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ANNNONAY 2020 - JUMBO

de Zoé Wittock *

Film en compétition (Belgique)

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Avec Noémie Merlant, Emmanuelle Bercot, Bastien Bouillon, Sam Louwyck

Jeanne, une jeune femme timide, travaille comme gardienne de nuit dans un parc d’attraction. Elle vit une relation fusionnelle avec sa mère, l’extravertie Margarette. Alors qu’aucun homme n’arrive à trouver sa place au sein du duo que tout oppose, Jeanne développe d’étranges sentiments amoureux envers Jumbo, l’attraction phare du parc.

Parfois le fantastique et le merveilleux ça passe au-delà de toute espérance. D'autres fois ça ne passe pas du tout. Vous l'avez compris, pour ce film, ça n'a pas "pris" sur moi et bien sûr je le regrette. Je suis partante pour toutes les bizarreries et étrangetés possibles à condition, encore une fois, de pouvoir entre autre m'attacher au(x) personnages(s). Je me souviens de Christophe Lambert, amoureux fou de son porte-clé. C'était normal et on s'attachait également au porte-clé. Ici, les personnages sont tous caricaturaux et pas très intéressants malgré leurs traumas et tempéraments très marqués, la fille renfermée, la mère vulgaire et nympho, le vague petit ami, le nouvel amant de la mère très compréhensif voire psychologue familial à ses heures… (formidable Sam Louwyck). Il faut dire qu'ils ne sont pas aidés par des dialogues très pauvres et d'une grande banalité.

J'aurais aimé me laisser emporter par l'improbable histoire d'amour entre une fille solitaire un peu fêlée et une machine gigantesque qui clignote la nuit. Les images de la bestiole d'acier sont d'ailleurs très jolies. Par contre, les scènes de jouissance sont grotesques. Lena astique les loupiotes de son amoureux en lui crachant dessus, elle se frotte nue contre lui, elle respire fort lorsque la machine vibre et le chéri gicle de l'huile noire dont elle se couvre… Mouais.

Le final touche le fond du ridicule quand la mère barjot décide d'entrer dans le délire de sa fille. Emmanuelle sans se cantonner voire apprécier ce genre de rôle déjanté, hystérique et vulgaire. Je l'aime tellement en tant que réalisatrice que je suis peinée de ses choix d'actrice.

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