Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

AFTER YANG

de Kogonada **(*)

5246618.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Avec Colin Farrell, Jodie Turner-Smith, Malea Emma Tjandrawidjaja, Justin H. Min

Comme beaucoup de familles dans ce futur proche, Jake et sa femme Kyra possèdent un androïde domestique ou technosapiens. Le leur se prénomme Yang et a pour fonction d'être un frère aîné pour leur fille Mika qu'ils ont adoptée.

La petite est d'origine chinoise et son robot qui est plus qu'un frère, un ami, un confident a également une apparence asiatique pour permettre à Mika de garder le contact avec ses origines. Notons, ce qui n'est sans doute pas à négliger, que le père est blanc et la mère noire. Le futur est cosmopolite, transnational et multicuturel.

Lors d'une séance de danse, un concours télévisuel où les familles de 4 personnes se livrent à une chorégraphie électrisante et sont peu à peu éliminées (la seule scène énergique très réussie en total décalage avec le reste du film) Yang est victime d'un bug informatique. Malgré plusieurs tentatives, Jake ne parvient pas à le réactiver et doit le porter en réparation. Hélas il découvre que ce n'est pas si simple car Yang est un produit reconditionné. L'équilibre de la famille est suspendu à la survie de Yang.

Le réalisateur a apporté tout le soin possible à l'ambiance, à l'image et à l'éclairage de son film. Tant mieux et dommage car à force d'enfermer tous les personnages dans un univers cotonneux et aseptisé, tout est en ordre et à sa place dans la maison, pas une parole plus haute que l'autre n'est prononcée, les conversations sont feutrées... il place le spectateur dans un cocon brumeux où il risque de somnoler un peu. Un tantinet soporifique, le film, très beau, très lent et très mélancolique ressemble à de la SF sans budget tout en lumières et transparences et me semble un tantinet élitiste. J'ai trouvé que l'étude de la mémoire de Yang était uniquement exploitée d'un point de vue dramatique, que la prétendue réflexion sur le deuil et la famille ne volaient pas bien haut malgré les tentatives de profondeur et puis la gamine fait partie des petites actrices assez insupportables.

Mais en plus de la beauté indiscutable du film, de sa musique il y a surtout Colin Farrell, à la recherche de Yang et en quête de son Yin, absolument étonnant dans un contre emploi total, ou en tout cas dans un registre qu'on ne lui connaissait pas. Fabriquant de thé totalement hermétique au sens du commerce, il trimballe tout au long du film un spleen zen assez communicatif (je ne sais comment expliquer, il est... apaisant).

Pour lui, pour l'image et la musique...

goodnight soldier de hiner saalem,cinéma,galyar nerway,dilin doger,alend hazim,after yan de kogonada,colin farrel,jodie turner-smith,malea emma tjandrawidjaja,justin h. min

Commentaires

  • Esthétiquement très élégant, mais le fond est vain et inepte. Les humains le sont aussi peu que leur droïde, action/réaction trop robotique et donc si peu naturel que cela empêche toute émotion. Dommage...

  • Tout cela est en effet très mou. Mais belle image et belle prestation de Colin.

  • Alors moi ce film m'a cueillie au cours de la scène entre Yang et l'épouse. Leur conversation sur ce qui fait le souvenir et l'humanité m'a bouleversée. Et j'en garde un doux souvenir, ce film est beaucoup plus profond qu'il n'y parait.

  • Je pensais avoir inventé le handicap de l'hyper sensibilité/émotivité mais tu me bats :-)
    Cette conversation ne m'a pas touchée. J'ai trouvé la mère froide.

Écrire un commentaire

Optionnel