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LES SURVIVALISTES de l'été

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Quelques mots avant de vous abandonner quelque temps.

VESPER CHRONICLES de Kristina Buozyte et Bruno Samper  ****

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avec Raffiella Chapman, Eddie Marsan, Rosy McEwen

C'est fait, la 6ème extinction de masse a pratiquement eu lieu. Il ne reste sur terre que quelques privilégiés qui vivent dans des citadelles. Ils ont créé des jugs, robots vaguement humanoïdes qui leur servent d'esclaves. Les inégalités sociales n'ont pas disparu. La plèbe survit comme elle peut aux alentours de bois et de marécages insalubres peuplés de rares plantes carnivores ou vampires. Les animaux ont complètement disparu. Dans cet environnement hostile survit Vesper qui partage une cabane avec son père. L'homme survit miraculeusement à de graves blessures grâce à une multitude de tuyaux qui le maintiennent en vie. Un drone lui permet de communiquer avec sa fille.

Vesper passe ses journées à essayer de trouver de la nourriture dans la gadoue et à s'opposer à son oncle qui s'est déclaré chef d'une communauté qu'il exploite en vendant le sang des enfants contre des graines, voire plus pour repeupler la planète... (mais ce n'est pas clair). Malgré ses 13 ans, la jeune fille a développé des talents de généticienne qui lui permettent d'étudier l'ADN des organismes encore vivants. Lorsqu'un vaisseau venu de la citadelle s'écrase près de chez elle Vesper recueille Camillia seule survivante du crash et pense que cette rencontre va lui sauver la vie.

Il faut savoir que les crevures de la citadelle ont créé une plante destinée à ne produire qu'une seule récolte obligeant les pauvres a en acheter chaque année. Vesper essaie de trouver le chaînon manquant. Si j'ai bien compris...

Aux commandes de cette dystopie très très sombre, un couple européen. Elle est lituanienne il est français. Et c'est une réussite bluffante quand on sait qu'ils n'ont pas eu recours aux écrans verts, que le film a été tourné pour la plus grande partie dans des décors naturels. Le résultat est absolument somptueux, même si l'atmosphère ténébreuse est la plupart du temps inquiétante. Preuve qu'il n'est pas nécessaire de créer de multiples engins sophistiqués (même s'il y en a quelques uns), de proposer un être aux pouvoirs surnaturels qui sauverait la planète pour réussir un film d'anticipation passionnant et souvent même envoûtant. Le film a un grand pouvoir immersif peut-être amplifié par les dérèglements que nous connaissons aujourd'hui et nous force à nous interroger.

Il n'en demeure pas moins un spectacle aux images impressionnantes, qui s'impriment sur la rétine. Un monde cauchemardesque bien sûr où seuls les plus débrouillards, et notamment une petite jeune fille, survivent (et on ne peut que penser à Miyazaki) mais bercé de quelque espoir.

Visuellement magnifique, audacieux, peut-être sombrement prophétique et porté par une jeune actrice étourdissante, Rafiella Chapman.

Un des films de cet été.

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LA OU CHANTENT LES ECREVISSES d'Olivia Newman °°

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Avec Daisy Edgar-Jones, Taylor John Smith, Harris Dickinson

Synopsis : Kya, une petite fille abandonnée, a grandi seule dans les dangereux marécages de Caroline du Nord. Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur la Fille des Marais de Barkley Cove, isolant encore davantage la sensible et résiliente Kya de la communauté. Sa rencontre avec deux jeunes hommes de la ville ouvre à Kya un monde nouveau et effrayant ; mais lorsque l'un d'eux est retrouvé mort, toute la communauté la considère immédiatement comme la principale suspecte. À mesure que la vérité sur les événements se dessine, les réponses menacent de révéler les nombreux secrets enfouis dans les marécages.

ACHTUNG ! JE SPOILE AGAIN.

Contrairement au film du dessus, celui-ci a plutôt tendance à prendre le spectateur pour un con. Aussi lumineux que l'environnement de Vesper est sombre. La petite Kya vit une relation fusionnelle avec sa mère. Mais son père bat la maman qui fuit le domicile conjugal, abandonnant sans se retourner ses enfants. Les autres frères et soeurs finissent par fuir et laissent Kya aux mains du père violent. Dans ses accès de bonne humeur, il apprend à pécher à Kya. Puis il part sans laisser d'adresse. La gamine doit avoir à peine dix ans quand elle se retrouve seule dans la cabane au fond des bois. Personne ne se préoccupe de son sort sauf pour se moquer d'elle ou l'empêcher d'aller à l'école. On ne sait comment les années passent et qu'elle parvient à survivre sans eau, sans électricité et sans argent. Mais un gentil garçon va lui apprendre à lire et à écrire. Jusque là elle n'avait qu'un talent certain pour le dessin. Et comme elle est en contact depuis toujours avec la nature et qu'elle l'aime, elle devient une naturaliste de talent (sans quitter sa cabane) qui impressionnera un éditeur qui l'éditera. Ce qui est très utile pour payer les impôts fonciers. Pour le reste Kya est une victime parce qu'elle est différente (bof) et qu'elle attire un garçon pas toujours animé de bonnes intentions. Et le film n'est alors plus qu'une bluette sentimentale à l'eau de rose. Alors que le livre doit être un peu plus romanesque et centré sur le procès qui livre la pauvre Kya en pâture à la méchanceté humaine. La réalisatrice s'attarde un peu trop sur les idylles de la sauvageonne, toujours tirée à quatre épingles (de quoi vit-elle ? comment peut-elle changer de vêtements à chaque scène ? comment se nourrit-elle ?) et sur la beauté des paysages des marais jamais filmés comme dangereux. Puis le frère resurgit. Les parents sont morts, la belle ne réagit à rien.

Ne me remerciez pas de vous faire économiser un ticket de cinéma. Mais si vous voulez vous ennuyer pendant deux longues heures...

Dommage pour la merveilleuse Daisy Edgar-Jones qui m'avait fait forte impression dans la série bouleversante Normal people que je vous recommande vivement. Elle était diffusée sur Arte.

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Commentaires

  • Vesper Chronicle me tentaient déjà beaucoup...

    Là où chantent les écrevisses... Tu as lu le roman ? immense succès critique littéraire... Mais pour une fois pas lu... (et donc pas vu, non plus)

    PS : j'ai du louper la chronique sur Grease ?... ;-)

  • Oui fonce voir Vesper. On a envie de la prendre dans ses bras et de la protéger.

    Oui un best seller ces écrevisses. Pas lu non plus mais le livre ne peut qu'être meilleur.

    Ton PS m'échappe. Ça m'embête.

  • Je sais bien que tu étais en vacances... Et qu'Olivia Newton-John ne t'a pas attendu... mais tout de même... ;-) Et comme j'ai une tendresse mélancolique toute particulière pour Grease, j’espérai que tu y glisses un petit mot... Tant pis pour moi. Je me rematerai le film, sans même attendre ton approbation...

  • Désolée de t'avoir déçu. J'aurais vraiment peu de choses à dire d'Olivia même si je suis allée voir cette niaiserie de Xanadu pour elle, après Grease (et un peu pour Gene Kelly) et qu'elle y était tout aussi charmante.
    Grease c'est sans modération.

  • Chronicle fesait parti de ma.programmation future.. Les écrevisses non.!
    Si ton départ est dû à de bonnes raisons ( vacances), profites en bien.
    Le ps parle sans doute de l'absence d un petit billet suite à la mort d Olivia NJ... ?

  • Oui, en relisant j'ai compris le PS :-)
    Et oui c'étaient des vacances, GENIALES !

  • "Les écrevisses" tu sais déjà ce que j'en pense ! Le premier, je n'aurais pas eu spécialement envie de me lancer, mais vu ce que tu en dis, c'est à réfléchir .. si toutefois mes cinémas chéris le programme à leur ouverture (inauguration le 6 Septembre, en présence d'Emmanuel Mouret qui sort un nouveau film).

  • ça approche, ça approche ! :-)

  • J'ai bien aimé "Vesper". C'est sombre et boueux, au propre comme au figuré. Au niveau de la forme, le film prouve qu'il n'est pas nécessaire de disposer d'un gros budget effets spéciaux pour parvenir à créer une ambiance post-apocalyptique crédible.

  • Je suis d'accord, sombre et boueux. Et surprenant.

  • "Vesper"... Très beau esthétiquement mais une dystopie qui reprend le cahier des charges trop à la lettre. Bien fait mais convenu

    "Là où..." ... un téléfilm de luxe pour aprem ou soir pluvieux, trop scolaire pour marquer les esprits

  • Vesper est plus que beau esthétiquement.
    Là où... raté de la première à la dernière image.

  • Avec la rentrée, je sens que je m'éloigne peu à peu du grand écran. ce ne sont pourtant pas les films qui manquent. Ce "Vesper" m'a l'air un peu plus intéressant que ce que ne laissait paraître la bande-annonce. Je l'ai laissé filer. Tant pis.

    Sinon, tu nous abandonnes définitivement ou bien ?

  • Ah oui, Vesper est typiquement le genre de film que je t'encourage à découvrir et qui te plairait.

    Retour de vacances et grosse difficulté à reprendre le fil de mes idées. Comme d'hab'.

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