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MARDI 4 AVRIL 2017 - Presque trois ans

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Je suis rentrée de Beaune dimanche. C'était bien, la ville, le Festival... Et je me souviens de 2014 à la même époque exactement.

C'était notre dernière escapade. Tu avais beaucoup dormi. Plus de force déjà. Tu "préparais" cette infection maousse et fatale. C'était la dernière fois que tu avais pu conduire. On avait marché lentement, très lentement dans les rues. Epuisé. Tu avais fait le clown. Retouner à Beaune c'est toujours bon, c'est toujours douloureux. Tu es partout, toujours, avec moi. Difficle à croire, c'est pourtant vrai. En moi, à jamais. 

C'est toujours bon, c'est toujours douloureux. Je me sens tellement seule. Sans toi.

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Tant qu'on ne sait pas, qu'on ne sait rien
Tant qu'on est de gentils petits chiens
Tant que la petite santé va bien
On n'est pas la queue d'un être humain

Tant qu'on ne sait pas le coup de frein
Qui vous brule à vif un jour de juin
Tant qu'on ne sait pas que tout s'éteint
On ne donne quasi jamais rien

Tant qu'on ne sait pas que tout éreinte
Tant qu'on ne sait pas ce qu'est la vraie crainte
Tant qu'on n'a jamais subi la feinte
Ou regardé pousser le lierre qui grimpe

Tant qu'on n'a pas vu le ciel d'étain
Flotter le cadavre d'un humain
Sur un fleuve nu comme un dessin
Juste un ou deux traits au fusain
 
C'est une chanson, une chanson
Pour les vieux cons
Comme moi, petite conne d'autrefois
C'est une chanson, une chanson,
Qui vient du fond, de moi
Comme un puits sombre et froid

Tant qu'on ne sait pas qu'on est heureux
Que là haut ce n'est pas toujours si bleu
Tant qu'on est dans son nuage de beuh
Qu'on ne se dit pas je veux le mieux

Tant qu'on n'a pas brulé le décors
Tant qu'on n'a pas toisé un jour la mort
Tant qu'on a quelqu'un qui vous sert fort
On tombe toujours un peu d'accord

C'est une chanson, une chanson
Pour les vieux cons
Comme toi, petit con d'autrefois
C'est une chanson, une chanson,
Qui vient du fond, de moi
Comme un puits sombre et froid

Tant qu'on ne sait pas ce qu'est la fuite
Et la honte que l'on sait qu'on mérite
Tant qu'on danse au bal de hypocrites
Qu'on n'a jamais plongé par la vitre

Tant qu'on n'a pas vu brûler son nid
En quelques minutes à peine fini
Tant qu'on croit en toutes ces conneries
Qui finissent toutes par "Pour la vie"

Commentaires

  • Et Vanessa l'interprète superbement

  • Cela me fait du bien. Cela me fait du mal.

    Ce n'est pas difficile à croire en ce qui me concerne, tant cela me semble évident qu'il sera en toi pour toujours. Cela n'empêchera pas les moments de solitude mais cet amour en toi est aussi une tes plus plus grandes richesses aujourd'hui. Et ce n'est pas rien, et ce n'est pas donné à tout le monde non plus. C'est précieux et c'est aussi du bonheur en toi jusqu'à la fin de ta vie. Je crois que c'est la seule réponse possible à l’inacceptable.

  • Oui je sais. Il ne me quitte pas un instant...
    Mais c'est une période difficile. J'ai hâte qu'elle se termine. Je me sens terriblement seule

  • Oui je sais. Il ne me quitte pas un instant...
    Mais c'est une période difficile. J'ai hâte qu'elle se termine. Je me sens terriblement seule

  • Je te comprends, Pascale. Enfin, je crois. Cela fera bientôt trente années que je suis avec mon mari, et s'il devait disparaître avant moi, et bien je ne sais pas comment je pourrais survivre à ça. L'idée de la mort de mes proches a toujours été terriblement angoissante pour moi, et je fais depuis toujours des cauchemars à ce propos, encore cette nuit d'ailleurs, que j'appelle mes cauchemars d'abandonnite aiguë. Mais tu n'es pas toute seule. J'espère que ce mauvais moment passera vite. Courage.

  • Je lui avais aussi dit que je préfèrerais "partir" avant lui.
    Je ne suis pas toute seule mais... le week end dernier par exemple, je n'ai vu âme qui vive et parlé à personne. La plupart du temps ça ne me gêne pas. Mais parfois je me demande qui s'occupera de moi si... Il était si rassurant, si apaisant... Bref.
    Je comprends tes cauchemars en tout cas.

  • L'absence est une bête sauvage, indomptable, inapprivoisable et malgré les petits bonheurs que l'on peut croiser dans une journée, le soir on est seul, terriblement , horriblement seul. Et lorsqu'on écoute une telle chanson... Je vous comprends, je suis comme vous et contrairement à ce que disent les gens "le temps ne fait rien à l'affaire".

  • J'aime beaucoup l'idée de la bête sauvage :-)
    La plupart du temps, la sensation de solitude s'apaise le soir pour moi, comme si je me retrouvais dans mon cocon. Et je me mets à 'lui' parler. La journée parfois, je deviens enragée de voir toutes SES places vides, son fauteuil, le siège de la voiture, sa place à table...
    Oui je comprends, quand on me sort que "ça passera avec le temps" ou que "ça fait trois ans quand même...", je préfère couper court et acquiescer !

  • Oui je te comprends
    Car il souriait à la vie
    Il avait le goût de vivre l'appétit de vivre
    C'est fort injuste cette saloper... de maladie
    Et parfois être entourée par des rabat-joie
    C'est dur dur
    Courage

  • Oui voilà. Je pense que des casse-couilles (et je suis loin du compte pour les qualifier...) tout le monde en a son lot, mais qu'il ne soit plus là pour en parler : dur.

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