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javier cámara

  • LES AMANTS PASSAGERS de Pedro Almodovar *

    Les Amants passagers : affiche

    Deux employés d'aéroport (Antonio et Penelope en guests...) roucoulent au lieu de faire leur boulot et c'est la négligence. Le personnel du vol 2549 de la compagnie Peninsula doit rapidement faire face en plein ciel à cette évidence : l'avion ne pourra pas atteindre sa destination Mexico. Il doit se poser en urgence. En attendant de trouver un aéroport susceptible de l'accueillir, l'avion doit tourner en rond. Les membres de l'équipage ne savent comment annoncer la nouvelle aux passagers de la classe affaire, sachant que le sort de ceux de la classe économique a été réglé, ils ont été endormis !

    Il ne reste donc que quelques passagers qui se doutent que quelque chose ne tourne pas rond, hormis l'avion. Deux jeunes mariés mis KO par la fête de leurs noces, un financier escroc en fuite, un mexicain basané et mystérieux, une voyante vierge, une ex actrice reconvertie dans une affaire d'escorts girls et un tombeur. Les stewards, les pilotes, très alcoolisés, drogués éludent le problème et sont plus préoccupés par leurs histoires personnelles de couples et de famille. Ils finissent par révéler l'avarie de l'avion aux passagers et tentent de les faire patienter le plus agréablement possible.

    Pedro s'est répandu partout que son film, celui-là précisément, serait une métaphore de l'état de l'Espagne. Tout va mal, rien ne va plus et on tourne en rond en attendant des solutions. La réponse d'Almodovar à la crise ? Baiser ! Fellations, drogues, alcools et karaoké ! Mouais, soit. En tout cas son film ressasse en boucle les mêmes blagounettes pas bien finaudes : un pédé suce t'il mieux qu'une femme (le personnel est 100 % gay) ? Et pour essayer de boucler une heure et demi de film, le réalisateur s'égare parfois hors de l'avion. L'histoire des deux ex petites amies du don juan tombe comme un cheveu sur la soupe et fait perdre le peu de rythme qu'il y avait déjà. Pour remplir le vide, il aurait mieux fait de demander à Blanca de Li de chorégraphier plusieurs chansons. Les deux ou trois minutes chantées et dansées par les stewards homos sont réjouissantes. Sinon... Bof.