26.11.2010
HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT - partie 1 de David Yates ***






Celui-dont-on-ne-prononce-pas-le-nom a en partie réussi son coup. Il détient le pouvoir au Ministère de la Magie avec une belle bande de salopards tels que les Malefoy père et fils ou Bellatrix Lestrange pour ne citer qu'eux. C’est le professeur Rogue qui a pris la succession de Dumbledore (mort je vous le rappelle) à la tête de Poudlard. Et pourtant, je me trompe peut-être, mais je sens de plus en plus ces trois là (les Malefoy et Rogue) sur le chemin de la rédemption, des regrets ou de la repentance… Autant dire qu’avec Rogue et cette teigneuse de Dolorès Ombrage, Poudlard ne ressemble plus au Poudlard qu’on a connu. Mais dans cet épisode, et tant pis si je hurle avec la meute, le plus beau et le plus sombre, on ne mettra pas les pieds au célèbre lycée. Car oui, notre Harry a 17 ans (et il ne laissera sans doute personne affirmer qu’il s’agit du plus bel âge de la vie…), il a passé l’équivalent du bac et ne sera donc plus protégé à l’intérieur de l’imposante bâtisse. Les nouvelles de la célébrissime école de sorciers ne nous parviendront qu’épisodiquement par des flash d’informations que Ron écoute à la radio.
Ce septième et avant-dernier épisode est à l’image de sa belle affiche, différent. Les apprentis sorciers qui ont démarré leur apprentissage à l’âge de 11 ans ne remettront plus les pieds à Poudlard et Harry, que Voldemort cherche toujours à éliminer n’a d’autre choix ici que de fuir. D’abord entouré, escorté par les quelques amis fidèles qui lui restent, la bande se trouvera rapidement disséminée lors d’une attaque des mangemorts. Les blessés graves et les morts ne seront d’ailleurs pas évités. Après une rapide incursion « en ville » avec circulation, métro, magasins, événement rare dans la saga qui paraissait parfois dater du siècle dernier, Harry connaîtra une longue traversée du désert (ou plus précisément de forêt) en compagnie des plus dévoués parmi les fidèles, les immuables amis de la première heure, Ron et Hermione. Qu’un attachement, quel que soit le nom qu’il porte, donne lieu aux sacrifices que ces deux là sont capables de consentir sans jamais rechigner est absolument admirable. C’est effectivement un véritable hymne à l’amitié, à la loyauté et à la solidité des sentiments qui nous est démontré ici. Même si pendant un temps, les trois amis seront séparés car même s’ils ne sont pas des adolescents ordinaires… deux garçons et une fille offrent de multiples possibilités lorsqu’ils laissent libre court à leur imagination. Les deux garçons joueront aux jeunes coqs qu’ils sont, et cet épisode, au lieu de s’intituler HP7, devrait s’appeler HG1, car c’est bien Hermione Granger qui ici fait preuve de tout le discernement, l’intelligence et le bon sens indispensables en de nombreuses circonstances périlleuses. Elle est précieuse comme jamais, forte et courageuse. Elle inspire le respect et l’admiration. Je n’irai pas jusqu’à dire que cet HP7 est un manifeste féministe, mais il faut reconnaître qu’Hermione en est le cœur sensible et infaillible. A ce titre, le sacrifice qu’elle réalise au tout début du film sans le révéler aux autres la place pour moi au rang des grandes héroïnes.
Quelques scènes d’action (qui ne sont pas mes préférées), de longues séquences muettes de réflexion, d’autres plus bavardes où il faut mettre au point des stratégies font de ce film plutôt triste et mélancolique bien que non dénué d’humour une belle transition avant d’en finir définitivement avec ce récit fleuve. Ces trois adolescents, équipés en geeks par ordinaires qu’ils sont, de baguettes magiques, d’un sac Mary Poppins (louons le sens pratique d’Hermione), d’un golden snitch ailé et d’un indispensable livre, sont en marche vers leur destin et lorsqu’ils l’auront accompli, je suis persuadée qu’ils vont me manquer.
08:00 Publié dans 3 *** NECESSAIRE | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : harry potter et les reliques de la mort - partie 1 de david yate, emma watson, daniel radcliff, rupert grint, cinéma

Commentaires
Cependant, une fois que tu auras vu la dernière partie, je ne peux que te conseiller la lecture des 7 tomes. Je les ai lus et relus tant de fois que je devrais les connaître par coeur. Et pourtant.... L'écriture de J.K.Rowling réussit toujours à m'emporter dans son monde. Jamais je ne suis lassée d'un seul passage. Et mieux, à chaque lecture j'ai l'impression de redécouvrir des tournures de phrases, des détails qui enrichissent l'histoire et les personnages.
Bref...je m'emporte :)
En tout cas, après une critique pareille, j'ai encore plus hâte d'être à ce soir pour découvrir ce petit bijou :)
Écrit par : Manue | 26.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : de Pascale @ Manue | 26.11.2010
Répondre à ce commentaireEn ce qui concerne les films, ce 7ème opus est effectivement un des meilleurs. Mais le 3ème reste mon préféré, avec son ambiance et son styles burtoniens.
Écrit par : Manue | 27.11.2010
Répondre à ce commentaireVivement le grand écran !
Écrit par : Martin K | 27.11.2010
Répondre à ce commentaireMartin K : oui j'aime bien attendre les suites comme ça... quand elles valent le coup. Pour le Seigneur des Anneaux (que j'ai TOUT lu) j'étais vraiment impatiente.
Écrit par : de Pascale @ Martin K | 27.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Ed | 27.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : de Pascale @ Ed | 27.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : Nath | 30.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : de Pascale @ Nath | 30.11.2010
Répondre à ce commentaireIl y a eu nombre de critique sur cette auteure et ses livres, comme à chaque fois que quelque chose de culturel connait un grand succès populaire. Mais sa plus grande faute aura été d'arrêter d'écrire.
Écrit par : Ed | 30.11.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : de Pascale @ ed | 01.12.2010
Répondre à ce commentaireMoi c'est le côté féministe que je n'avais pas vu. Merci pour vos lumières !
Écrit par : Manue | 02.12.2010
Répondre à ce commentaireÉcrit par : de Pascale @ Manue | 02.12.2010
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