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MES INCOMPÉTENCES

Depuis le début du confinement, Augustin Trapenard lit chaque jour la lettre d'un écrivain qui évoque la façon dont il vit, ou a vécu désormais, le confinement. Confinement. Ce mot fait désormais partie de notre vocabulaire quotidien sans qu'on ait besoin de l'expliquer, même aux plus petits. Hier, j'ai revu mes amours (6 et 11 ans) parce que leur école n'a pas rouvert ses portes. Ils en ont pleuré. Ils veulent retourner à l'école même si ce ne sera pas l'école d'"avant". Je ne les avais pas vus depuis deux mois. Ils m'ont dit que lorsqu'ils raconteraient cette drôle d'époque à leurs enfants, ils auraient sans doute bien du mal à le croire. J'en ai eu les larmes aux yeux sans leur montrer, j'avais mes lunettes de soleil. Nous marchions dehors, dans la rue parce qu'ils ne sont pas sortis depuis deux mois (sinon dans leur jardin) et c'était comme une aventure.

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J'en reviens aux lettres... De qualité et d'intérêt inégaux (selon notre sensibilité j'imagine) ces lettres étaient parfois dénaturées par le ton souvent mélodramatique et ténébreux d'Augustin (que j'apprécie énormément par ailleurs), alors que plus de neutralité n'aurait sans doute fait (selon moi) qu'intensifier le propos. Tant pis.

Jusqu'alors, ma préférée était celle d'Amélie Nothomb. Je me suis dit, toujours prompte à m'auto-flagellercritiquer que c'était mon amour inconditionnel pour la dame qui faisait que. Et finalement puisqu'elle y parle de la mort (de son père) au 1er jour du confinement, de deuil, d'absence et du fait que la mort n'est pas la cessation de l'amour... je me suis plutôt dit que cette lettre me parlait plus que les autres, plus que certaines.

Ces lettres me faisaient chaque matin m'interroger un peu plus sur moi-même, mon état physique et d'esprit et mon propre confinement. Comment le vivais-je ? La surprise d'abord de découvrir que malgré ma nature anxieuse et hypocondriaque (au début, je toussais pour contrôler si je toussais...), je ne me suis pas écroulée. Jamais. Avec des hauts, des bas, des inquiétudes bien sûr, des insomnies aussi, des réveils nocturnes, mais pas d'effondrement. J'ai vécu et surtout respecté ce confinement scrupuleusement en bonne élève. Seule. J'ai fait des choses qui me rebutaient et auxquelles j'ai pris goût (cuisiner, jardiner). J'espère continuer en ce sens. J'ai continué mes activités habituelles lire, jouer du piano, méditer, faire du Taï Chi, des mandalas, écrire, jouer au scrabble (en solo, c'est SUPER). Jamais je n'ai allumé la télé en journée. Et le soir après m'être mise à la fenêtre et avoir une pensée sincère pour les soignant-e-s, les caissier-ère-s, éboueurs je regardais un film ou deux parfois. Environ une fois par semaine, une visio what's app avec mes amours. Des contacts quotidiens par sms et Wha's app avec Bibi et Alexandra, Amélie et Baptiste. De TRES rares appels (4 en fait, je peux les compter) bien agréables (avec Catherine de St Julien, Isabelle, Eve, Alexandra encore). Beaucoup de sms avec Valérie M., Sandrine, Julien, Stéphanie, Evelyne, Joëlle B., Benjamin, Gaël, mes rares amis qui tous, sont loin.  Des nouvelles de Sophie, Alice, Maxime, Natacha K. Et très rapidement des prêts de livres, partages de recettes avec ma voisine Marlène. On s'aperçoit finalement très vite de qui on a envie d'avoir des nouvelles, pour qui on s'inquiète.

La surprise est de constater que les "amitiés" virtuelles établies au fil des années grâce à ce blog ont fait aussi partie des priorités. Les fidèles se reconnaîtront (Martin, Aifelle, Princécranoir, Ronnie,  Le Bison, dasola, Aurore, matchingpoints, Jemiso) et j'ai été ravie d'accueillir de nouveaux venus, acharnés à mes jeux (rima, marinette, Tosniaboat, Igobow...). J'ai tenu modestement à "vous" distraire pendant cette période. Cela semble avoir marché et j'en suis contente ; ça m'a distraite également.

Et puis, pas mal de boulot aussi finalement pour organiser et mettre en place le confinement professionnel. Mon secteur d'activité n'est pas déconfiné donc, pas de reprise à ce jour. Source d'inquiétude, d'incertitude...

Quant aux réflexions de fond sur le confinement, la "crise", l'avant, le pendant et l'après... j'ai cru que "le poste" comme je l'appelle, m'informerait intelligemment. Je pensais sans doute aussi qu'il serait le meilleur moyen d'être rassurée. J'ai rapidement coupé les infos trop anxiogènes et cessé de décompter les morts sans visage ni identité (sauf Daniel Bevilacqua) et j'ai obéi consciencieusement aux "ordres" de Messieurs Macron, Philippe, Véran etc... rempli d'abord puis téléchargé mes attestations de sortie en grignotant quand même dix minutes au départ. Parfois je me suis dit que je n'étais qu'un mouton, que ce n'était pas bien glorieux comme attitude, et "ta liberté alors qu'en fais -tu ?". Puis je me suis retranchée derrière ce fait : "ce sont eux qui nous disent quoi et comment faire, on n'a pas le choix et je n'aimerais pas être à leur place pour décider". Encore une fois je me trouvais bien minable d'être ce mouton bêlant.

Mais finalement, j'ai décidé que sans être fière (je ne réclamerai ni médaille ni légion d'honneur), je suis juste contente, droite dans mes bottes, de respecter les consignes, de ME respecter et de respecter les autres en ME protégeant et en LES protégeant. En faisant un flash-back sur ces 8 semaines, je découvre que je ne me suis jamais plainte de mon sort  parce que j'estimais ne pas en avoir le droit (j'ai une maison et un jardin) mais aussi ça s'est fait naturellement. Je n'ai pas non plus fait de prévisions, ni déclarer "un tel m'a dit que... j'ai entendu dire que...il paraît que...et après ça va être comme ci ou comme ça"... Ce dont je suis par contre fière et heureuse c'est que mon entourage proche n'ait pas non plus de boule de cristal dans laquelle il lit l'avenir et au-delà des craintes, des inquiétudes, certains sont "à risques", on attend, on espère, ON FAIT DE NOTRE MIEUX.

Par contre, dès qu'on s'éloigne un peu de sa "zone de confort" les réactions sont plus étonnantes voire désolantes. J'ai déserté bien avant le confinement les réseaux a sociaux où je trouvais beaucoup et de plus en plus de bêtises, de méchanceté et d'agressivité dès qu'on sort là encore de sa petite zone confortable où chacun s'extasie, approuve ce que l'autre publie. Dans la vraie vie, je découvre avec étonnement (j'ai fait quelques courses hier) que certains ne portent pas de masque, une voisine a été obnubilée par sa chevelure et son rendez-vous chez le coiffeur était sa priorité, certains veulent obtenir une "dérogation" pour partir dans le sud de la France dans leur résidence secondaire, jugent les profs et les instits qui ne reprennent pas l'école, critiquent le travail de folie qu'ils ont fourni pendant 2 mois, font des bilans et des statistiques sur l'évolution, la transmission du virus, publient des #rendeznouslaforêt alors qu'ils ont un jardin, j'ai lu et entendu des "vous cherchez des solutions, demandez-moi", et j'en passe et j'en oublie... Je suis de celles qui ont cru, qui croient à la sincérité des artistes qui ont mis en ligne des mini-concerts, des sketches, ont composé sur le thème du confinement ou un autre, se sont mis au balcon pour jouer du violon... Et je me permets d'être consternée et de ne pas (mode boule de cristal activé...) être d'un optimisme fouloulou sur l'évolution des mentalités. J'espère me tromper.

Au départ, je voulais faire une simple et courte note sur la "lettre d'intérieur" que je vous délivre enfin ci-après. Mais je m'aperçois qu'écrire fait un bien fou. Je vais peut-être écrire à Olivier Adam. Et à Amélie Nothomb.

La lettre d'intérieur, vous l'avez compris, est d'Olivier Adam et elle m'a bouleversée tant j'avais l'impression à chaque mot, chaque pensée, avoir pu l'écrire. Je pense, j'espère que certains s'y retrouveront également.

 

"Paris, le 12 mai 2020

Mon cher, ma chère compatriote,

Je t’admire, tu sais. Oh oui comme je t’admire. A toi, on ne la fait pas, hein ? Tu connais tout du dessous des cartes, n’est-ce pas ?

Qui nous ment et ce qu’on nous cache.

Qui tire les ficelles et à qui profite le crime.

En toutes choses, tu sais ce qu’il faut faire.

Ce qu’il aurait fallu.

Ce qu’il faudra.

Tes compétences sont sans limite.

L’étendue de ton savoir est infinie.

Ton instinct infaillible.

Je t’ai connu économiste, sociologue, historien, juge, procureur, scénariste, sélectionneur de l’équipe de foot. 

Je te découvre ces jours-ci virologue, épidémiologiste, spécialiste de la gestion de crise sanitaire et des pandémies.

Vraiment tu m’impressionnes.

Je te lis dans les journaux et sur les réseaux sociaux.

Je t’écoute à la radio, à la télévision et dans la queue chez le maraîcher, dans les allées du G20. 

Et comme je t’envie.

Comme ce doit être grisant de tout savoir sur tout et d’avoir toujours raison.

D’avoir des réponses si simples à tant de questions si complexes – et parfois le contraire.

D’être expert en tant de disciplines.

De toujours savoir qui incriminer.

Qui croire et qui condamner.

De redresser tant de torts.

De déjouer tant de complots.

De déciller tant de naïfs.

De détenir la vérité et de l’avoir confisquée une fois pour toute à ceux qui ne la méritent pas. 

A ceux qui ne savent pas s’en servir.

Les hésitants.

Les indécis.

Les pointilleux.

Ceux qui ne savent pas toujours.

Qui se demandent.

A qui il semble.

A qui il faut des preuves.

Qui questionnent.

Tempèrent.

Disent ce n’est pas si simple.

Coupent les cheveux en quatre.

Les apôtres de la nuance.

Les maniaques de l’objection.

Ces pleutres qui n’éructent pas sur les réseaux sociaux.

Ne signent pas de tribunes ou de posts incendiaires, pleins de rage, péremptoires et justes par conséquent.

Justes par définition.

Justes par la loi de celui ou de celle qui gueule le plus fort.

Ces lâches qui ne donnent pas leur avis sur tout à la télé, à la radio, sur les réseaux, au café, en famille, entre amis.

Et s’abstiennent, les imbéciles, de se prononcer sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas.

De condamner sans preuve.

Ces gens qui doutent, comme les chantait Anne Sylvestre.

Et qui rechignent à décréter. 

Oh tu les connais ceux là.

Ils t’ont toujours bien fait marrer ces rabat-joies, à parler si bas, à retourner une question en tous sens avant de formuler une hypothèse.

A parfois penser contre eux-mêmes.

A se défier des fausses évidences.

Des conclusions hâtives.

Des anathèmes.

Ces ergoteurs.

Heureusement ils sont minoritaires.

Ou bien ils se planquent.

Ont déserté les réseaux, les plateaux, les cafés des certitudes.

Se taisent pendant les réunions de famille.

Heureusement.

Manquerait plus qu’ils viennent plomber l’ambiance avec leurs scrupules, leurs nuances, leurs réserves, leurs objections.

Manquerait plus qu’ils t’empêchent d’avoir raison en toutes choses et tout le temps.

Et de le faire savoir en gueulant.

Allez. Je te laisse.

Je retourne à mes doutes, à mes hésitations, à mes incompétences. "

Olivier Adam

Et je termine par cette chanson qui curieusement m'avait été envoyée par une personne qui dépensait beaucoup d'énergie à vouloir me voir changer, changer ma nature inquiète parce que je ne sais pas dire : "délivrez-nous du pire et gardez le meilleur".

Je fais partie de ceux qui "doutent mais voudraient qu'on leur foute la paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène jamais quand ils promènent leurs automnes au printemps".

 

Je vous offre enfin cette chanson renversante (merci Aifelle) qui m'a bouleversée également.

"Ce matin, il est arrivé une chose bien étrange, le monde s'est dédoublé..."

 

Pardonnez-moi pour cette confession pas très cinématographique, il y a bien longtemps que ça ne m'était arrivé, et surtout,

SURTOUT :

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"La joie est toujours à deux pas"...

Commentaires

  • Mince il y a mon prénom ;)
    Tu m'as donné envie d'écrire aussi ce que je ressentais par rapport à tout cela et pour cela merci.
    Ce ne sera pas pour de suite mais j'ai hâte de nos retrouvailles

  • Oui mince... faut dire que le nombre de SMS est impressionnant :-) Tu es en tête de liste avec Bibi, Baptiste et Amélie.
    Ecrire fait en effet du bien.
    Quand tu vas t'y mettre, tu ne vas plus pouvoir t'arrêter.
    Oui, pas tout de suite et j'ai hâte aussi. :-)

  • J'adore cette chanson d'Anne Sylvestre ! On l'a tous vécu comme on a pu ce confinement et on déconfine avec prudence. On le doit aux autres et à nous-même si on ne veut pas y retourner .. J'ai pris de la distance avec tout ce qui est media, c'est une cacophonie inaudible, sans compter les experts auto-proclamés qui sortent dont ne sais où. De toute façon personne ne sait vraiment, ce n'est pas la peine de nous abreuver de projections parfaitement gratuites. C'était sympa de voir certains blogs continuer, ça donnait un repère stable dans tout ce brouillard. Il faut dire que tu t'es surpassée avec tes jeux et tes extraits ;-)

  • Voilà, on fait comme on peut. J'espère ne pas être donneuse de leçons même si on est d'accord les messieurs et madames je sais tout : J'EN PEUX PLUS.
    Oui je me suis bien amusée aussi.

  • De bien jolis mots...

    Ce confinement, ce moment inédit et imprévu a permis à chacun de tester sa capacité d’adaptation et de réfléchir à ce dont on a besoin essentiellement dans la vie.

    Je suis étonnée que pour certains et certaines, le coiffeur soit la personne à retrouver au plus vite mais bon avec l’âge je suis devenue plus tolérante, pas par grandeur d’âme mais par lassitude. Pour ma part, ce qui me manque ce ne sont pas mes proches même s’ils sont mon essentiel car je sais que je vais bientôt les revoir. Par contre vivre sans aller au cinéma, au théâtre, aux concerts, à des conférences, à des expositions et ne pas voyager dans les mois qui viennent me semble une redoutable épreuve.

    Cette période est bizarre pour moi car cela fait depuis 40 ans que je vais au Festival de Cannes. 40 ans de ma vie où pendant 15 jours en mai, ma vie était suspendue et confinée. Je me demande si j’y retournerai mais alors que ce rendez-vous annuel me semblait incontournable, je le trouve désormais complètement dérisoire.

    Merci Pascale pour le temps que tu as consacré pour nous distraire. Cela a enrichi ma culture cinématographique et j’ai été épatée par la réactivité de certains.

    Porte-toi bien !

  • Merci.
    J'ai l'impression que RIEN ne me manque, parfois je trouve cette pensée vertigineuse.
    Même le cinéma... c'est sans doute parce que PERSONNE ne peut y aller. Si j'étais la seule confinée, ce serait différent. Mais dès que ça rouvre, j'y retourne, c'est sûr. En choisissant attentivement. Masquée évidemment.
    Mon prochain festival est en septembre (je n'y crois pas trop) ou en octobre (j'y crois un peu plus). Celui de Beaune a été annulé. J'étais triste.
    Pour les cheveux, je vais tenter d'arrêter les colorations :-)

    Et pour les jeux, c'est sûr, certains m'ont épatée et tu fais partie des plus réactifs.

    Bonne continuation...

  • Nous avons découvert notre nom parmi les "amitiés" virtuelles. Qui aurait dit que le monde virtuel, si souvent incriminé, nous sauverait en partie de la solitude pendant 2 mois ? Blogs, WhatsApp, replays télé et radio dont nous avons usé, et parfois abusé, ont rempli nos journées. Nous avons apprécié les jeux-cinéma auxquels nous avons participé en commun, chacune à son téléphone. Merci pour ce divertissement enrichissant dont le niveau dépassait souvent nos connaissances. Bien que cinéphiles, il nous reste encore des progrès à faire :)

  • La lecture de certains blogs devient incontournable avec le temps.
    Les questions étaient tellement difficiles parfois que je devais moi-même vérifier parfois.

  • Merci, Pascale, pour ce beau texte. Je suis content de lire que tu as plutôt bien vécu ce confinement. Cela augure d'une meilleure suite, même s'il y aura toujours des relou, des rabat-joies et des cons. Cette période nous aura montrés (et/ou prouvés) qu'il y avait également autre chose.

    Je t'embrasse et te dis à très bientôt, amie "virtuelle".
    Tu vois, de mon côté, c'est à "virtuelle" que je mets des guillemets...

  • Merci Martin.
    Je suis surprise moi-même de ma réaction.
    On s'est suivis de près pendant ces deux mois :-)
    Bisous.
    P.S. : je vais essayer d'écrire à Amélie et Olivier.

  • Les acharnés te saluent bien !
    Merci encore pour ta générosité et
    Espérons que ton secteur d'activité reprenne très vite :-)

    @ bientôt peut-être pour un autre jeu ...

  • Merci de tes visites.
    Je vais essayer de mettre un jeu chaque lundi.
    D'ailleurs celui de lundi n'est pas fini.
    Et bravo pour les trouvailles aux jeux.

  • J'aime te lire... toujours... confinée ou non, parlant de cinéma ou non... la distraction était la bienvenue, merci...
    Prends bien soin de toi !

  • Merci, c'est gentil.
    Prends bien soin de toi aussi.

  • Un très joli billet :) Il faut admettre que cette situation inédite nous a confrontés à nos propres émotions, à nos peurs mais aussi nos propres victoires. Pour ma part, j'ai été sage comme un moine et je reste encore prudente (surtout que j'ai quelques soucis de santé, donc sans être parano, je fais gaffe !).
    Prends bien soin de toi :)

  • Merci.
    Les personnes vivant seules ont en effet été seules avec elles-mêmes...

    J'espère que ce n'est trop grave. Et oui, sois prudente, il ne faut pas ajouter un virus à une infection.

  • Nous sommes dimanche, et comme à mon habitude, je te rends une petite visite en ce matin ensoleillé, je prends des nouvelles, je m'enquiers de ta santé virtuelle (via ce lien sur mon blog qui fonctionne à la perfection...).
    Je découvre un billet d'humeur, une note d'amour, un épanchement nécessaire, un débordement salutaire qui, comme tout bon champagne, laisse échapper ses états d'âme après avoir été secoué pendant si longtemps.
    Je crois que j'aurais pu écrire exactement la même chose, mais en moins bien, sans doute empêché par une forme de pudeur naturelle. Malgré mon aversion pour le Traquenard d'Inter France et pour Olivier Adam, je dois bien le reconnaître, je suis d'accord avec tout. La nature humaine est ainsi faite, qu'il faut la prendre dans toutes ses contradictions.
    Alors, faisant fi de tout principe de précaution, laissant les gestes barrières au fond de ma poche, je tombe le masque pour te faire un gros poutou virtuel, un grand merci pour ces mots qui eux ne le sont pas du tout pour moi.
    Et au cas où ça t'intéresse, je vais bien ne t'en fais pas.
    Amitiés sincères du Prince

  • Tu es réglé comme un coucou suisse !
    Je ne sais de quel lien tu parles, car lorsqu'on clique sur mon prénom dans un commentaire : RIEN NE SE PASSE :-)
    Toi tu aurais écrit moins bien que moi. Ce n'est pas bien joli de chercher la flatterie ! C'est ma fête, pas la tienne, Etienne !
    Aversion pour Gus et Olive... tu y vas un peu fort. Nonobstant, je suis contente que son texte covidien te parle. J'en ai vraiment par dessus la tête des messieurs et mesdames je sais tout.
    Merci, bisous et tutti frutti.

  • C'est dingue ça, tout le monde a un avis sur tout de nos jours. Même sur les films.
    En tous cas, moi je dis qu'on va pas se laisser pourrir la vie par une grippette saisonnière qui se traite à l'eau de javel quand même ! Vas-y Didier, ressers-moi un coup jaja pour tuer le virus...

  • Sauf votre respect votre seigneurie, un film s'expose aux avis, voire aux critiques non ?

    Une grippette, qui plus outre et non des moindres, ne passera pas nos frontières... à ce jour, je ne sais plus dans quel sens.
    Perso j'ai opté pour une ode javel citronnée.
    Merci Donald.

  • Coucou Pascale,
    super billet et comme quoi l'écriture ça fait du bien et que tu écris très bien !
    En cette période de confinement moi aussi j'ai pris du temps pour des choses un peu différentes, je me suis remise au dessin avec un défi journalier pendant un mois.
    Je pense que le monde ne changera pas après... Non, il y a les confinés et les cons finis et après sauf cas exceptionnels il y aura des changements de camps ;-) (et je remarque qu'être un mouton c'est parfois important et on n'a pas a se flageller pour ça.).
    Bref espérons que le déconfinement ne nous amènera pas à reconfiner ... Mais bon personne ne le sais. Faisons au mieux voilà tout.
    Bisous virtuels et autorisés ! Bon courage et merci à toi pour ton blog ♥

  • le monde ne changera pas après ....
    Aux jours d'aujourd'hui c'est quasi la seule certitude.
    L'eau est toujours à 17°, je retourne piquer une tête, portez vous bien.

  • Ne séjourne pas hors de l'eau, c'est interdit.
    Je t'envie. L'eau à 17, c'est ma came (même si je crache pas sur l'eau à 25). Je suis des bords de la mer du nord, là où les filles z'étaient chouettes.

  • Et des fotes dortografes...
    Lire Personne ne le sait :-) et "Il n'y aura pas de changements de cas sauf cas exceptionnels) J'écris trop vite !
    Bisous bizzzz

  • Coucou Didi,
    Merci d'avoir lu. Oui, écrire fait du bien. Le dessin est une énigme pour moi :-) Je peux arriver avec un modèle éventuellement, et mes petits s'extasient : waouh comment tu dessines trop bien :-)
    Je capte quelques conversations au hasard de mes sorties supermarchesques ou balades autorisées (sans attestation désormais malgré mon département rouge vif), et ce n'est pas folichon.
    Le changement de cas m'allait bien :-) Imaginons que les cons finis cessent de l'être.
    Bises masquées.

  • Ne séjourne pas hors de l'eau, c'est interdit.
    Je t'envie. L'eau à 17, c'est ma came (même si je crache pas sur l'eau à 25). Je suis des bords de la mer du nord, là où les filles z'étaient chouettes.

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