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  • CARANCHO de Pablo Trapero **

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    Le "carancho" est un avocat de Buenos Aires spécialisé dans les accidents de la circulation. Sosa est l'un d'entre eux qui profite de la corruption pour encaisser une grande partie des indemnités versées aux victimes via les assurances. A l'affût du moindre pigeon, des avocats et des policiers peu scrupuleux rôdent autour des hôpitaux. C'est ainsi que Sosa fait la connaissance de Lujàn, une jeune urgentiste dont il tombe instantanément amoureux. La jeune femme doit accumuler des heures de travail pour être titularisée à l'hôpital. Parfois ivre de fatigue, elle se drogue pour tenir le coup. D'abord réticente aux avances de Sosa, elle va tomber sous le charme. Mais l'union ne fait pas toujours la force dans cet univers pourri.

    Etrange film qui navigue constamment entre polar et histoire d'amour. Ce qui est certain c'est que tenter de vivre une histoire d'amour dans une atmosphère aussi sombre et délétère n'est pas de tout repos, les méchants sachant toujours où frapper pour faire mal. Et Pablo Trapero semble prendre un malin plaisir à démolir le portrait de la jolie Martina Gusman (sa vraie femme dans la vraie vie si je ne m'abuse !). Il n'y va pas de mains mortes sur les coups et blessures, les accidentés de la route et autres plaies sanguinolentes. Beaucoup de noirceur donc, un suspens parfois haletant, une scène où le grand Ricardo Darin tente de façon désespérée de reprendre les choses en mains... mais à trop vouloir en faire, le cinéaste m'a un peu perdue en chemin et je ne savais même plus où se trouvait le pognon !

    Cela dit, deux beaux et grands acteurs très convaincants et désespérément amoureux...

  • LA PETITE CHAMBRE DE Stéphanie Chuat et Véronique Reymond **(*)

    LA PETITE CHAMBRE de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, michel bouquet, florence loiret caille, festival international du Premier film d'annonay 2011LA PETITE CHAMBRE de Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, michel bouquet, florence loiret caille, festival international du Premier film d'annonay 2011

    Edmund est un très vieux monsieur, seul et diabétique qui refuse comme le lui demande son fils qui va bientôt partir s'installer aux Etats-Unis, d'entrer dans une maison de retraite. Rose est une jeune femme, infirmière à domicile qui a donné naissance à un bébé mort-né il y a quelques mois.

    Rose devient l'infirmière d'Edmund. Le vieil homme revêche et renfrogné va dans un premier temps refuser l'aide de Rose puis l'accepter progressivement dès lors qu'il va découvrir qu'il n'est pas seul à souffrir et que vieux ou jeune, chacun peut avoir des blessures qui ne cicatrisent jamais, des chagrins inconsolables.

    Ce premier film comporte certes des maladresses et des points faibles un peu gênants tels que les seconds rôles qui ne parviennent jamais à trouver leur place, telles que certaines répliques trop appuyées ou inutiles. Il est parfois aussi trop explicatif alors que davantage d'élipses et de silence l'auraient vraiment rendu exceptionnel. Cependant il serait malvenu de bouder le charme discret et délicat, la douce musique chaleureuse qui le font vibrer néanmoins.

    Les multiples thèmes évoqués font qu'on s'interroge forcément pendant et après la projection, parce qu'ils nous concerne(ro)nt tous un jour ou l'autre : le deuil, la vieillesse, le soin à prendre de ses parents vieillissants, la maternité, la place de la famille, le couple face aux difficultés... la vie en somme. Et puis surtout, il est porté par deux acteurs qui ont mis leur talent immense au service de leur rôle et de cette histoire : Michel Bouquet, acteur majuscule tendre et bourru, encore sévère et pourtant déjà fragile, et la douce, forte et vibrante Florence Loiret Caille forment le coeur sensible de ce film humain et discret.