Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

JUST MERCY/LA LLORONA

LA VOIE DE LA JUSTICE de Destin Daniel Cretton, cinéma,  Michael B. Jordan, Jamie Foxx, Brie LarsonLA VOIE DE LA JUSTICE de Destin Daniel Cretton, cinéma,  Michael B. Jordan, Jamie Foxx, Brie Larsonla voie de la justice de destin daniel cretton,cinéma,michael b. jordan,jamie foxx,brie larson, LA LLORONA de Jayro Bustamante, Maria Mercedes Coroy, Sabrina de la Hoz, Julio Diaz c

de Destin Daniel Cretton ***

la voie de la justice de destin daniel cretton,cinéma,michael b. jordan,jamie foxx,brie larsonla voie de la justice de destin daniel cretton,cinéma,michael b. jordan,jamie foxx,brie larson

Avec Michael B. Jordan, Jamie Foxx, Brie Larson, Rafe Spall, Tim Blake Nelson

Après ses études à l'Université de Harvard, Bryan Stevenson aurait pu se lancer dans une carrière des plus lucratives. Il décide pourtant de se rendre en Alabama pour défendre ceux qui ont été condamnés à tort, avec le soutien d’une militante locale, Eva Ansley. Un de ses premiers cas, est celui de Walter McMillian qui, en 1987, est condamné à mort pour le meurtre d’une jeune fille de 18 ans. Et ce en dépit d’un grand nombre de preuves attestant de son innocence et d’un unique témoignage à son encontre provenant d’un criminel aux motivations douteuses. Au fil des années, Bryan se retrouve empêtré dans un imbroglio de manœuvres juridiques et politiques.

Des films de prison et de prétoire, on en a vus et revus mais je trouve celui-ci de plutôt bonne facture. Il ne chipote pas avec la réalité et c'est un vrai coup de poing que l'on reçoit de voir que des innocents passent parfois 30 ans en prison dont une bonne partie dans le "couloir de la mort" simplement parce qu'ils sont noirs. Si certains ont  réellement commis un délit, la plupart ne méritent pas un tel châtiment et beaucoup d'entre eux sont totalement innocents. C'est un film honnête, sans chichi, sans fioriture, sans violon mais vraiment passionnant.

Il se situe en Alabama, exactement là où Harper Lee a placé l'action de son chef d'œuvre roman Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (Prix Pullitzer 1961 s'il vous plaît). Merci à tous de lire ce livre. Mais évitez la suite, Va et poste une sentinelle, étrangement survenu avec une attente surdimensionnée par les fans un demi siècle plus tard, et hélas, complètement raté. Vous pouvez également vous précipiter sur le film qui en a été adapté, Du silence et des ombres (sans doute que Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur n'est pas un titre suffisamment explicite...) de Robert Mulligan avec Gregory Peck dans le rôle d'Atticus Finch pour lequel il a eu l'Oscar, mille fois mérité. A plusieurs reprises, on propose à Bryan de visiter le Musée To Kill a Mockingbird dont les habitants sont si fiers... Bryan est un peu l'Atticus Finch actuel.

Hélas dans les années 80 puis 90, et encore aujourd'hui, il ne fait pas bon être noir dans les Etats du Sud des Etats-Unis, d'autant plus avec la blondasse actuelle aux commandes. Le film le démontre avec une sobriété exemplaire, sans effet de manche. La discrimination raciale est un fléau et le film témoigne avec force, dignité et sobriété des défaillances d'un Etat tout puissant. Une telle erreur alors que les preuves du contraire sont évidentes glace le sang.

Michael B. Jordan en avocat qui préfère la justice à une "carrière" et Jamie Foxx en victime qui n'y croit plus puis se redresse, sont extraordinaires. Je suis heureuse d'avoir vu ce film.

..............................

LA LLORONA de Jayro Bustamante ***

la voie de la justice de destin daniel cretton,cinéma,michael b. jordan,jamie foxx,brie larson

Avec Maria Mercedes Coroy, Sabrina de la Hoz, Julio Diaz

La Llorrona : seuls les coupables l’entendent pleurer. Selon la légende, la Llorona est une pleureuse, un fantôme qui cherche ses enfants. Aujourd’hui, elle pleure ceux qui sont morts durant le génocide des indiens mayas. Le général, responsable du massacre mais acquitté, est hanté par une Llorona.

Selon la légende, la Llorona est une femme abandonnée par un homme, qui devient folle, tue ses enfants en les noyant dans une rivière, et est désormais condamnée à pleurer pour le reste de sa vie. C’est une sorte de Médée. "Dans le film, on a ôté cette dimension très machiste, et on fait de la Llorona une justicière", confie le réalisateur.

Encore une histoire passionnante qui parle ici du sort d'une sinistre crevure, jugée responsable du génocide d'une ethnie de son pays puis bizarrement relâchée. Et quelle joie de voir un film guatémaltèque ! ça n'arrive pas tous les jours, même si la façon dont le réalisateur évoque son pays fait froid dans le dos. Il dit que ses compatriotes ont "peur de Dieu, et des militaires" et nient toutes les violences dont ils font l'objet.

Le film est un huis clos étouffant. Le général, après avoir été acquitté rejoint sa demeure avec sa femme, sa fille, sa petite fille, son garde du corps. Ses domestiques quittent la maison. Il n'en reste qu'une dont il est peut-être le père... puis arrive Alma qu'il considère comme la Llorona. Elle est un véritable reproche vivant de tout ce qu'il a commis. Tous confinés dans la maison parce que le "peuple" réclame justice, brandit les portraits des disparus, chante, crie et manifeste jour et nuit sous les fenêtres du bourreau, empêchés de sortir et de dormir, ils frôlent la folie.

Les cauchemars  effrayants de réalisme de l'épouse qui se met à douter, la méfiance et l'hésitation de la fille qui continue, en tant que médecin, de soigner son père mais repousse la main qu'il lui tend, démontrent l'horreur d'avoir à vivre avec un tel personnage. Jamais il ne se remet en question, ne semble d'ailleurs pas s'en poser la moindre. La seule chose qui le gêne, sont ces pleurs qu'il est le seul à entendre. Prêt à tirer sur tout ce qui bouge il manque d'abattre sa femme et finit par blesser sa petite fille. Sinistre d'un bout à l'autre, il se permet encore de faire du "charme" à une infirmière gentille (car l'ordure est gravement malade) ou à une domestique.

J'ai été moins séduite et convaincue par l'aspect fantastique du film mais cela n'enlève rien à sa force car nul doute qu'il est pour le réalisateur une façon d'évoquer les plaies qui ont ravagé son pays et son peuple.

Puissant.

Commentaires

  • Vu et revu ce genre de film ( et séries ) de prison, merci je passe ....
    Un avocat qui préfère la justice à une carrière ? Dans quel monde ou sur quelle planète ? :-)

  • Je le trouve plutôt bien fait, sans lyrisme, et il va passer inaperçu.
    En plus cet avocat existe en vrai car c'est une true story.

  • C'est bizarre, les critiques blog sur le 1er sont pas si mal, pourtant les critiques presse ne sont pas super tendre. Je le laisse au programme, je me ferai ma propre opinion.
    Moi aussi j'ai aimé la llorona même si j'étais peut être un peu fatiguée et que j'ai eu du mal à entrer dedans (il y a des moments où je dors devant tous les films ...)

  • Il mérite franchement qu'on s'y attarde.

    La Llorona m'a captivée immédiatement. Quelle pourriture !
    Je m'endors aussi parfois.

  • Bonjour Pascale, tu as donc pu arriver à voir La Llorona. C'est bien. Deux très bons films. Et tant pis si la critique n'est pas tendre avec le premier. J'espère que le public est au rendez-vous. Bonne journée.

  • Oui, en me trompant d'horaire alors que j'allais voir Cuban Network (pas très convaincue) j'ai pu le voir. C'est vraiment excellent.
    Et le premier aussi. J'espère que le public ne suit pas la critique. Bonne journée.

Écrire un commentaire

Optionnel