vendredi, 25 septembre 2009
Rien de Personnel de Mathias Gokalp °

Les dirigeants de la Société Muller organisent un grand raout pince-fessiers où les employés et leurs conjoints, cadres ou pas sont conviés. Il s’agit en fait d’un exercice d’évaluation noté, où les salariés face à un comédien devront improviser une situation et tacher de se sortir au mieux des pièges tendus. Rapidement, plus personne ne sait qui est qui et tout le monde se méfie trop ou pas assez.
Bien que le président Muller en personne vienne pousser la chansonnette pour détendre tout le monde, des rumeurs de licenciements et de rachat de la société circulent et rendent l’atmosphère de plus en plus pesante.
On sait que les entreprises organisent ce genre de séminaires, ces tests d’évaluation minables où chacun doit flinguer l’autre pour s’en sortir. On y croit un peu mais pas bien longtemps. Lorsque l’on découvre Jean-Pierre Darroussin comme pétrifié aux toilettes essayant de faire son nœud de cravate tout en répétant pour lui-même la meilleure façon de dire « bonsoir », on se dit même que c’est bien parti. Et puis très vite, on se désintéresse et on n’y croit plus. Il faut dire que bien que Mélanie Doutey prenne admirablement bien la lumière, elle ne convainc pas en cadre pas encore vraiment dynamique mais déjà aux dents longues. Ensuite, j’ai un peu oublié tout ce qui se passe. Pour combler le vide et remplir 1 heure et demi de pellicule le réalisateur nous présente plusieurs fois la même scène vue d’un angle et par un personnage différents.
Mais l’endroit est tellement laid, l’image tellement hideuse que je n’avais qu’une hâte : sortir de ce musée de momies.
La scène d’hystérie de la pauvre Mélanie Doutey, le dossier top secret avec toutes les révélations sur le rachat de l’entreprise qui circule pendant la soirée, le balayeur qui prend la place du PDG, la jalousie du mari de Zabou… c’est trop qu’il n’en faut pour que quoique ce soit, soit finalement crédible.
Et pourtant Jean-Pierre Darroussin, Denis Podalydès et Bouli Lanners sont très bons. Mais pas assez pour sauver de l’ennui ce film inutile et qui ne fait pas peur et pourtant dieu (ou un autre) sait à quel point le monde de l’entreprise me fait trembler. Pas là.
08:05 Publié dans 6 ° Que suis-je allée faire dans cette galère ? | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : rien de personnel, cinéma
Commentaires
Et il y a une scène qui m'a réjoui, celle où Pascal Greggory pousse la chansonnette sur du Chabrier, avec des froncements de sourcils et un travail sur les rides du front admirable. Je n'ai jamais vu quelqu'un jouer aussi bien avec ses rides de front !
Écrit par : Yohan | vendredi, 25 septembre 2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : de Pascale @ Yohan | vendredi, 25 septembre 2009
Répondre à ce commentaireDonc ce soir, un dernier pour la route !
Écrit par : Jordane | vendredi, 25 septembre 2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : de Pascale @ Jordane | vendredi, 25 septembre 2009
Répondre à ce commentaireMoralité : c'est bien l'habit qui fait le moine ...
Variante : les places de chacun sont interchangeables et ça ne change rien.
Scénario et montage extrêmement habiles. On serait ravis, on jubilerait presque si le propos caustique n'était pas si grinçant et si l'ironie mordante ne nous mettait pas si mal à l'aise.
Écrit par : BMR | vendredi, 25 septembre 2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Sandra.M | vendredi, 25 septembre 2009
Répondre à ce commentaireSandra M. : je me suis arrêtée hier... Je suis épuisée.
Écrit par : de Pascale @ Sandra M. @ BMR | vendredi, 25 septembre 2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : dasola | vendredi, 25 septembre 2009
Répondre à ce commentaireEn ce qui concerne l'aspect satire sociale, il est vrai que cela aurait pu etre mieux traité. Il se dégage tout de même de ce film une ambiance tres particulière et personnelle.
Écrit par : hervé | lundi, 28 septembre 2009
Répondre à ce commentaireÉcrit par : dgc | lundi, 28 septembre 2009
Répondre à ce commentaireComment vas-tu ?
t'embrasse,
benoit
Écrit par : gautier | lundi, 05 octobre 2009
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