Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

SOIRÉE ARTE

Je ne sais si cela sera suffisant pour calmer la gueule de bois post électorale, mais ce soir Arte nous a concocté une soirée haut de gamme.

old-mortelle_randonnee.0.jpg1487875150.jpg1459739_poster_scale_480x640.jpg

20 h 55 - MORTELLE RANDONNEE de Claude Miller

MORTELLE RANDONNEE, Claude Miller, MIchel Serrault, Isabelle Adjani, M, le maudit, Fritz Lang, Peter Lorre

Avec Isabelle Adjani, Michel Serrault

Les deux acteurs sont au sommet de leur art, selon la formule, lors de cette macabre randonnée où une fille belle comme un astre tue ses conquêtes (filles et garçons) et est poursuivie par un privé qui la suit et la protège au lieu de dénoncer ses crimes. Manque et recherche de père pour l'une, manque inconsolable de sa fille morte pour l'autre, ce film est inoubliable et mon préféré de Claude Miller. Depuis sa sortie, l'échange : "t'es toujours là mon vieux ?.. Je suis toujours là Marie." ne m'est jamais sorti de la tête. A chaque vision, je n'attends qu'une chose : la rencontre de ces deux versions désespérées et radicales de la folie. Michel Serrault en père fou de chagrin, hanté par l'image d'une fillette sur une photo, Isabelle Adjani en tueuse fascinante, vamp et enfantine, les dents pourries de Stéphane Audran, la nonchalance ironique de Guy Marchand, la beauté, l'innocence et la jeunesse de Samiy Frey et Patrick Bouchitey, la musique atonale de Clara Bey... tout dans ce film me subjugue (bon, peut-être pas les dents pourries de Stéphane Audran).

.........................................

22 h 55 - M LE MAUDIT de Fritz Lang

MORTELLE RANDONNEE, Claude Miller, MIchel Serrault, Isabelle Adjani, M, le maudit, Fritz Lang, Peter Lorre

Le film (chef d'oeuvre et premier film parlant du réalisateur) s'inspire d'une célèbre affaire qui traumatisa l'Allemagne des années 20 et dont le protagoniste fut surnommé le Vampire de Düsseldorf (parce qu'il aurait bu le sang d'au moins une des 80 victimes dont il revendiquait l'assassinat). Il évoque le parcours, les meurtres (hors champs) et la traque d'un tueur d'enfants, l'ultime transgression.

Inoubliable parce que hanté par le regard hallucinant, halluciné de Peter Lorre, un manteau marqué d'un M, un air  obsédant siffloté (doublé par le réalisateur lui-même) Dans l'antre du roi de la montagne extrait de la suite symphonique Peer Gynt d'Edvard Grieg et la voix douce de ce monstre désespéré, étonné de sa propre folie : «Toujours, je dois aller par les rues, et toujours je sens qu'il y a quelqu'un derrière moi. Et c'est moi-même ! Quelquefois c'est pour moi comme si je courais moi-même derrière moi ! Je veux me fuir moi-même mais je n'y arrive pas ! Je ne peux pas m'échapper ! Quand je fais ça, je ne sais plus rien… Ensuite je me retrouve devant une affiche et je lis ce que j'ai fait, alors je me questionne : J'ai fait cela ? »

.........................................

 0 h 40 - PETER LORRE - Derrière le masque du maudit

MORTELLE RANDONNEE, Claude Miller, MIchel Serrault, Isabelle Adjani, M, le maudit, Fritz Lang, Peter Lorre

 "Je ne peux pas jouer les rôles de Clark Gable, mais cela ne veut pas dire que je ne peux pas incarner un amant, un adolescent, un rêveur, un Falstaff..."

"Ce documentaire s’attache aussi à retracer sa vie intime, mettant en lumière la personnalité complexe d’un homme tourmenté – marié à trois reprises à des actrices dont il fit des femmes au foyer –, d’un esprit libre en proie aux addictions (alcool, morphine) et d’un acteur au physique atypique qui tenta en vain de s’émanciper de la figure du monstre à l'origine de sa célébrité. Nourri d’archives (interviews, extraits de films), un portrait fouillé, étayé par les éclairages de spécialistes (biographe, historien du cinéma...) et le témoignage des réalisateurs allemands Volker Schlöndorff et Christian Petzold."

Commentaires

  • En ce qui me concerne la gueule de bois est trop forte ! et la colère ; je me sens un peu dispersée.

  • Je comprends, la pilule est difficile à avaler.

  • Moi aussi pour le documentaire. C'était vraiment tard.
    J'ai hâte de le voir.

  • Bonsoir Pascale, je n'ai jamais vu Mortelle randonnée (honte à moi) mais je pense avoir le film en DVD dans un coffret avec le roman de Marc Behm. Sinon, Peter Lorre (comme Bela Lugosi ou Erich Von Stroheim) sont des hommes et des personnages fascinants. Bonne soirée.

  • Bonsoir dasola,
    Alors là, je suis estomaquée. J'ai dû le voir 10 fois. Isabelle et Michel y sont fascinants. Je ne me lasserai jamais de ce film je crois.
    Peter Lorre a semble-t-il souffert d'avoir été rangé dans une case à cause de son visage particulier.

  • Bonjour Pascale, concernant Mortelle randonnée, je sais pourquoi je ne l'ai pa vu: je ne suis pas fan du tout d'Isabelle Adjani. Bonne journée.

  • Bonjour dasola. Dommage mais ça ne risque pas de s'arranger. Elle est aussi agaçante que touchante. Moi j'adore.

Écrire un commentaire

Optionnel