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  • La nativité de Catherine Hardwicke **

    Marie, toute jeune fille, vit dans le petit village de Nazareth avec ses parents. Les conditions de vie n’étant pas idéales, ses parents la promettent à Joseph en mariage pour qu’il subvienne à son tour à ses besoins. Un jour un ange, Gabriel, vient annoncer à Marie qu’elle va porter un enfant chargé de porter les péchés de l’humanité. Autant dire qu’il ne connaîtra jamais le chômage.

    Le premier film-crèche est arrivé et je dois dire que c’est une splendeur visuelle tant la reconstitution semble appliquée. Evidemment cela ressemble à une leçon de catéchisme mais c’est bien écrit, bien récité et c’est plutôt rare que nous soit montrée la vie des parents de Jésus avant qu’il n’arrive. Entre la foi inébranlable de Marie, son attachement progressif à son mari, les doutes, la bonté de Joseph, il ne manque rien : l’âne, le bœuf, Gaspard, Melchior et Balthazar. C’est beau je vous dis !

    La suite, on la connaît… les enfants : c’est bien du souci… surtout celui-là, les ennuis peuvent commencer.

     

  • Madame Irma de Didier Bourdon *

    Cadre d’une grande multinationale très imbu de sa petite personne et de son petit pouvoir, Francis se fait virer comme un malpropre du jour au lendemain. Comme il a toujours mené grand train et s’est assigné comme mission d’entretenir sa oisive et très jeune femme (qui devient responsable de galerie d’art comme par enchantement…), il cache cette déconvenue à son entourage. Il peine à retrouver du travail car il affiche 45 ans au compteur et donc, TROP d’ancienneté ! Son meilleur ami Ludo, seul dans la confidence l’aidera à contrecoeur à devenir la voyante « Madame Irma » pour subvenir aux besoins de la famille.

    Si (comme moi) vous avez aimé « Les Inconnus » vous pouvez aimer ce film qui est un peu une succession des sketches souvent drôles, même si c’est beaucoup moins corrosif que certains sketches d’antan ou même que « Trois frères ». En sortant de la projection vous entendrez immanquablement cette remarque (très drôle) : « Moi, j’y crois pas à tout ça, mais je connais une voyante vraiment très très forte qui m’a dit que !!! ». J’adore !

    Certains sujets sont effleurés et même s’ils n’engagent pas une profonde réflexion… y penser c’est déjà pas mal. En vrac :

    -          le chômage des cadres de plus de 45 ans,

    -          le charlatanisme des voyants qui exploitent la détresse humaine,

    -          le besoin à la fois pathétique et touchant des gens de parler, de se confier, d’être écouté,

    -          la bonne conscience des petits bourgeois à faire des colis pour Emaüs…

    Mais en même temps, c’est surtout un divertissement où l’on rit bien à certaines répliques ou situations qui font mouche.