Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

LES AUTRES FILMS D'OCTOBRE 2016 (1ère partie)

SOY NERO de Rafi Pitt ***

1330750890.jpg

MISS PEREGRINE ET LES

ENFANTS PARTICULIERS de Tim Burton **

413443_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

DEEP WATER de Peter Berg **

543663_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

 .................................

SOY NERO de Rafi Pitt ***

1330750890.jpg

Avec Johnny Ortiz, Rory Cochrane, Aml Ameen

Synopsis : Nero a 19 ans, il a grandi aux Etats-Unis puis s’est fait déporter au Mexique. Etranger dans le pays de ses parents, il est décidé à repasser la frontière coûte que coûte. Il parvient enfin à retrouver son frère, Jesus, qui vit à Los Angeles. Pour échapper à la vie de misère à laquelle le condamne sa condition de clandestin, sa dernière chance pour devenir américain est de s’engager dans l’armée. Nero rejoint le front des green card soldiers.

 

Encore une affaire pas bien glorieuse des Etats-Unis. L'Amérique semble comme aucun autre pays renier la façon dont elle s'est formée. Par l'immigration. Et elle rejette même ceux qui sont nés sur son propre sol. De quoi y perdre son latin, ses racines mais pas sa volonté. Comme celle de ce Nero qui ne peut que répéter qu'il est né à Los Angeles d'où il a été chassé pour retourner dans le pays de ses parents, qui n'est pas le sien. On comprend vite dans quelle situation inextricable, ubuesque et administrativement insoluble il se trouve.

 

Après une parenthèse "chez" son frère Jesus qui lui laisse croire un temps qu'il a fait fortune aux Etats-Unis... Nero choisit de s'engager pour deux ans. Car à l'issue de ces deux années de service militaire, il obtiendra la "green card soldier" et évitera l'expulsion. Dans la réalité les choses ne se passent pas si facilement, si clairement et il existe même aujourd'hui des camps de "green card soldiers" expulsés...

 

Nero est directement envoyé en Afghanistan. Terrifiant ! Les scènes chez Rafi Pitt s'étirent presqu'à l'infini comme celle du check point, celle du désert... On a l'impression d'être prisonnier d'un piège à ciel ouvert où l'on se dit que ce "héros" ordinaire paie un peu cher sa volonté d'être né quelque part !

 

Beau, complexe, universel ! Cauchemardesque.

.................................

MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS de Tim Burton **

413443_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Avec Eva Green, Asa Butterfield, Samuel L. Jackson, Judy Dench, Terence Stamp 

Synopsis : À la mort de son grand-père, Jacob découvre les indices et l’existence d’un monde mystérieux qui le mène dans un lieu magique : la Maison de Miss Peregrine pour Enfants Particuliers. Mais le mystère et le danger s’amplifient quand il apprend à connaître les résidents, leurs étranges pouvoirs …  et leurs puissants ennemis. Finalement, Jacob découvre que seule sa propre "particularité" peut sauver ses nouveaux amis.

 

La bonne nouvelle est que Tim Burton s'est enfin débarrassé de Johnny Depp. Peut-être qu'un jour, lorsqu'il reprendra forme humaine, qu'il se souviendra qu'il a été un excellent acteur, qu'il acceptera de vieillir et cessera de se cacher sous des tonnes de maquillage et de latex, nous serons contents de le retrouver.

 

Pour l'instant c'est Eva Green, cette merveille, qui assure l'intérim. Mais je ne peux pas dire, loin s'en faut, que ce film m'ait captivée. Si l'on retrouve bien l'univers de Burton, son attirance pour la différence qui mène directement à l'exclusion, pour les monstres qui ne sont pas forcément des méchants, pour les intérieurs et costumes gothiques etc... cette histoire de boucle temporelle dans laquelle il faut se replonger pour que la bombe nazie ne tombe pas sur le château qui abrite les enfants, m'a paru particulièrement longue, répétitive, parfois absconse et pas bien passionnante.

 

Et ce qui manque le plus cruellement à ce conte lugubre, c'est un héros charismatique et inoubliable tel qu'Edward aux mains d'argent. On ne s'attache strictement à aucun des enfants particuliers. Non pas qu'on se moque de leur sort... mais ils brillent tous par une fadeur exceptionnelle. En tête Asa Butterfield que j'avais déjà trouvé particulièrement insignifiant dans le rôle d'Ugo Cabret. Cet enfant a un très bon agent !

.................................

DEEP WATER de Peter Berg **

543663_jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Avec  Mark Wahlberg, Dylan O'Brien, Kate Hudson, John Malkovich 

Synopsis : D’après l’incroyable histoire vraie de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire.
La plateforme Deepwater Horizon tourne non-stop pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Mike Williams, électricien sur la plateforme et père de famille, connaît les risques de son métier mais fait confiance au professionnalisme de son patron Jimmy Harrell. En revanche, tous se méfient de la société locataire de la plateforme dirigée par Donald Vidrine, qui ne pense qu’à son bénéfice. Lorsque cette société décide contre l’avis des techniciens de la déplacer trop rapidement, il sont loin de se douter que les 5 millions de barils sous leurs pieds sont prêts à exploser... Le seul courage de Mike et ses collègues suffira-t-il à limiter les dégâts et sauver ce qui peut encore l’être ?

 

En sortant de la salle, je me suis dit que ce qu'en fait j'aurais aimé voir c'est le procès des dirigeants et propriétaires de la plate-forme, ainsi que les conséquences et "solutions" face à la catastrophe écologique qu'a été cette marée noire.

 

La première demi-heure est absolument incompréhensible si vous n'avez pas déjà passé plusieurs mois sur une plate-forme pétrolière. On ne sait jamais ce que les hommes sont en train de faire, d'essayer de faire ou d'essayer d'empêcher. On voit bien à l'œil torve de John Malkovich (ridicule) et à ses rapports houleux avec Kurt Russel (sexy) qui a tort, qui a raison... qui veut ne pas mettre la vie des hommes en danger et qui s'en contrefout. Mais tous ces termes techniques et ces gros plans avec des cadrans et des aiguilles, c'est n'importe quoi.

 

Quand ENFIN... la plate-forme explose, on est dans le film d'action/catastrophe. Et là, le job est fait. De père de famille, mari amoureux, employé modèle Mark Whalberg passe, comme on s'y attendait et sans plier les genoux, à super héros. C'est de la belle ouvrage pyrotechnique. So what !

Commentaires

  • Je n'ai pas trop aimé le film de Burton et pourtant j'avais envie (effectivement nous sommes tous soulagés de ne plus voir Depp, on saturait). On retrouve ses thèmes, y a des choses intéressantes mais l'histoire ne m'a pas plu (après on verra ce que ça donne dans le livre que j'ai commencé à lire aujourd'hui) et les enfants ne sont pas attachants effectivement.

  • Oui on l'a trop aimé Johnny, ça l'a rendu détestable !
    Tu me diras pour le livre. Mais je n'ai pas DU TOUT envie de le lire. Les enfants faudrait les jeter avec l'eau du bain :-)

  • Je ne le lirai pas non plus.
    Les enfants ??? ça devrait pas exister.
    Mais j'irai plus loin : ce sont les parents (INSUPPORTABLES !) qu'il faudrait jeter avec l'eau du bain, voire tirer la chasse...

  • J’aimerais bien voir Miss Peregrine et les enfants particuliers. Je sens que ce film fera bientôt partie de mes coups de cœur. Votre résumé en dit déjà long.

Les commentaires sont fermés.