et c'est de notre faute. Sur ce point, on ne peut pas dire qu'il ait tort.
La catastrophe écologique en cours a fait dévier la Terre de son axe ce qui réveille les morts affamés et mus par deux objectifs : bouffer de la chair fraîche et contaminer le reste de l'humanité.

Jarmush pointe les travers et instincts les plus vils de l'homme notamment avec le personnage débile, raciste, trumpiste et individualiste de Steve Buscemi (il se régale) mais surtout il dénonce le consumérisme à outrance dont notre génération est la "victime". Les morts vivants reviennent et ne sont plus qu'une représentation risible des consommateurs qu'ils étaient de leur vivant. Ils n'ont plus à la bouche qu'un mot : celui qui les incitait à consommer. C'est un peu court et en plus cela semble vraiment donneur de leçons.

Evidemment, la réalisation est élégante et l'image est belle. Mais surtout ce qui permet d'avaler la pilule de la déception sans hoquet est le casting de folie qui se prête avec délectation au mini délire du réalisateur. La nonchalance et le non-sens sont de mise. A ce titre Adam Driver pourrait être le digne héritier de Bill Murray tant leur interprétation flegmatique à la limite de l'indifférence s'harmonise et se complète. Mais Bill Murray reste un génie, le champion du monde de l'acteur métaphysique. Tout dans son physique, sa démarche, son phrasé touche à l'abstraction.

Pour un avis plus circonstancié, je vous invite à parcourir la chronique princière.

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SYBIL de Justine Triet °

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Avec Virginie Efira *****, Adèle Exachopoulos, Gaspard Ulliel, Laure Calamy, Niels Schneider, Paul Hamy
Synopsis : Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d'écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu'elle cherche l'inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l'acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu'elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s'accélère à une allure vertigineuse… 

Virginie Efira est je trouve une actrice extraordinaire, d'une grande beauté et passant de la comédie à la tragédie avec une aisance déconcertante. Elle est toujours juste et crédible et même dans ce film qui est loin de l'être et qui m'a profondément exaspérée. Il faut être une grande actrice pour réussir à ne jamais sombrer dans le ridicule, rester digne alors que le film invraisemblable, ne procure aucune émotion, jamais. Et ce malgré le marasme existentiel et sentimental dans lequel le personnage se débat.

Christophe Carrère de L'Express m'a bien fait rire et je suis assez d'accord avec lui : "Un concentré de tous les clichés liés au divan du psy, répartis dans un scénario abscons - "abs" est de trop, à vrai dire".

J'ai entendu parler de Cassavetes, Hitchcock et Desplechin à propos de ce film... il ne faut peut-être pas pousser mémère dans les orties ! Justine Triet essaie de faire un mix entre réalité et fiction, littérature et cinéma, passé et présent et se prend les pieds dans le tapis. Car qui trop embrasse, mal étreint et jamais ni le mystère ni l'émotion n'affleurent dans cette mixture assaisonnée à la sauce psy. A ce titre, quel(le) psy suivrait sa patiente, parce que, la goutte au nez, elle ne parvient plus à penser, ni à annoncer à son amant qu'elle est enceinte, ni a se décider si elle doit garder l'enfant ou pas ?

Quant aux personnages, ils sont aussi caricaturaux que risibles et insupportables. Les femmes sont hystériques, elles pleurent, crient beaucoup, piquent des crises de nerfs, cassent tout dans la baraque, se jettent à l'eau quand elles n'en peuvent plus, boivent. Je n'en peux plus de voir Adèle Exachopoulos avec le nez qui coule dans la bouche et l'entendre renifler. Les hommes sont calmes, doux, compréhensifs... des pantins assez pathétiques finalement mais toujours dans la maîtrise et prompts à donner les conseils qui vont bien. Au milieu de ce foutoir sans intérêt où ça baise debout, couchés, à même le sol ou contre le mur, deux enfants sages comme des images de papier que l'on envoie dans leur chambre quand ils ne doivent pas entendre.

Et une réplique exceptionnelle : "il faut apprendre à manipuler ta mère" :-)

Mais que c'est abs....

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Je ne vous parle pas de Hellboy et Cold Blood Legacy : La Mémoire dans le sang, deux films catastrophiques et honteux dont je me demande comment ils peuvent trouver un distributeur quand je vois tant de merveilles dans les festivals qui restent dans des cartons...

Commentaires

  • Je ne suis vraiment pas tentée là .. et je ne veux pas voir J.L. Trintignant dans l'état où il est. Je préfère prendre un CD de poésie et l'écouter.

  • Bill Murray, acteur abstrait, j'adore l'idée. Elle convient tellement bien au cinéma de Jarmusch d'ailleurs. Driver commence à suivre cette voie éthérée je trouve, marchant comme son aîné sur les pas de Buster Keaton.
    Donneur de leçons sans doute, mais surtout un effet comique s'appuyant sur nos travers. J'aime beaucoup cette idée des morts-vivants mus par le conditionnement futile de la société de consommation. Ceci dit, Jarmusch n'invente rien, ceci était déjà dans le "dawn of the dead" de Romero.
    Merci pour le lien vers la Principauté. ;-)

  • J'ai un peu beaucoup de mal avec les leçons de morale même si ça pointe nos travers lamentables.
    Je me souviens avoir bien ri à Shawn... mais je ne sais plus pourquoi.
    J'aime bien Driver mais le patron c'est Bill. Je ne me remettrai jamais du tournage de la pub au Japon dans Lost in translation :-)))

    Je suis confiante pour le Triet puisque j'ai détesté :-), l'histoire autant que les personnages. Et notre camarade Strum lui accorde une note élevée...

    J'hésite entre revoir Antonio ou aller voir Le fils... programme follement gai...

  • Comme souvent, tu avais vu juste.

  • Ah oui ? Sybil n'a pas eu l'honneur de ton indulgence, je cours lire !

  • Minute papillon, je crois que tu te méprends sur le sens de ma réponse. Tu étais confiante à raison, mais sur mon point de vue à tort.

  • Et le grand critique de l'Express, ce serait pas plutôt Christophe CarrIère ?

  • Nous n'avons vu que Sibyl - et toujours pas réussi d'en faire un post...nous sommes assez d'accord avec vous. Virginie Efira est formidable, mais pour le reste ? Nous n'avons jamais réussi à rentrer dans l'histoire..

  • Ah ok, j'ai emballé les chevaux... tu as donc aimé cette absconserie :-) je suis soulagée.
    Je corrigerai à l'occase.

  • Nous n'avons vu que Sibyl - et toujours pas réussi d'en faire un post...nous sommes assez d'accord avec vous. Virginie Efira est formidable, mais pour le reste ? Nous n'avons jamais réussi à rentrer dans l'histoire..

  • Leurs histoires n'ont rien d'émouvant et encore moins d'intéressant.
    Même l'histoire du bébé (Je le garde ou pas) n'émeut. De toute façon avec une telle immaturité : pauvre enfant. Il resterait dans sa chambre comme ceux de Sybil.
    Les histoires d'amour ne touchent pas plus...

  • Bille Murray, Adam Driver, Jim Jarmursh... Tout pour me plaire. En plus, des zombis consuméristes... Ouais ! c'est mon cinéma !!

  • Quelle nullité ce film !
    J'avais envie de partir mais j'étais accompagnée... J'ai souffert pr Efira qui elle est splendide !!

  • Ça semble lui convenir ces femmes hystériques.
    Dommage en effet.
    Apparemment ce film plait aux hommes. Sauf que s'ils ont ce genre de filles sous la main ça ne doit pas être la même chanson :-)

  • Je n'ai pas vu le Jarmusch de cette manière. Il sait justement qu'il dit des banalités sur le film de zombie, je crois que c'est totalement volontaire. Pour moi c'est sur l'épuisement du discours cinéphile : on continue à faire et à refaire des films de zombie mais on n'en dit plus rien, en dehors d'évidences. Je l'ai trouvé drôle et justement beaucoup plus intéressant qu'il en a l'air.

  • Il n'avait pas grand chose à dire mais il a toujours une super équipe d'acteurs.

  • Tu me donnes envie de voir le premier, c'est beau comme tu en parles :)
    Le Jarmush a nombre de défauts, mais il y a des scènes franchement chouettes, et une jolie réalisation, j'aime bien sa réal lente.

    Pour le dernier, je ne supportais déjà pas les bandes annonces ... je passe !

  • C'est terrible de voir Trintignant dans cet état mais sa voix et son sourire... quels cadeaux !

    J'aime aussi la nonchalance de Jarmush mais de lui, j'aurais aimé un film qui m'emporte comme les amants de Only Lovers...

    Ah ce film, mais quelle horreur !!!

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