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DÉMARRAGE EN DOUCEUR

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LES FILLES DU DOCTEUR MARCH de Greta Gerwig **(*)

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Avec Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh, Timothée Chalamet, Laura Dern, Eliza Scanlen, Merryl Streep, Louis Garrel

Une nouvelle adaptation des "Quatre filles du Docteur March" qui s’inspire à la fois du grand classique de la littérature et des écrits de Louisa May Alcott. Relecture personnelle du livre, Les filles du Docteur March est un film à la fois atemporel et actuel où Jo March, alter ego fictif de l’auteur, repense à sa vie.

Quelle étrange idée de faire un énième remake de ce film ! Il s'était jusque là appelé les Quatre filles du Docteur March alors que le roman de Louisa May Alcott dont il s'inspire (que je n'ai jamais lu) s'intitule Little women. Je le confesse en me tortillant sur place : J'ADORE ce film et ma version préférée est celle de Melvyn Leroy avec June Allison dans le rôle de l'intrépide et incontrôlable Jo. Quand j'étais jeune, je rêvais d'être Jo. Donc pas question pour moi de rater la version de Greta Gerwig.

J'ai passé un agréable moment mais j'ai trouvé la narration tarabiscotée à cause de tous ses allers retours et flash-backs. Si je ne connaissais l'histoire par cœur, je crois que j'aurais eu du mal à comprendre rapidement qui est qui et à quel moment de l'histoire on se trouve. Casser la chronologie de l'histoire n'est pas justifié. Et il est difficile d'imaginer une jeune femme telle que Greta Gerwig derrière la caméra sachant son indépendance et sa folie douce. Les filles March sont quand même obnubilées par l'amour et un bon mariage, même si Jo y résiste longtemps. Je ne vois pas en quoi la réalisatrice modernise le roman. Parfois les filles se chamaillent mais elles ont la bonté de leur mère chevillée au corps et peuvent renoncer à leur propre confort pour aider des voisins dans la débine. C'est beau, généreux et joyeux. On approuve et il ne manque rien à la gentillesse et à l'énergie des sœurs March, ainsi que l'amour inconditionnel qu'elles se portent les unes aux autres. Même si les jalousies et jugements se font un peu plus sentir que dans les précédentes versions et le brûlage du livre de Jo reste d'une cruauté inadmissible !

Par ailleurs, j'ai été moins émue par le sort de Beth qui me laissait en larmes lors des autres versions.

Là où Greta Gerwing réalise un sans faute c'est pour son casting impeccable. Saoirse Ronan est une Jo idéale et face à elle Timothée Chalamet est d'un romantisme ébouriffant. Laura Dern (que j'aime cette actrice !) en mère à la bonté surdimensionnée est parfaite. Je n'aime pas trop voir Meryl Streep vieillir à l'écran mais elle joue la vieille tante aigrie avec délectation. Et Chris Cooper le richissime voisin au piano et à l'histoire triste d'abord bougon. Florence Pugh joue les coquettes à ravir et Louis Garrel, sourire en coin, est bien séduisant. Petite déception du côté d'Emma Watson au personnage un peu effacé.

Qu'on ne me fasse pas le coup du film féministe, même si Jo se défend bec et ongles pour devenir écrivain, je pense qu'elle aurait développé la même passion si elle s'était intéressée au tricot. Et elle dément de toute façon son beau discours sur le fait que les filles ont une âme, une intelligence et sont autre chose que des cœurs sensibles.

L'ensemble est une délicieuse sucrerie d'après Noël joliment réalisée.

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FIRST LOVE, LE DERNIER YAKUSA de Takashi Miike **

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Avec Masataka Kubota, Nao Ohmori, Shôta Sometani

Tokyo, la nuit. Leo, un jeune boxeur, rencontre son « premier amour », Monica, une callgirl toxicomane. Elle est involontairement impliquée dans un trafic de drogue. Toute la nuit, un policier corrompu, un yakuza, son ennemi juré et une tueuse envoyée par les triades chinoises, vont les poursuivre.

On annonce à Leo qu'il a une tumeur et qui lui reste peu de temps à vivre. Persuadé qu'il va mourir il fait à peu près n'importe quoi sans peur et en se servant de ses poings dès lors qu'il se trouve impliqué par inadvertance dans un imbroglio assez complexe où sont mêlés les yakusas japonais, des dealers chinois et bien sûr la police.

La petite Monica, exploitée et complètement défoncée a des visions et ne sait comment se défendre. C'est cette histoire d'amour contrariée entre Leo et Monica qui justifie le titre assez trompeur car le film est une course poursuite infernale qui se termine par une scène démente dans un entrepôt, un étrange magasin où absolument tous les personnages se retrouvent et l'on ne sait vraiment plus qui tire sur qui.

Après un démarrage un peu lent voire poussif, le film prend un coup d'accélérateur et se termine par une scène survitaminée parfois un peu gore. C'est violent, énergique, parfois bordélique mais c'est drôle et la scène d'animation en pleine poursuite est vraiment réjouissante.

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MANHATTAN LOCKDOWN de Bryan Kirk III **

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Avec Chadwick Boseman, Sienna Miller, J.K. Simmons, Stephan James

Une course-poursuite infernale pour appréhender deux tueurs de flics à New York. L’inspecteur Davis est prêt à tout pour les coincer, d’autant qu’une gigantesque machination se dessine derrière leurs agissements. Pour les piéger, il va complètement isoler l’île de Manhattan, fermant l’ensemble de ses ponts, dans une spectaculaire opération… La traque peut commencer.

Manhattan Locdown est un film dont il ne faut pas attendre plus que ce qu'il peut donner. Un pur divertissement mené tambour battant, sans une seconde d'ennui, avec action, coups tordus, truands attachants, flics ripoux et révélations.

Comme dans le film précédent, pas trop le temps de reprendre son souffle car le flic n'a que quelques heures pour arrêter les tueurs. Il choisit pour cela de fermer Manhattan dont j'apprends qu'elle compte 21 ponts. Le titre original est d'ailleurs 21 Bridges.

Pas le moindre humour dans ce polar. On est pas là pour rigoler et le duo de flic est plutôt bancal. Si Chadwick-Wakanda !-Boseman assure le sex-appeal et l'énergie, Sienna Miller est à côté de la plaque. Mais pas question de somnoler un instant.

J'allais dire que le jeune Stephan James, dans le rôle du tueur poursuivi, est une révélation mais pas du tout. Il était déjà formidable et m'avait déjà fait forte impression ici et .

Un jeune homme à suivre :

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LE MIRACLE DU SAINT INCONNU de Alaa Eddine Aljem **

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Avec Younes Bouab, Salah Bensalah, Bouchaib Essamak

Au beau milieu du désert, Amine court. Sa fortune à la main, la police aux trousses, il enterre son butin dans une tombe bricolée à la va-vite. Lorsqu'il revient dix ans plus tard, l'aride colline est devenue un lieu de culte où les pèlerins se pressent pour adorer celui qui y serait enterré : le Saint Inconnu. Obligé de s'installer au village, Amine va devoir composer avec les habitants sans perdre de vue sa mission première : récupérer son argent.

"Avec un sens de l’épure discrètement impressionnant, un humour à toute épreuve et, surtout, une inspiration constante dans sa mise en scène, Alaa Eddine Aljem signe une fable burlesque qui stigmatise avec une même impertinence l’obscurantisme idéologique et les névroses mercantiles." C'est ce qu'affirme Positif. Pratiquement toute la critique lui emboîte le pas pour affirmer que ce film détourne la critique sociale pour éviter les foudres du pouvoir. Bon, ok. Je suis donc passée à côté de cet aspect politico subversif de l'ouvrage comme si ce village qui s'est peu à peu construit autour d'un mausolée à la gloire d'un saint inconnu était le symbole de tout le Maroc.

Très ou trop premier degré, je n'ai vu qu'un petit film burlesque, farfelu et plaisant qui dépeint le quotidien de quelques bras cassés dans un désert de cailloux et de poussière.

Evidemment il y a bien cet homme au sombre destin qui se désole de voir les habitants du village déserter l'endroit pour cause de sécheresse chronique mais rien de bien violent question dénonciation et révolte.

C'est drôle car le voleur qui revient des années après avoir enterré son butin se voit contraint de résider au village. C'est l'occasion de faire la connaissance du barbier qui utilise différentes mousses à raser en fonction du degré de sympathie que lui inspire son client. Il est également dentiste à ses heures. Un nouveau et tout jeune médecin s'installe au dispensaire et reçoit toutes les femmes du village qui ne viennent le voir que par ennui et remettent leur santé "entre les mains" du Saint Inconnu en se rendant au mausolée. En cela le réalisateur dénonce t'il les croyances et les superstitions du pays. Et puis le gardien du temple et son chien, tellement fier de passer ses nuits à surveiller le tombeau en haut de sa colline. Je n'ai pas compris la violence verbale et physique que cet homme utilisait envers son jeune fils qui garde les moutons...

Sous un soleil écrasant, l'image est somptueuse. Tout cela est agréable quoique très très répétitif sur la durée, drôle parfois mais pas hilarant. Et on peut dire que le film se conclut par une certaine morale. Rien de révolutionnaire.

Commentaires

  • "First love" fait partie de mes envies du moment.
    Les deux autres attendront. Même si ça me ferait plaisir de revoir Saoirse...

  • Pas sûr, mais le côté japonais m'attire.

    Tu as ajouté "Le miracle du saint inconnu" ? Je ne l'avais pas vu tout à l'heure !
    Il y a d'assez bonnes chances que ce soit le prochain film que j'irai voir au cinéma.

  • Oui je l'ai ajouté tout à l'heure car je n'ai pas grand chose à en dire.
    L'incontournable c'est : Séjour dans les Monts Fuchun quand il faut faire des choix.

  • Si je ne devais en choisir que deux ce seraient les Quatre Filles, et le Miike.
    Je me souviens vaguement du joli minois en Technicolor de Liz Taylor dans la version de Mervyn (pas Melvyn) LeRoy.

  • Ce sont tous de petites déceptions.
    Comme je disais à Martin : Séjour dans les Monts Fuchun.

    Liz était adorable oui. Elle avait des problèmes avec son nez...
    Tant pis pour Mervyn.

  • J'ai bien noté le film chinois et j'espère aller voir les soeurs March. J'ai beau avoir vu toutes les versions et pas qu'une fois, je marche toujours ..

  • Idem pour moi et les Sœurs March, ça marche !
    Le chinois ? Séjour dans les Monts Fuchun ? Il dure 2 h 30.

  • Bonjour Pascale, First love, Manhattan Lockdown et le miracle du saint inconnu me tentent bien. J'espère les voir. Très bonne semaine.

  • Bonjour dasola, Bonnes séances pour ceux que tu pourras voir.

  • J'ai vu le Saint Inconnu, qui restera pour moi une "gentille fable" et rien de plus, aps désagréable.
    Pas vu les autres mais cette semaine je me laisserais bien tenter par First Love même si les critiques que j'ai pu voir ne sont pas emballées follement, un peu comme la tienne.

    Les autres ne me tentent pas!

  • Oui, c'est gentil mignon. Sauf quand le père frappe son enfant à qui il préfère son chien : "je n'ai que lui". J'ai eu envie de lui péter les dents...

    First love est une aventure...

  • Oui oui, ça m'a choquée aussi :'(

  • Ce n'est jamais justifié, mais là encore moins que jamais. Un vrai con ce type.

  • Voila une année 2020 qui démarre avec une joie pétillante et une curiosité attractive en matière de 7ème art ! Merci !

  • AAAAAH merci pour ce que tu dis sur la chronologie dans Les filles du Dr March. J'ai pensé EXACTEMENT la même chose ! Après oui, dans l'ensemble c'est sympathique, joli et tout ça mais ça ne me marquera pas des masses, ça manque d'émotion et Jo m'a paru tellement antipathique en fait (ce que je n'avais pas forcément ressenti dans la version de 94 ni dans le bouquin d'ailleurs). Et le discours féministe tellement grossier ohlolo. Décidément, j'ai du mal avec les films de Greta Gerwig en fait.

  • On a du mal à suivre. Je voulais emmener ma petite fille mais on n'y comprend rien.
    C'est la version de 1949 que je préfère, suivie par celle de 1933. Je te les recommande :-)
    Oh le discours féministe !!! pour finir par courir dans les bras d'un homme. L'un n'empêche pas l'autre mais là justement le fond de son discours c'est : les filles ne sont pas que des cœurs à marier... ben si !

  • J'ai bien aimé aussi le côté survolté de first love, et surtout le vol et la bande de bras cassés, avec rien qui ne se passe comme prévu, qui m'a un peu fait penser aux frères coen. Par contre j'ai trouvé le film un peu trop long, à la fin on sature devant tant de violence. Et le sort de la prostituée de force est vraiment très glauque, ça m'a mise mal à l'aise. son personnage de cruche qu'il faut sauver est un peu lourd, heureusement les autres héroïnes, encore + fortes que les mecs, sont là pour réhausser ! J'ai écrit une critique sur le film aussi.

  • J'ai aussi aimé le côté "bras cassés" du détournement de la livraison de drogue... et j'ai aussi été gêné par le personnage de la prisonnière prostituée de force, vraiment caricatural. Les deux autres femmes qui jouent un rôle important dans l'intrigue sont mieux servies, même si les hurlements de la veuve m'ont vrillé les tympans.
    J'attendais avec impatience que tout cela tourne au pugilat général... et je n'ai pas été déçu ! Cela valait la peine de subir quelques longueurs effectivement inutiles.

  • Je dois dire que j'ai déjà un peu oublié ce film... c'est un plaisir vite consommé mais affectivement beaucoup trop long.
    L'esclave sexuelle et droguée, en effet ça met mal à l'aise.
    Je vais aller lire.

  • Vu le miracle du saint inconnu. Suis d'accord avec toi. Un peu soporifique mais il en reste qq chose.

  • Oui c'est un film agréable... helas trop long. Un peu resserré et c'était beaucoup mieux.

  • Je n'ai pas été déçu par "Les Filles du Docteur March"... parce que, vu ce que j'avais lu et entendu dessus, je n'en attendais pas énormément. C'est une belle enluminure, avec de (très) bonnes actrices. Mais, si c'est censé être un brûlot féministe, alors c'est un peu raté. Et les personnages masculins sont d'une fadeur...

  • Ce n'est pas le fol enthousiasme quand même.
    Oui c'est joli à regarder.
    Je n'ai pas trouvé Timothée fade du tout.
    Et pour ce qui est du féminisme... peut mieux faire :-)

  • Ce n'est pas tant T. Chalamet le comédien que je trouve fade (encore que...), mais le personnage qu'il incarne. On sent qu'il fait ce qu'il peut, mais le problème vient sans doute de la direction d'acteurs.

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