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MOUAIS...

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VILLA CAPRICE de Bernard Stora **(*)

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Avec Patrick Bruel, Niels Arestrup, Irène Jacob, Paul Hamy

Avocat célèbre, Luc Germon pense atteindre la consécration lorsque Gilles Fontaine, l'un des patrons les plus puissants de France, lui demande de prendre sa défense. L’homme d’affaires est soupçonné d'avoir acquis dans des conditions douteuses une magnifique propriété sur la Côte d'Azur, la Villa Caprice. Humilié et furieux de s'être laissé piéger, Fontaine compte sur l'habileté de Germon pour le tirer de ce mauvais pas. Mais une étrange relation de pouvoir s'installe bientôt entre les deux hommes, en principe alliés. 

Patrick Bruel n'est pas un acteur de folie et son physique épais, sa voix nasillarde ne me rendent pas hystérique. Mais je dois reconnaître que dans ce rôle il est plutôt pas mauvais. J'irai même jusqu'à dire que c'est son meilleur pour ce que j'ai vu de sa  filmo. Et je dois dire que j'ai suivi cette histoire de manipulations, de pots de vin et d'affaires politico-judiciaires et immobilières avec beaucoup plus d'intérêt que je ne m'y attendais.

Le monde dans lequel évoluent tous ces personnages est pourri mais le réalisateur le dissèque assez subtilement et sans forcément appuyer sur le caractère odieux des uns et des autres. Chacun a ses bonnes raisons. Il ne les rend pas sympathiques pour autant, ne me faites pas dire d'horreurs ; ça se passe dans le monde des riches qui s'offrent des voiliers comme d'autres une Dacia Sandero, on le sait d'emblée.

L'histoire je vous l'ai dit se suit avec intérêt. Mais les gros PLUS de ce film viennent des acteurs. Ce sont les apparitions d'Irène Jacob en femme soumise et suicidaire, de Michel Bouquet magistral en père bourru et ordurier et surtout la prestation une fois de plus exceptionnelle de Niels Arestrup. Cet acteur génial au charisme époustouflant, crève ici de solitude. Il est magnétique et la fin est bouleversante et inattendue.

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LE DISCOURS de Laurent Tirard **

VILLA CAPRICE de Bernard Stora, cinéma,

Avec Benjamin Lavernhe, Sara Giraudeau, Kyan Khojandi

Adrien supporte tant bien que mal le traditionnel repas chez ses parents où sont également présents son unique soeur et son beau-frère. Sa famille est charmante et affectueuse mais incapable d'exprimer ses sentiments. Ce jour-là Adrien est particulièrement absent à ce qui l'entoure car Sonia qui a mis leur couple "en pause" ne répond pas au premier sms qu'il a enfin osé lui envoyer depuis 39 jours. En effet, difficile de s'intéresser au sujet du jour : le chauffage au sol, lorsque votre avenir sentimental est en jeu. L'angoisse est à son comble lorsque le futur beau-frère demande à Adrien de faire un discours le jour du mariage.

Après la comédie pétillante et rythmée Le retour du héros, Laurent Tirard tombe un peu (mais pas complètement) dans la comédie franchouillarde avec un comique de répétition pas toujours réussi : le porte serviettes en forme de bite, Adrien n'aime pas les poivrons, le même cadeau que sa soeur lui offre à son anniversaire depuis des années...

Le film tient sur deux principes: le monologue intérieur du personnage principal où il passe son temps à imaginer ce que pensent ou feront les autres, ses apartés face caméra pendant que les autres acteurs continuent de jouer la scène et le principe dit du quatrième mur. Au bout d'un moment le procédé finit par être lassant. Heureusement, le réalisateur a tout misé sur son acteur principal et il peut compter sur Benjamin Larvernhe qui assure. De tous les plans et ne ménageant pas sa peine, l'acteur réalise un one man show souvent drôle et convaincant mais insuffisant pour combler le spectateur. 

Là où la chronique m'est apparue assez juste, c'est dans la description du mariage. Chacun essaie toujours de faire LE mariage différent mais à peu près tous tombent dans la beauferie non ?

Il est indispensable pour apprécier un tant soit peu le film : aimer Benjamin Lavernhe.

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VAURIEN de Peter Dourountzis *(*)

VILLA CAPRICE de Bernard Stora, cinéma,

Avec Pierre Deladonchamps, Ophélie Bau, Sébastien Houbani

Djé débarque en ville sans un sou, avec pour seule arme son charme. Il saisit chaque opportunité pour travailler, aimer, dormir. Et tuer.

La première scène est TRES réussie. Une jeune fille est seule dans un train et parle très fort au téléphone. Sa conversation est inintéressante au possible voire parfaitement idiote mais l'abattage de la jeune actrice est impressionnant. Lorsque Djé s'installe sur la banquette face à elle, l'obligeant à déplacer ses affaires, le malaise s'installe. Il quittera peu le spectateur qui restera néanmoins sur sa faim et ne comprendra rien aux aspirations et aux comportements de Djé.

Pourquoi est-il ce qu'il est ? D'où vient-il ? Que veut-il ? L'explication tient toute entière dans le titre et n'est guère suffisante. Djé est un vaurien, un sale type, point. Rien d'autre, il faut l'admettre et quitter la salle en se demandant quel film on a vu. On sait gré au réalisateur de laisser toujours la violence qui s'abat sans prévenir hors champs. Pour le reste, il s'égare et nous assène un discours social au travers d'une bande de zadistes des villes, des altermondialistes squatters qui pillent des magasins mais ne prennent que le strict nécessaire, des marginaux sympathiques sans un sou mais généreux. Plus tard il est aussi question de la dangerosité des villes la nuit pour les filles... on ne sait plus où donner de la cause ! 

La scène de la bavure policière à la George Floyd est totalement gratuite.

Mais il y a Pierre Deladonchamps dont on ne parvient jamais à dire si son sourire est rassurant ou sadique et à quel moment sa violence va se déchaîner. Pour lui, uniquement car il est bluffant.

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NOMADLAND de Chloé Zhao *(*)

villa caprice de bernard stora,cinéma

 

Avec Frances McDormand, David Strathairn, Gay DeForest

Après la mort de son mari adoré, Fern perd son emploi, sa maison. Tout. Parfois le sort s'acharne. Même la ville où elle vit, la mal nommée Empire disparaît de la carte. Le code postal est supprimé. Fern quitte le Nevada à bord de son van et parcourt les Etats-Unis, survivant comme elle peut au fil des rencontres et de petits boulots.

Autant le précédent film de Chloé Zhao The rider m'avait bouleversée, autant celui-ci m'a laissée froide. En fait non, c'est le personnage qui ne m'a pas touchée. Dans The rider, le jeune cavalier jouait son propre rôle. Ici je n'ai pas réussi à croire au personnage de Fern parce que j'imagine que Frances McDormand n'aura aucun problème de retraite. Si tous les personnages étaient fictifs, je serais peut-être mieux entrée dans l'histoire mais le fait que l'actrice soit entourée de personnages réels m'a gênée. Je ne conteste pas la sincérité de l'actrice qui est à la base du projet je crois mais ça n'a pas pris sur moi. Son air compréhensif avec sa tête sur le côté ("un cabotinage du sous-jeu" ai-je lu...) pour prouver qu'elle comprend et compatit m'ont même agacée.

Je sais que je vais faire tache dans le concert de louanges mais il faut le reconnaître, ce film est beau et CHIANT. Je m'y suis ennuyée même si j'ai aimé les belles images proposées car oui le pays que traverse Fern, ce pays qui oublie et délaisse une partie de sa population est magnifique mais aussi hostile parfois suivant les saisons.

Deux scènes m'ont touchée, celle de la rencontre avec un jeune homme assis par terre, seul, sans logement, sans travail, il a quitté sa famille et survit comme il peut, et celle où un homme a la voix qui s'étrangle quand il doit évoquer la mort de son fils. Quand le film se fait documentaire, je le trouve plus convaincant. Mais je n'arrive pas à être persuadée que ces déclassés, déshérités, désespérés dont tout le monde se fout soient à ce point entourés de douceur et de gentillesse. C'est pourtant ce que montre le film, une Frances McDormand qui traverse de véritables camps de nomades en souriant et en les saluant de la main. Désolée je n'y crois pas. Ce film donnerait presqu'envie de tout plaquer et de s'en aller sur les routes dans un camion, ça a l'air tellement doux et on fait de si chouettes rencontres ! Faut pas pousser.

Commentaires

  • Mouais ça donne Siauom à l'envers, c'est dingue, non ?
    Bon cela dit, j'envahis la Hongrie dans 18 jours, ça va Tokaj à tout va.
    ++

  • Tu as trop écouté Rengaw.

  • Nomadland j'aurais préféré aussi un documentaire, mais une fois accepté le personnage de Fern, je me suis laissée prendre quand même. Et je ne me suis pas du tout ennuyée contrairement à toi. Je pense tout de même que c'est édulcoré par rapport au livre (que je je vais lire bientôt). Ce qui m'a frappée, c'est le rythme cool dans le dépôt Amazone, loin de ce qui est décrit par les salariés.

  • Oui, c'est trop doux pour être vrai. Et je n'ai pas parlé d'Amazon parce que là c'était le pompon. Ça a l'air bien cool d'y travailler.
    Un docu sur ces nomades aurait eu une autre allure mais la star n'aurait sûrement pas financé sans y apparaître.

  • J'aime les films beaux et CHIANTS, en général... :-) ça donne envie de se casser la voix dans la poussière de ces déserts

  • Alors Nomadland devrait te ravir :-) N'oublie pas de t'hydrater.

  • Mais personne ne te pousse !
    Je te rejoins sur l’angélisme ambiant de Nomadland, je ne suis pas sûr non plus que cette vie sur les routes soit si douce. Elle ne l’est pas toujours d’ailleurs dans le film, mais la solidarité est un baume miracle qui apaise les épreuves. D’accord aussi sur le fait de ne pas avoir choisi que des non professionnels, mais la réalisatrice voulait une fiction, pas un documentaire. Elle n’est pas si maladroite dans la mise en scène tout de même, et elle peut compter sur un chef op’ de talent.

    Je crois que la dernière fois que j’ai vu un bon Bruel dans un film c’était chez Chabrol.

    N’aurais tu pas eu un souci à nouveau avec ton hébergeur ? J’ai voulu venir hier mais impossible d’afficher la page. Tu devrais venir chez Wordpress, ils font de tres bons crédits a la consommation. ;-)

  • Non personne me poussera :-)
    Et je suis d'accord le film est beau. Good job.
    Bruel chez Chabrol : aucun souvenir. Ici il m'a bluffée sur UNE expression. Quand il découvre qu'il va sans doute aller en prison, il dit à son avocat : "mais vous serez là !", sa suffisance fait place à une véritable détresse et ça m'a touchée. A quoi ça tient.

    J'ai moi-même parfois du mal à accéder à mon blog. Mais changer ? Never. Malgré les loupés j'ai un abonnement pro car dans une autre vie j'étais un VIB... Et puis changer pour être envahie de pubs et alors que j'ai du mal à tenir ce blog à jour ? Never again. J'ai au moins 6 films de retard...

  • Dans tout ça je n'ai vu que Nomadland que j'ai beaucoup aimé. Oui c'est un peu "chiant" c'est vrai mais il est beau, alors ça compense ahah

  • Le sujet est mal traité dans tous les sens du terme je trouve.

  • Coucou Pascale, je rebondis sur ton commentaire du Discours. J'ai lu le bouquin et ça m'a ennuyée à mourir, pour être honnête j'aurais abandonné si cela n'avait pas été un cadeau d'une amie proche.
    Tous les effets du film que tu décris y sont déjà. Le sujet est hautement sans intérêt et l'humour soi-disant désopilant décrit dans les critiques ne doit pas m'atteindre. Donc je ne vais pas m'infliger le film en plus, même un dimanche soir, ou même dans l'avion (quand je recommencerai à le prendre).
    Bon week-end à toi, et j'attends avec impatience ta critique d'Un Espion Oridinaire.

  • J'espère que tu n'as pas rebondi trop fort.
    Effectivement rien d'hilarant et le procédé répétitif est très lassant.
    Heureusement il y a Benjamin.
    J'ai beaucoup aimé le héros ordinaire :-)

  • J'ai beaucoup aimé "Nomadland" : la majesté des paysages, la dignité des pauvres, les petits riens de la vie quotidienne... et la vision décalée de la réalisatrice chinoise installée aux Etats-Unis, qui ne cherche pas à conforter d'éventuels préjugés concernant la société américaine. Elle regarde juste les gens, avec empathie mais (heureusement) sans pathos ni militantisme. Et c'est beau.

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