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JE SUIS LA BÊTE

d'Anne Sibran, mis en scène Julie Delille

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Immersion totale, inédite et inattendue pour ce "Je suis la bête", texte puissant d'Anne Sibran mis en scène, porté, incarné, vécu par Julie Delille. La directrice comédienne du Théâtre du peuple de Bussang se transforme sous nos yeux en enfant sauvage. L'expérience commence ainsi : le public plongé dans l'obscurité dès son entrée dans cette salle paquebot à l'odeur incomparable de sous bois, accompagné dans le noir par les bénévoles, s'installe et attend sans rien voir. Lorsque le silence total est atteint sans que personne ne le sollicite, une voix enfantine s'élève :

"Un jour, ils m’ont poussée dans un placard, puis ils ont refermé la porte. Et je ne les ai jamais revus. Ni la femme qui m’a sortie de son ventre. Ni l’homme qui me portait un peu. Est-ce que j’avais crié trop fort ? Ou peut-être ils ne pouvaient plus me nourrir. S’il n’y a qu’une chose de sûre, c’est qu’ils m’ont oubliée."

Le reste est une plongée terrifiante et bouleversante dans un conte horrifique et lumineux où une enfant de deux ans élevée par une chatte survit dans une forêt. Cette forêt idéale et cauchemardesque finit par se révéler comme pour chaque spectacle en fond de scène dans une brume quasi irréelle sublimée par une mise en scène impressionnante où le noir, le sombre, l'obscurité s'accompagnent de sons, de bruits, de craquements.

La lutte permanente de l'enfant animée d'un instinct de survie incontrôlable secoue, effraie, impressionne un public en apnée.

Seule sur scène, la frêle et solide Julie Delille parée d'une chevelure interminable, se métamorphose sous nos yeux, avec pour seuls artifices que cette pénombre, quelques voiles noirs, un peu de fumée, perd la station debout, se déplace à quatre pattes, se nourrit d'animaux, chasse, se bat seule contre la peur, la faim, le froid et des prédateurs invisibles jusqu'à retomber dans les pattes du plus terrible d'entre tous : l'homme.

Difficile de ne pas penser à Victor l'enfant sauvage de l'Averyron.

Le final bouleversant cloue littéralement le public sur son inconfortable banc, dans un silence spectaculaire.

Une expérience insolite, inoubliable, d'une intensité folle.

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Chaque année en été, ce théâtre unique au monde propose deux pièces. Une en après-midi, l'autre en soirée. Je m'y suis donc rendue comme chaque année. Deux fois. En juillet, j'ai vu Le roi nu d'Evgueni Schwartz. Super spectacle parfois hilarant, une super troupe et un comédien DÉMENTIEL, Manuel LeLièvre (qui finit comme le titre l'indique). Salle comble, public conquis, lieu de rêve. La routine...

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Hamlet en 2022,

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Cyrano en 2023 (deux fois)...

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