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judi dench

  • ROYAL CONFIDENT

    de Stephen Frears **

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    Avec Judi Dench, Ali Fazal, Eddie Izzard

    Synopsis : L’extraordinaire histoire vraie d’une amitié inattendue, à la fin du règne marquant de la Reine Victoria. Quand Abdul Karim, un jeune employé, voyage d’Inde pour participer au jubilé de la reine Victoria, il est surpris de se voir accorder les faveurs de la Reine en personne.

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  • JANE EYRE de Cary Fukanaga **

    Jane Eyre : photoJane Eyre : photo Mia Wasikowska	Jane Eyre : photo

    Pour les quelques rares qui n'auraient pas lu le Roman de Charlotte Brontë, jetez-vous dessus, c'est magnifique et follement romantique. Je rappelle que Jane Eyre est une riche héritière (qui l'ignore) orpheline recueillie par une tante qui la déteste et la martyrise moralement et un cousin qui la déteste et la martyrise physiquement. Entre deux coups sur la tête et des enfermements dans une chambre rouge prétendûment hantée, Janette n'est pas à la fête pendant son enfance. Convaincue qu'elle est une mauvaise personne, la tata l'a fait enfermer dans un institut pour jeunes filles non désirées. Et les sévices continuent. Mais Jane y acquiert intelligence et éducation. Elle est ainsi engagée par Mrs Fairfax au domaine d'Eward Rochester pour éduquer la pupille de ce dernier. Le garçon est taciturne et plutôt mal embouché et dans son immense demeure il se passe de drôles de choses dont personne ne peut parler. Jane la parfaite, se fait admettre, désirer, aimer mais boude, persuadée (entre autre) que sa condition prolétaire ne peut convenir à l'aristocratique Edward ! Elle s'échappe, manque mourir, est recueillie par Saint John et ses soeurs et Edward dans tout ça ?

    Well. Comment dire ? C'est beau, c'est bien fait, follement classique, tout à fait pris au pied de la moindre lettre du roman dont les fans pourront applaudir la fidélité. Et puis un film qui donne envie de (re)lire ne peut être tout à fait mauvais.

    Mais ce qui ne va pas mais alors pas du tout c'est l'erreur monumentale et impardonnable de casting dont le film ne se libère jamais. Et oui, Mia parvient à être Jane lorsqu'elle est seule à l'écran mais en présence de Rochester campé ici avec beaucoup de prestance et de cynisme, comme le personnage l'exige par l'impeccable Michaël Fassbender qui a bien du mérite, on n'y croit pas, mais alors pas du tout. En effet, et c'est incompréhensible que ça n'ait pas sauté aux yeux du réalisateur... le couple Mia-Jane/Michaël-Rochester ne fonctionne à aucun moment. L'actrice, charmante au demeurant est ici amochie à un point incompréhensible. Elle est d'une fadeur voire d'une transparence impressionnante. Mais ce ne serait rien si la différence d'âge (réelle dans le roman) ne donnait constamment l'impression d'une petite fille face à son père. Et l'inceste n'est pas d'actualité dans le roman de Charlotte Brontë que je sâche. Mia Wasikowska a certes 23 ans mais elle en paraît 10 de moins et Michaël Fassbender qui n'a que 35 ans IRL en paraît 10 de plus. ça ne passe jamais à l'écran. En outre, Mia/Jane manque furieusement du feu de la passion qui anime Jane, et voir Michaël/Edward se consumer devant cette petite fille finit par devenir risible. Lorsqu'elle se trouve face à Saint John (Jamie Bell, très bien) qui lui aussi tombe amoureux d'elle... là encore, on n'y croit pas. De petite fille, elle se transforme en petite soeur ! Par ailleurs, le réalisateur oublie complètement de montrer comment Jane et Edward finissent par se comprendre et s'aimer. Comment leur complicité se joue de tous les obstacles.

    Néanmoins, la fidélité au roman que j'ai tant aimé m'a fait passer un moment littéraire mais pas cinéphile ! Dommage.

  • NINE de Rob Marshall *

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    Guido Contini est le plus grand réalisateur de sa génération en Italie. On l'appelle "Maestro", c'est la preuve. Tout est en place pour son prochain film au titre ambitieux "Italia" : les décors, les costumes, le financement, les acteurs... Le tournage doit débuter dans 10 jours. Le problème c'est que Guido est à court d'idée, d'inspiration et d'envie, et qu'il n'a pas encore écrit la moindre ligne du scenario. Pressé de toute part, hypocondriaque et en proie à de véritables crises de panique, il se réfugie dans un palace proche de Rome pour tenter de faire le point. Le fantôme de sa mère (Sophia Loren, fantasmatique) revient parfois tenter de le rassurer. Hommes à femmes, adulé et immature Guido est également tiraillé entre son épouse Luisa, sa maîtresse Carla, son actrice fétiche Claudia, son amie et costumière Lily et deux autres filles qui ne servent à rien, auprès de qui il cherche un soutien permanent
    Ce "Nine" a trois atouts : Daniel Day-Lewis, les scènes chantées/dansées et Daniel Day-Lewis. Point. En dehors de cela, rien. Il s'agit donc d'un enchaînement de numéros chantés et dansés par les comédiens eux-mêmes et c'est ce qui en fait tout le sel car ils font tous cela très très bien, même si aucune chanson ne reste en tête à la fin de la projection. Pour donner un semblant de liant à l'ensemble, Guido rêve et imagine chacune des femmes de sa vie dans un numéro de cabaret. Les chorégraphies sont pour la plupart bouillonnantes voire frénétiques ce qui donne une énergie réjouissante qui retombe à chaque fois.
    Parlons donc des numéros. Penelope Cruz, la maîtresse très amoureuse et prête à tout, hérite de la partie la plus hot qui devrait réjouir les garçons. Judi Dench comme toujours grande classe assure en titi parisien meneuse de cabaret. Marion Cotillard se débrouille mieux que bien dans ses deux scènes chantées. Elle est aussi très convaincante en femme trompée qui se lasse peu à peu des mensonges de son mari. Elle est d'ailleurs la seule à avoir un vrai rôle consistant. Mais il est grand temps qu'elle trouve des rôles à sa mesure, sinon elle va finir par se lasser. Je ne sais pas moi, mère de famille, serial killeuse. Cette fille a du talent, qu'elle cesse de pleurer ! Nicole Kidman chante bien, on le sait... mais elle frôle le ridicule dans sa scène de star amoureuse qui renonce aux paillettes (le jet de perruque : un grand moment !). J'ai cru qu'elle allait nous refaire le "Marceeellllllo.... commmme... hiiiiirrrr !"... mais manifestement, dans la fontaine Piazza Navona, elle a pas pied. Ouf.
    Je ne vous parle ni de Kate Hudson ni de Fergie (jamais entendu parler), je suppose qu'il n'y avait pas d'actrice disponible !
    Mais évidemment, Daniel Day-Lewis, même si on se demande un peu ce qu'il fait là, est parfait en super star mégalo, capricieux, bluffeur, ironique mais finalement seul et paumé ! En outre, il est plus beau et souriant, oui vous avez bien lu SOURIANT, que jamais, ce qui n'est vraiment pas rien !