02.12.2006
Pardonnez-moi de Maïwenn***

Une toute jeune femme, enceinte de son premier enfant, décide de lui offrir l’histoire de son passé en filmant, caméra au poing, sa famille dans laquelle seuls les non-dits s’expriment ! C’est l’histoire d’une grande fille restée petite qui voudrait que son père lui demande pardon pour son enfance battue, pour les horreurs qu’il lui a faites et dites. C’est l’histoire d’une petite fille qui hurle « je t’aime » à son père qui ne l’entend pas. Une petite fille qui se jette aux pieds de son père pour qu’il lui dise qu’il l’aime. Maïwenn nous parle de « résilience », ce phénomène psychologique qui permet, après un traumatisme de « vivre avec » sans pour autant le diminuer mais en l’acceptant comme faisant partie de la vie.
C’est impudique à l’extrême, d’une grande violence parce que d’une douleur excessive. Maïwenn est en chemin et son film, sorte de « Festen » parisien est un coup de poing. Cela ressemble à de l’autofiction car les personnages sont des acteurs mais on sent toute la part autobiographique qui l’emplit. C’est plein de rage, de fureur mais c’est drôle aussi et l’amour déborde de partout.
Le père c’est Pascal Greggory, bègue, hagard et borné, et il est tout simplement immense.
J’espère que Maïwenn (une merveilleuse femme, une merveilleuse comédienne) sait la chance qu’elle a d'avoir pu s'offrir cette luxueuse thérapie !
01:50 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : pardonnez-moi -
