Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ANNNONAY 2020 - LA DERNIÈRE VIE DE SIMON

de Léo Karmann ****

Simon a 8 ans et est orphelin. Il ne rêve que d’une chose : trouver une famille.
Or Simon a un pouvoir secret...

4459151.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

La Dernière Vie de Simon : Photo Albert Geffrier, Simon Susset, Vicki Andren

La Dernière Vie de Simon : Photo Albert Geffrier, Simon Susset, Vicki Andren

La Dernière Vie de Simon : Photo Albert Geffrier, Simon Susset, Vicki Andren

Je vous ai déjà parlé de ce film que j'ai découvert au FORMIDABLE Festival Effervescence de Mâcon en octobre dernier. C'était mon coup de cœur et AU cœur et c'est avec à la fois une grande impatience et une petite appréhension que je me suis rendue en salle hier soir. Parfois les films qui nous ont chavirés passent mal la deuxième vision. Vous l'avez compris, ce n'est absolument pas le cas ici et au contraire car je suis tout à fait prête à le voir une troisième fois.

Avant de continuer votre lecture, j'ai envie de vous dire de tout arrêter et de foncer le voir car, parfois Dieu ne regarde pas ailleurs, le film a trouvé un distributeur et il est en salle depuis mercredi. Hélas, il ne bénéficie que de 53 salles et sans star à l'affiche (même si Benjamin Voisin dont le rôle aux antipodes de celui-ci dans Un vrai bonhomme laisse à penser qu'il va le devenir), aucune promotion ne lui est offerte sur les grands média. J'ai aussi envie de vous dire de ne lire aucun synopsis qui en révèlent souvent trop. Même si la "surprise" arrive assez rapidement, elle est quand même assez exceptionnelle, ce serait dommage de la connaître avant.

Si vous avez la chance d'être dans une région qui le programme, précipitez-vous. Ce genre de film est précieux. Et rare ! Imaginez : un film fantastique (dans tous les sens du terme) français ! Sans star, sans robot, sans vaisseau, sans combat intergalactique (je ne crache pas dans la soupe, je suis Starwarienne de la première (mais pas la troisième) heure) mais avec quelques effets spéciaux d'une rare finesse.

Il a fait fondre et battre mon petit cœur de midinette tout en offrant à ma curiosité cinéphile une histoire dont on ne sait jamais où elle va nous emmener, pleine de rebondissements qui s'inscrivent harmonieusement et avec de plus en plus frémissements, dont on sait encore moins comment elle va aboutir sans foncer droit dans le mur. Léo Karmann réussit à boucler son histoire, son conte féérique de façon bouleversante et follement romantique. Qu'il continue à nous raconter des histoires car il est manifestement doué pour ça. A l'écrit (il a co-écrit le scenario avec Sabrina B. Karine) comme à l'oral car, présent à l'issue de la projection, il nous régale d'anecdotes avec beaucoup d'humour et d'enthousiasme.

Adeptes de la vraisemblance, passez votre chemin, mais tant pis pour vous. Ignorer ce bijou de folie et de douceur qui n'élude pas deux ou trois scènes violentes et de grandes douleurs morales serait vraiment dommage. Le réalisateur parvient à nous faire vivre plusieurs drames sans jamais céder au chantage à l'émotion. Je me suis demandée et je ne suis pas la seule (un jeune spectateur dans la salle a pris la parole, il était bouleversé après le film, il avait le cœur brisé et comblé, car ce sont les effets que provoque le film) comment il était d'ailleurs possible de raconter une histoire parsemée d'évènements aussi tristes, dramatiques sans que jamais on ne soit anéanti. Sans doute parce que comme dans la réalité vraie, quoiqu'il arrive, la vie continue. Mais ici, même si elle est cruelle, elle est aussi magique. Et aussitôt je pense à cette carte qui décore mon frigidaire :

la vie est belle, on n'a pas dit qu'elle était facile

Le film l'illustre. Mais ne croyez pas qu'il soit sombre. Au contraire, il est lumineux et brille de douceur et d'espérance.

Dès les premières minutes plusieurs thèmes se confondent et s'entremêlent. On trouve un enfant, Simon, que personne ne veut adopter mais qui a des pouvoirs magiques qu'il ne révèlera qu'à Madeleine gravement malade et en attente de greffe et Thomas dont les parents accueilleront Simon pendant un week-end. Avant le drame. Les trois enfants sont exceptionnels. Dès les premières minutes on les suit, on fonce comme eux tête baissée. Ils sont comme tous les enfants de cet âge mais tellement différents aussi. Irrémédiablement et involontairement liés par un secret et des sentiments indéfectibles, à tout jamais.

Hommage non dissimulé à Spielberg et plus particulièrement à E.T., on plonge directement à hauteur d'enfant dans un monde chaleureux et bienveillant où les enfants sont choyés, aimés, au centre des préoccupations des adultes qu'on ne voit d'abord, comme dans E.T. que partiellement. Et puis il y a la chambre de Thomas, quasi réplique de celle d'Eliott, avec son foutoir tellement vivant, ses petites lumières, et la forêt alentour source de jeux et de frayeurs, les lampes torches des adultes qui recherchent un enfant égaré, une maison au bord d'une falaise, sublime sans être tape à l'œil, un phare mystérieux, la mer toujours à l'horizon... Et le pouvoir de Simon qui sera également au cœur de l'intrigue. Sans compter que l'histoire d'amour contrariée, sublimée, remuera les plus fleurs bleues (dont je suis).

C'est un film fantastique, dans tous les sens du terme et il est français. Il ne ressemble à aucun autre, même s'il s'inspire du cinéma qui a bercé les réalisateur et scénaristes dans leur enfance. Les références sont évidentes mais respectueuses et jamais écrasantes. La lumière est belle.

J'ADORE CE FILM et je vous encourage à partager mon enthousiasme, ma joie et mon bonheur de découvrir de telles pépites.

Il ne faudrait rien en savoir pour y goûter davantage, être surpris, déroutés parfois, enchantés toujours et s'attacher très forts aux personnages. Enfants comme adolescents, le casting est une grande réussite. Et même les parents sont formidables. Emmenez-vos ados et vos enfants aussi (pas en dessous de 9 ou 10 je pense, l'âge des personnages de la première partie).

Le dernier quart d'heure est un véritable thriller où le rythme cardiaque s'accélère encore un peu. Jusqu'au final qui laisse anéanti et le cœur pourtant empli d'amour.

Oui on voit ce film le cœur battant ! Vous êtes prévenus.

Léo, Sabrina, Martin, Benjamin Voisin, Camille Claris, Nicolas Wanczycki, Julie-Anne Roth, Albert Geffier, Simon Susset, Vicky Andren : BRAVO et merci.

L'équipe du film existe, je l'ai rencontrée :

de droite à gauche Martin Karmann (frère et fils de), Camille Claris (Madeleine dans le film), Sabrina B. Karine (co-scénariste), Léo Karmann (frère et fils de), Gaël Labanti mon ange gardien, directeur artistique d'Annonay (et Mâcon)

annnonay 2020 - la derniÈre vie de simon  cinéma

annnonay 2020 - la derniÈre vie de simon  cinéma

Commentaires

  • Il n'est pas programmé chez moi pour le moment. Je vais surveiller les prochaines semaines.

  • Ah dommage !

  • Ah merde,je l'avais mis au programme de ce soir mais je vais finalement voir "Adam". Je vais y aller jeudi alors, en espérant qu'il sera encore au programme car en effet il a assez peu de salles mêmes à Paris :(

  • Annule Adam, on l'a vu mille fois.

  • Va voir Adam Et la dernière vie de Simon. Dans Adam beaucoup aime les moments de partage sur la pâtisserie orientable. Et je relaie m'enthousiasme de Pascale pour la dernière vie de Simon...

  • Vu hier a Nancy. Bons moments entre soucis du quotidien et 4ème dimensions. !

  • Nonnnn ! Juste moins prolixe ( dans le bon sens du terme)...

  • :-)

Écrire un commentaire

Optionnel