TELLEMENT PROCHES
d’Eric Toledano et Olivier Nakache **
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d’Eric Toledano et Olivier Nakache **


Rose gagne difficilement sa vie en faisant des ménages pour une société de nettoyage. Elle élève seule son fils, voit en cachette l’homme qu’elle aime qui est marié et père de famille. Jadis ils furent le couple star du lycée. Rose a aussi une sœur plus jeune, plutôt paumée qui vit encore avec leur père, un rêveur doux dingue qui a un peu raté sa vie professionnelle... Le fils de Rose se fait renvoyer de son école. Pour pouvoir lui payer une école privée et conseillée par son amant flic, elle décide de créer une entreprise de « nettoyage de scènes de crimes » avec sa sœur.
Evidemment, le boulot n’est pas banal mais au moins on ne se retrouve pas devant Monsieur grand avocat et Madame qui rêve d’ouvrir une galerie en s’ennuyant dans sa maison château à baies vitrées donnant sur la mer… Le rêve le plus fou de Rose serait d’être « dans l’immobilier », comme tout le monde et surtout comme ses anciennes copines de bahut. Lors d’une invitation chez l’une d’elles à une fête « pré-natale » !!! (scène mémorable) elle réalise avec effroi à quoi elle a finalement échappé si elle avait épousé son capitaine d’équipe de foot…
C’est le monde des « petites gens » et de la débrouille qui est décrit ici. Ce qui est suffisamment rare pour être noté et vivement apprécié. Des gens qui ont des problèmes à boucler les fins de mois parfois difficiles, des soucis d’assurance, des enfants imparfaits, une famille imprévisible… Des gens avec des espoirs, des coups durs, mais de l’énergie, de la volonté et de l’optimisme.
La vie en somme.
Quant à l’héroïne de cette histoire unique et ordinaire, classique et pittoresque, c’est l’épatante et très jolie Amy Adams, véritable rayon de soleil, vraiment formidable et que j’ai grande hâte à retrouver dans un rôle qui fait autant de bien sans être gnangnan.

La vie n’est pas simple pour un ado de 14/15 ans qui s’appelle Hervé (prénom difficile ( J)) en hommage à Hervé Vilard ! Ses parents sont divorcés et il vit seul avec sa mère dépressive, envahissante et obsédée par les branlettes de son fils. Hervé a un meilleur copain Camel pas plus malin et qui comme lui se masturbe dans une chaussette en feuilletant les pages lingerie des catalogues de la Redoute des années 80. Hervé a néanmoins un avantage, il plaît à Aurore et malgré la trouille qui le paralyse, il va réussir à « sortir » avec elle.
Enfin un film qui parle d’ados qui ressemblent à des ados et non à des gravures de mode relookées ou des caricatures. Même si leur look improbable est plus proche de celui des seventies, pour une fois, ils ne vivent ni dans des triplex du XVIème arrondissement ni dans des barres HLM d’une banlieue oubliée du monde. C’est la première fois, depuis bien longtemps au cinéma que l’on peut voir un film qui ressemble à la réalité. Et d’ailleurs on sent que le réalisateur a dû y mettre une bonne part d’un vécu pas facile et cet aspect apporte une sincérité vraiment touchante au film comme aux personnages.
Les héros sont, vous l’avez compris ou vu, tout sauf des beaux gosses. Ils en sont au stade très ingrat où tout est « trop » ou pas assez chez eux, le nez, l’acné, l’hygiène, les oreilles, les cheveux et l’humour… Et on rit, on rit beaucoup à ce qui ressemble pourtant beaucoup plus à des tourments qu'à des moments de gloire. Les dialogues sont savoureux, les situations cocasses, les rapports étranges avec les profs ou les parents. Et pourtant on ne peut s’empêcher de penser qu’en cette période on passe parfois de sales quarts d’heure.
Mais un jour, c'est inévitable et même plutôt bienvenu, on échappe à cette adolescence, mais au moins elle a permis à Riad Sattouf de faire un film d’ados qui ne ressemble à aucun autre.

Le vendredi 19 juin, à 19 h 00 au Ministère de la Santé et des Sports,
14 avenue Duquesne - Paris VIIème - Salle Laroque -
seront présentés en avant première les 5 courts métrages du concours
« Jeune et homo sous le regard des autres ».
Cette projection sera suivie d’un cocktail.
Entre le 14 octobre et le 16 décembre 2008, plus de 900 scénarios ont été postés sur le site Internet http://www.le-regard-des-autres.fr/.
Plusieurs étapes de sélection ont eu lieu.
Le 3 février 2009 le jury, présidé par André Téchiné, a distingué quatre scénarios destinés à être adaptés et réalisés sous la forme de courts-métrages et a décerné une mention spéciale à un cinquième scénario.
Deux bandes-annonces, cinq films ont ainsi vu le jour et seront diffusés à partir du 26 juin sur les chaînes du groupe Canal+, puis dans le réseau de cinémas Utopia, et sur le site http://www.le-regard-des-autres.fr/ et sur celui de l’Inpes www.inpes.sante.fr.
Vous pouvez voir la bande-annonce ci-dessous :
Merci à Bouraouïa Marzouk de m'avoir signalé l'évènement.
Toutes mes excuses à vous mes fidèles lecteurs qui piaffez d’impatience de découvrir mes photos au cœur de l’évènement.
Mes excuses uniquement parce que je ne vous l’ai pas fait vivre minute par minute mais j'imagine que vous comprenez que je préfère profiter pleinement du bonheur d’être sur place plutôt que de rédiger des articles au fur et à mesure.
Certains se souviennent peut-être qu’en 2007, j’avais eu l’honneur et le privilège de faire partie du jury des courts métrages et donc de vivre cette expérience en VIP au cœur même du Festival.
Pour obtenir cet honneur, c'est simple, ni passe-droit ni priorité… (même si je remercie cette année Sylvie Feit, Isabelle Friley, Emmanuelle de Santis et la très charmante Sarah Beaufol qui me trouve une chaise au premier rang à la soirée de clôture J, d’être intervenues pour que je puisse participer aux soirées), il faut simplement savoir écrire, aimer le cinéma et se libérer un week-end.
Je ne peux donc que vous encourager dès l'année prochaine à tenter votre chance car les Festivals de Cabourg, d’Annonay et de Dinart (mais uniquement si vous habitez dans l'Ouest pour ce dernier...) restent les seuls (à ma connaissance) à offrir à des non professionnels la possibilité de faire partie de leurs jurys.
Pour Cabourg, c’est Studio Ciné Live qui organise chaque année une sélection sur candidature. Il suffit de rédiger un courrier qui révèle tout de votre amour du cinéma.
A la portée de tous donc.
La preuve, cette année, c’est ma Moitié qui a été sélectionnée.
Evidemment, je ne peux vous cacher que c’est néanmoins le look et une certaine disposition naturelle à fouler un tapis rouge qui feront la différence :
Le Festival de Cabourg est un Festival qui allie la convivialité d’Annonay et le strass de Cannes (en beaucoup moins frénétique). Le dimanche et dernier jour, la ville se pare même d’un tapis rouge qui offre à n’importe quel promeneur la possibilité de le fouler.
Le but ultime étant de pénétrer dans le fameux hall du Grand Hôtel où l’on a tout le loisir d’accéder au bar et de croiser les personnalités invitées et de jouer les paparazzi. Mais on peut tout aussi bien les rencontrer sur la plage ou dans la rue et aborder celles que l’on préfère.
Zinedine Soualem (dites bien ZinEdine, sinon il mord).
Hélène de Fougerolles (charmante) et Zinedine Soualem,
tous les deux présents pour le film Tricheuse de Jean-François Davy.
Une star incognito qui tient à garder l’anonymat.
Une autre affamée.
Première conversation sur-réaliste entendue jeudi soir :
- (l’homme au pull rayé) oh ben ça va alors ? je vous imaginais pas comme ça !
- (éclat de rire de l’homme « pas comme ça », Patrick Fiori) ah ? et comment vous m’imaginiez ?
- (réponse de l’homme au pull rayé) oh ben ça va alors ? je vous imaginais pas comme ça ! »
Fin de la discussion.
La star cabourgeaise est d’excellente composition mais ne peut quand même pas forcer la nature du fan à pull rayé !!!
Vincent Lindon se préparant à son footing.
admirer les « chevaux d’la mer qui fonçaient la tête la première et qui fracassaient leur crinière devant le Casino désert… ».
poser en se promenant,
faire semblant d’écrire d’interminables phrases proustiennes avec un énorme crayon parapluie,
trépigner d’impatience,
craindre l’orage,
admirer le paysage,
se la péter au Bar du Grand Hôtel juste avant les présentations.
Puis le grand moment arrive.
La rencontre avec les autres membres du jury.
Ma Moitié sera le seul non professionnel de l'équipe car le deuxième cinéphile sélectionné par France Bleu Basse-Normandie s’est désisté au dernier moment par crainte de « ne pas être à la hauteur » de la tache.
Etrange, mais tant pis pour lui.
Nick Rollinger compositeur, producteur, businessman, musicien, a été promu et décoré de l'Ordre du Chêne pour avoir promu et soutenu le cinéma luxembourgeois, sosie non officiel (et plus imposant) de George Lucas J, fan du cinéma muet, touche à tout génial, bavard, drôle, père et époux de deux princesses… celui avec qui nous avons été le plus proche pendant tout le festival.
François Vincentelli acteur au cinéma comme au théâtre et à la télévision, un peu clown, un peu moqueur, gentil et très beau et tout à fait d’accord pour faire ce clin d’œil à Marine La Bretonne :
Robin Renucci, président du Jury des Courts Métrages, acteur, réalisateur, passionné de théâtre… mais aussi, mais surtout « être humain », simple, franc, adorable, attentionné, généreux, disponible.. accompagné de sa formidable épouse. Une très belle rencontre vous l’avez compris.
Bouraouïa Marzouk, actrice (la mère dans « La Graine et le Mulet »), artiste peintre (exposition à venir très prochainement dont je vous reparlerai), chaleureuse, cultivée, drôle, passionnée, altruiste, intarissable sur son pays d’origine la Tunisie. Une autre belle rencontre, vous suivez !!!
Nick Rollinger et Isabelle Frilley, représentante de Titra Film qui s’occupe de sous-titrage multilingue, de doublage, de post production vidéo, de restauration et de stockage. Très discrète mais indispensable au cinéma.
Jeanne Cherhal, chanteuse et actrice, elle prépare son 4ème album. Charmante, drôle et timide.
Cécile Cassel actrice. Très belle mais s’adresse exclusivement à ses pairs de la profession.
Sylvie Feit, actrice représentant l’Adami qui gère les droits des artistes interprètes (comédiens, chanteurs, musiciens, chefs d’orchestre, danseurs…). L'Adami consacre une partie des droits perçus à l’aide à la création, à la diffusion et à la formation. Elle est la directrice artistique des Talents Cannes à l’Adami. Et ce week-end elle était une passionnante, ardente et compréhensiBLE défenseuse d’une loi Hadopi intelligible qui défende la création, les créateurs, leurs droits et leurs revenus.
Je vous parlerai plus tard des neuf courts métrages que nous avons pu voir ensuite en présence des équipes de films.
Puis le jury s’est rendu dans une salle pour délibérer et j’ai dû m’éclipser.
J'en ai profité pour admirer la mise en place de l’écran géant gonflable pour les projections de la nuit.
Puis le soir, on s’est fait beau pour aller à la soirée dans la Salle de Réception du Grand Casino, soirée au cours de laquelle a été remis le prix « Premier Rendez-vous » qui récompense la toute première apparition dans un film français d’un acteur et d’une actrice :
Astrid Berges-Frisbey dans Un Barrage contre le Pacifique de Rithy Panh,
Firat Ayverdi dans Welcome de Philippe Lioret.
Je m’aperçois avec stupéfaction que je n’ai pas fait de photo de cette soirée. Nous étions à la table de Robin Renucci, Nick Rollinger et leurs épouses et c’était forcément fantastique. Il vous suffit de me croire sur parole.
Dès le lendemain, en bons cinéphiles, nous sommes allés dès 10 h voir un très beau film italien Il resto della notte de Francesco Munzi qui hélas n’a pas encore de distributeur. Il était présenté par un des acteurs du film :
Aurélien Recoing (qui faisait également partie du jury des longs métrages.
Après quelques photos idiotes
sur le sable avec une conjonctivite, il faut faire très attention…
retour au cinéma pour la projection du premier film de Caroline Bottaro avec Sandrine Bonnaire, Joueuse qui sortira cet été et qui me tenait très à cœur pour plusieurs raisons...
Un film très beau, très délicat, sensible et élégant dont je vous parlerai rapidement.
Et enfin, quelques photos de la soirée de clôture :
l’arrivée du Président Robin Renucci tout étonné que la foule crie « Robin ! Robin !!! ».
au premier rang avec les photographes ! Qui dit mieux?
l’énergique, émouvante et très émue Déléguée Générale du Festival Suzel Pietri et le formidable présentateur Pierre Zéni de Ciné Cinéma.
Robin Renucci entouré de 2 Swann d’Or.
Sylvie Feit, Robin Renucci, Camille Claris pour son prix d’interprétation, la réalisatrice de En douce Vanessa Lépinard et Nick Rollinger.
Bernard Campan et Mathilde Seigner remettant le Swann d’Or de la révélation masculine 2009 à Jérémy Kapone pour son rôle dans LOL de LizA Azuelos (choix très très étrange j’ai trouvé…).
Didier Bourdon a remis le Swann d’Or de la révélation féminine 2009 à la merveilleuse Anaïs Demoustier pour son rôle dans Les grandes Personnes de Anna Novion
Sandrine Bonnaire et Caroline Bottaro ont remis le Swann d’Or du meilleur acteur 2009 à Benoît Poelvoorde pour son rôle dans Coco, avant Chanel de Anne Fontaine. Il n’a ensuite tout au long de la soirée cessé de nous prouver quel romantique il est…
Emmanuel Mouret et Judith Godrèche ont remis le Swann d’Or de la meilleure actrice 2009 à Emilie Dequenne pour son rôle dans La Fille de RER de André Téchiné. Emilie Dequenne a fait le plus joli et le plus maîtrisé discours de la soirée parlant du premier prix qu’elle avait obtenu à Cabourg il y a plusieurs années en tant qu’espoir, prix qu’elle avait considéré comme des fiançailles et souhaitant que celui-ci soit une demande en mariage…
Une partie du jury des jeunes et Sophie Quinton (à droite) remettant le Prix de la Jeunesse 2009 à l’actrice Elisa Lasowski (en l’absence du réalisateur Shane Meadows pour Somers Town (Royaume Uni).
Sam Karmann Président du jury des longs métrages et Mélanie Doutey, François Kraus, Aurélien Recoing, Marie-Anne Chazel, Jacques Fieschi, Jérôme Bonnel et Nicolas Giraud.
L’émotion en quittant la salle…
Benoît Poelvoorde, Sam Karmann
Robin Renucci, Guillaume Laurant, Sandrine Bonnaire
Sylvie Testud
Robin Renucci, Marie-Anne Chazel
Benoît Poelvoorde, Marie-Anne Chazel
Emmanuel Mouret, Emile Dequenne
Une ravie de crèche on red carpet...
Un dernier regard vers le Grand Hôtel.
Je reste une fois encore éblouie par les belles et passionnantes rencontres que j'ai faites, les beaux films courts ou longs que j'ai vus et par ce festival romantique dans une ville qui ne l'est pas moins !
PALMARÈS 2009
Somers Town de Shane Meadows (Royaume Uni)
Ex aequo avec
Sometime in august de Sebastian Schipper (Allemagne)
Somers Town de Shane Meadows (Royaume Uni)
Tengri, le bleu du ciel de Marie Jaoul de Poncheville (France, Allemagne, Kirghisztan)
Emilie Dequenne dans La Fille de RER de André Téchiné
Benoît Poelvoorde dans Coco, avant Chanel de Anne Fontaine
Stephen Frears pour Chéri (Grande-Bretagne)
Anaïs Demoustier dans Les grandes Personnes de Anna Novion
Jérémy Kapone dans LOL de LizA Azuelos
Meilleur Réalisateur : Runar Runarsson (Islande, Danemark) pour Les Moineaux
Meilleure Actrice : Camille Claris pour En douce de Vanessa Lépinard
Meilleur Acteur : Nazmi Kirik pour Phone Story de Binevsa Beriva
Je me doute que vous vous languissez de moi !
A suivre dans la journée, peut-être avant la fin de matinée, mon compte-rendu du Festival de Cabourg, avec un peu de texte et beaucoup d'images...
Mais peut-être pas ces jours prochains...

La plage aux romantiques...

En cliquant sur "swannie" et en cherchant bien vous trouverez peut-être le nom d'un membre du jury que vous connaissez...
A bientôt.

Pour la troisième année consécutive, L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma a sillonné la France et l’Europe avec les
Comme chaque année elle propose aux spectateurs cinéphiles et curieux un « voyage par delà les frontières à la rencontre des talents du monde ».
Je suis désolée
de m’y prendre un peu tard pour vous en avertir car il ne reste que 3 dates en France :
J’ai assisté aux deux précédentes éditions et je ne peux que vous encourager à vous rendre à celle-ci si vous avez la chance d’être près d’une salle qui programme cette nuit… qui en fait ne dure que deux heures environ (rassurez-vous), puisqu’il s’agit de 9 courts métrages primés par les plus prestigieuses académies cinématographiques.
Vous pouvez retrouver mon avis sur les deux précédentes éditions ici et ici.
Et tous les renseignements disponibles sur le site des Nuits en Or du Court Métrage.

La petite Rita fait le bonheur et la fierté de son papa. Sauf qu’il n’est pas un papa ordinaire puisqu’il s’appelle Don Vito Mancuso et qu’il est le parrain d’une mafia sicilienne. Lorsqu’il se fait assassiner pour avoir refusé d’entrer dans le trafic de drogues, la petite fille est folle de douleur, mais son frère lui demande d’apprendre à patienter. Ils le vengeront plus tard. Le frère se fait également assassiner. Cette fois, Rita décide d’alerter la justice de Palerme et de dénoncer le clan adverse. Elle se présente donc chez un procureur munie des carnets dans lesquels elle a consigné tout ce dont elle a été témoin depuis des années.
Le plus saisissant est d’apprendre que cette histoire est vraie et que cette jeune fille courageuse qui a fini par comprendre la différence entre vengeance et justice savait qu’elle risquait sa vie en s’attaquant au cœur même de la Mafia. Le Procureur qui l’a aidée était un ami du juge Falcone assassiné par un chef mafieux qui actuellement croupit en prison.
Ce n’est pas un GRAND film sur la mafia mais le réalisme percutant habilement associé à un style romancé et l’absence de fioritures en font un témoignage honnête sur un fléau qui continue à imposer son pouvoir. Le réalisateur a compris qu’il était inutile d’en faire trop pour qu’on comprenne la fameuse loi du silence qui semble triompher d’elle-même. Le rôle des femmes, réduites au silence et aux larmes, à n’être que des ombres portant les deuils successifs des hommes est terrible. On n’en salue que plus l’audace, la résolution voire l’héroïsme de cette jeune fille de 17 ans qui a tenté de tenir tête à la « pieuvre ».
Si le choix de Gérard Jugnot dans le rôle du magistrat est surprenant (ils n’ont pas d’acteurs en Sicile ?), il ne s’en sort vraiment pas mal du tout. Mais c’est évidemment la jeune Veronica d’Agostino pratiquement seule contre tous, dont l'enfance et l'adolescence bousillées la rendent encore plus formidable en victime vengeresse, rageuse, traquée et résolue.


Mikael Blomkvist est un journaliste star à la revue « Millenium ». Il est condamné à 3 mois de prison pour diffamation. Il doit se mettre à l’ombre pendant 6 mois en attendant de purger sa peine et un riche et vieil industriel lui demande alors d’enquêter sur le meurtre non élucidé de sa nièce chérie quarante ans plus tôt. Il reçoit un mail et découvre que l’expéditeur du message pirate son ordinateur et connaît les moindres détails de son enquête. Il s’agit de Lisbeth Salander, jeune femme étrange, androgyne et surdouée du clavier. Les deux s’associent et plus dès qu’affinités pour démasquer celui qui se révèle être le plus odieux des tueurs en série. Si tant est qu’un serial puisse être sympathique…
Je n’ai pas lu les best-sellers de Stieg Larsson et après avoir vu ce film, je n’ai pas envie de les lire (oui, j’ai déjà et même souvent lu des livres APRÈS avoir vu leur adaptation cinématographique). J’ai longtemps (oui longtemps, le film dure 2 h 31 mn quand même…) été intéressée, intriguée par l’enquête, et je l’avoue surtout par la personnalité bien barrée et un peu hermétique de Lisbeth. Autant le dire, étant donné ce qu’elle a vécu et la façon dont elle remet à sa place (disons le softement…) son « tuteur » après ce qu’il lui a fait subir, n’importe quel humain constitué « normalement » serait devenu cinglé. Lisbeth résiste, son personnage et l’actrice qui l’endosse, Noomi Rapace (très très vaillante) sont simplement fascinants.
Je ne peux en dire autant du reste de la distribution. Si Michael Nyqvist s’en prend plein la tronche pour pas un rond avec plus ou moins de stoïcisme, c’est surtout son visage grêlé qui est une énigme, les autres acteurs, tous sosies d’acteurs américains, semblent droit sortis d’un épisode de Derrick (mes excuses à la famille) : mauvais comme des cochons et parlant cette langue étrange qui ressemble toujours à une maladie de gorge.
Des films sur des tueurs psychopathes, on en a déjà vus et non des moindres ! On ne comprend pas vraiment, c’est-à-dire pas du tout pourquoi il a fallu que celui-ci en plus d’être un sadique bon pour le cabanon soit un nazi antisémite (et réciproquement). Les tenants et aboutissants ne sont jamais développés et les personnalités des personnages, tous plus antipathiques les uns que les autres ne sont que survolées. Toutes les femmes se font violer, surtout les très jeunes voire les petites filles. Des plans sans fin et très insistant sur les victimes mortes, étranglées, charcutées reviennent sans fin sans justification et le film n’en finit plus de finir pendant une interminable demi-heure sans intérêt où les coups de théâtre foireux succèdent aux surprises de dernière minute pour se conclure sur une dernière scène risible à souhait.
"Ô Lisbeth ????" dit ce pauvre Blomkvist.
Comme si on ne l'avait pas reconnue.
N’importe quoi.